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"Alefa Madagascar", les trésors musicaux malgaches des années 70.

Falafa dans la compiltaion "Alefa Madagascar"
Falafa dans la compiltaion "Alefa Madagascar"
- Strut Records

Une compilation de 18 titres rares de salegy, soukous et soul-folk qui nous plonge dans l'effervescence musicale de la Grande Île de 1974 à 1984.

Après Soul Sok Séga ou Oté Maloya, le label anglais Strut Records continue d'exhumer les pépites musicales oubliées de l’Océan Indien. Compilé par les DJs réunionnais La Basse Tropicale et le producteur et directeur artistique mauricien Percy Yip Tong, Alefa Madagascar est le témoin de cette nouvelle génération d’artistes qui, dans les années 70, va s'affranchir des productions africaines et occidentales grâce à des labels locaux comme Kaïamba de Charles Maurin Poty ou Discomad de Jean-François de Comarmond.

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Une époque de liberté et d'espoir où les instruments électriques, guitares et orgues, vont progressivement remplacer les instruments traditionnels favorisant l'émergence d'interprétations modernes de la grande diversité musicale traditionnelle de l'ancien protectorat français comme le salegy, une danse locale au tempo rapide inspiré par les chants traditionnels antsa du Nord et de l'ouest de Madagascar.

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Jean Kely & Basth
Jean Kely & Basth
- Strut Records

Alefa Madagascar met en valeur la richesse de la musique malgache alors à son apogée : Mama de Roger Georges et Andosy Mora de Jean Kely & Basth illustrent l’énergie brute du salegy ; l’influent groupe Los Matadores combine percussions militaires et orgue Hammond soul sur le classique Andeha Hanarato ; Izahay Mpamita de Mahaleo prouve la puissance folk de la formation, dont la voix s’élève en plein rotaka  (protestations sociales) des agriculteurs et étudiants en 1972 ; tandis que  Terak’ Anosy Group valorise l’imparable groove de la guitare congolaise. L’époque a ouvert la voie à de nombreuses figures de la musique malgache, dont Jaojoby, D’Gary et Lego.