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Blue Maqams

Par
 © ECM
© ECM
© Radio France
Blue Maqams
Django Bates, Jack DeJohnette, Dave Holland, Anouar Brahem
Label ECM
Sortie novembre 2017

Toujours à la croisée du jazz, de la musique classique et de la tradition arabe, l'oudiste sort un 13ème album lumineux et apaisant.

Le compositeur et spécialiste de l’oud Anouar Brahem est un des musiciens les plus créatifs de la Tunisie. Il aime arpenter les territoires du jazz, de la musique indienne, du flamenco et des traditions musicales de son pays natal. Il sort l’oud de son rôle d’accompagnement et le place en position de soliste. Son dernier album Blue Maqams  enregistré aux Studios Avatar de New-York est sorti en octobre 2017. Le titre évoque l'apaisement et aussi ces "genres de bleu" (kind of blue) qu’affectionnent les musiciens de jazz. Pour porter sa musique élégante et onirique Anouar Brahem a fait appel à d’immenses musiciens de jazz, le pianiste subtil et merveilleusement lyrique Django Bates et le contrebassiste Dave Holland qui, avec le batteur Jack DeJohnette, forment une rythmique de rêve, très complice depuis leurs premières collaborations au sein des groupes de Miles Davis.

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Depuis 30 ans, Anouar Brahem travaille avec Manfred Eicher, fondateur du prestigieux label ECM , à qui il fait une confiance aveugle. Le producteur allemand a une écoute très fine et une conscience aigue de l’identité de chaque oeuvre.* "Sa présence et son écoute ne changent jamais la nature de la musique, mais elles en font ressortir les qualités"*, dixit Anouar Brahem.

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Parfois, les «erreurs musicales» sont plus intéressantes que de vouloir être trop propre et stérile. Manfred Eicher

Anouar Brahem est né à Halfaouine, dans la médina de Tunis. Il a débarqué à Paris au début des années 80. De sa formation classique au conservatoire et de son apprentissage personnel, il tire sa connaissance impressionnante des "Maqâmât", un système extrêmement riche de modes dans lequel la musique arabe s'enracine. Son ambition première était de devenir un bon interprète de la tradition mais plus tard, lorsqu’il a commencé à composer, il est allé vers des choses qui transgressaient ce qu’il avait étudié. Le champ d’expérimentation extraordinaire du jazz l'a particulièrement séduit.

Anouar Brahem - Photo de Marco Borggreve / ECM Records
Anouar Brahem - Photo de Marco Borggreve / ECM Records
© Radio France

Ses compositions mêlent modernité et tradition, Orient et Occident et composent un langage d’une beauté rare fondée sur l'histoire compliquée des deux continents. Après *Souvenance * (2015), enregistré avec un orchestre à cordes, pour Blue Maqams  Anouar Brahem revient au quartet.

C’est d’abord l’envie de mêler de nouveau les sonorités de l’oud et du piano qui s’est cristallisée, bientôt suivie du désir (et de la gageure !) d’associer  
à cette combinaison instrumentale fragile, toujours un peu délicate à mettre en place dans ses équilibres et ses dynamiques, une véritable section rythmique de jazz. Anouar Brahem

Sa musique riche d'intériorité n'a jamais été aussi sereine. Le travail minimaliste effectué sur les partitions et la sobriété des arrangements ont fait naître un album dépouillé et intemporel qui a la beauté du frisson. Aucune démonstration, aucune fioriture, il s'agit là d'aller à l'essentiel. ​Le son tout simplement magnifique et l'univers envoûtant d' Anouar Brahem portent celle, celui qui l'écoute en apesanteur vers une humanité où l'on se surprend à croire que tout est possible. Si l'oud est l'instrument du Tarab qui signifie l'émotion poétique et musicale, celui d'Anouar Brahem nous mène bien à l'extase.

Concerts :
 23/3/18 à la Comète à Châlons en Champagne
 8/4/18 à la Philharmonie de Paris
 9/4/18 à Blagnac