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"Chiac Disco", les paillettes libératrices de Lisa LeBlanc

Par
Lisa LeBlanc - Photo Annie-France Noël
Lisa LeBlanc - Photo Annie-France Noël
- Annie-France Noël

Dans un cocktail aussi improbable que jubilatoire d'orchestrations disco-funk et de chansons en chiac, l'artiste acadienne réveille nos sens avec un quatrième album exaltant.

Découverte il y a tout juste dix ans avec le "folk-trash" son premier album, la girl-power de Rosaireville, une petite commune de la province du Nouveau-Brunswick au Canada, nous avait laissé en 2016 avec l'album Why You Wanna Leave, Runaway Queen?, un road-trip musical détonnant entre folk, blues cajun, bluegrass et rock. Comme une réponse à la période pandémique décidemment bien trop terne,

Lisa LeBlanc s'inventait en 2020 un alter ego bingokitsch, Belinda, glissant ses textes avec humour sur les hymnes disco du EP It’s Not a Game It’s a Lifestyle. Un tour de chauffe pour l'arrivée, le 18 mars, de son nouvel album Chiac Disco coréalisé avec son complice Benoît Morier et enregistré chez elle, quelque part entre le salon et le sous-sol.

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Délaissant la langue anglaise utilisée sur ses deux derniers album, Lisa LeBlanc revient au chiac, une variété du français acadien, pour partager ses reflexions, aussi drôles et sensibles que sans concession, sur la société moderne. Avec des orchestrations et des arrangements dignes des meilleures productions des années 60 et 70, l'auteure et compositrice nous embarque, avec ses musiciens Mico Roy, Benoît Morier et Léandre Bourgeois, dans un univers pétillant et libérateur où le glamour rencontre la ruralité, ou l'énergie flamboyante et pailletée du disco-funk se mêle à la douceur de cordes mélancoliques.

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Ainsi Lisa LeBlanc signe un hymne disco anatolien à la procrastination (Pourquoi faire aujourd’hui) ou s’intéresse à notre rapport à la productivité en alternant rythmiques funk et envolées de cordes (Entre toi pi moi pi la corde de bois) avant de se livrer, vulnérable, sur la ballade romantique Me semble que c'est facile. L'album est un bal festif aux mille couleurs, mettant de côté les plaisirs coupables, un disque groovy au-dessus duquel planent les fantômes bienveillants de Lee Hazlewood, William Onyeabor, James Brown ou Chic.