Brad Mehldau revisite "I Am The Walrus" des Beatles

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Brad Mehldau revisite "I Am The Walrus" des Beatles

Par
Brad Mehldau
Brad Mehldau
- Elena Olivo

Le pianiste de génie dévoile une performance inédite d'un des titres de son album "Your Mother Should Know : Brad Mehldau Plays The Beatles", attendu le 10 février.

On le sait, l’ovni du piano jazz ne reste jamais cantonné à son domaine de prédilection. Il adore revisiter les titres de la pop ou du rock : Nirvana, Oasis, Radiohead, Paul Simon, Nick Drake, Jeff Buckley .... et surtout les chansons des Beatles qu'ils joue volontiers sur scène en solo ou en trio. Parmi ses disques préférés, il cite notamment Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band et The White Album. Son nouvel album Your Mother Should Know : Brad Mehldau Plays The Beatles s'ouvre sur une interprétation de l'incompréhensible I Am the Walrus (Je suis un morse) de Lennon (album Magical Mystery Tour), inspiré par l'œuvre de Lewis Carroll, De l'autre côté du miroir et plus précisément du titre Le Morse et le Charpentier.

« I Am The Walrus, explique le pianiste, s’ouvre sur cette introduction, qui d’emblée est assez étrange, sur le plan de l’harmonie. On peut entendre cette progression… la majeure partie est une gamme descendante dans sa totalité. C’est quelque chose qu’on pourrait entendre dans la musique impressionniste. On ne l’entend pas dans la musique classique ancienne, et on ne l’entend certainement pas trop dans la musique pop. » :

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Sur cette vidéo enregistrée au Village Vanguard à New York, Brad Mehldau revisite I Am The Walrus avec une joyeuse complexité qui le rend fluide. Mention spéciale pour le final étourdissant qui s'éloigne du thème. « Je me souviens de l’avoir entendu enfant et je ne l’aimais pas. Je le trouvais dérangeant. Bien sûr, mon appréciation a évolué au fil des années, » explique t-il, ajoutant avoir toujours été frappé par les bizarreries de la musique des Beatles, que se soit au niveau de l'harmonie, de la construction des chansons et même dans les textes parfois énigmatiques.

« Et par-dessus ça, vous avez cette petite mélodie qui s’enroule autour. Dès le début, c’est une introduction qui dit ‘Ok, cette chanson n’est pas comme les autres.’ Elle continue depuis ce point d’entrée avec la narration de John, qui est en quelque sorte Dadaiste, enchaînant ensemble ces phrases dont le sens est laissé à notre libre interprétation, nous les auditeurs. »

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C'est donc les airs de Beatles les plus étranges, qu'il a choisi de "peaufiner", enregistrés en septembre 2020 à la Philharmonie de Paris, I Am The WalrusYour Mother Should KnowI Saw Her Standing There, For No One, Baby's in Black, She Said, Se Said, Here, There and Everywhere, If I Needed Someone, Maxwell's Silver Hammer, Golden Slumbers et pour clore ce magnifique voyage, Life on Mars de David Bowie qui établit un lien entre les Beatles et les auteurs-compositeurs pop qui ont suivi.

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