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El Khat affine son groove yéménite sur "Aalbat Alawi Op.99"

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Eyal el Wahab - EL Khat / Photo Matan Caspi
Eyal el Wahab - EL Khat / Photo Matan Caspi
- Matan Caspi

Eyal el Wahab et son quatuor cosmopolite publient un deuxième album, un hommage vibrant et parfaitement orchestré aux racines yéménites du leader.

Enfant de la diaspora yéménite qui a grandi à Tel Aviv Jaffa, en Israël, Eyal el Wahab a fait ses débuts au sein du Jérusalem Andalucian Orchestra en tant que violoncelliste avant de plonger dans la culture musicale de ses racines et de fonder la formation EL Khat. Charpentier et musicien autodidacte, il perpétue l'art de la récupération de son pays d'origine en fabriquant ses instruments. "Les gens jouent simplement sur une boîte de conserve là-bas. Ici, les gens jettent des choses, des trésors ou des bric-à-brac, et je les transforme" explique le compositeur et arrangeur du groupe qui en 2019 sortait l'album Saadia Jefferon, une réimagination funky et psychédélique de chansons traditionnelles yéménites.

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Malgré la crise sanitaire, Eyal el Wahab a réussi à réunir, non sans mal, un chœur et son quatuor dont les membres viennent d'Irak, de Pologne, du Maroc et du Yémen pour enregistrer les douze titres de son nouvel album Aalbat Alawi Op.99. Une œuvre cette fois composée de titres originaux et guidée par le regard de l'artiste vers le passé de sa famille et vers le monde qui se trouve à l'extérieur comme sur le premier titre, Djaja, où il chante "Du Yémen et au-delà de l'Amérique / Nous sommes tous ensemble et je suis seul".

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"C'est un peu comme la musique pop, où l'âme c'est quatre accords et une mélodie. La différence est dans l'expression" explique le leader. Le groove enivrant porté par la basse et les percussions se mêle avec finesse aux instruments mélodiques et au chœur, aux riffs de guitare, aux cordes et aux cuivres pour un hommage profond à ce pays toujours meurtri par la guerre et une terrible famine.

Un album plus personnel qui revient constamment sur la patrie de sa famille dans la péninsule Arabique. "Je n'ai pas de message", rajoute l'artiste, "Je veux juste être plus proche de mes racines, mieux m'exprimer. Et le concept d'utiliser ce dont les gens n'ont pas besoin est vital. Une boîte de conserve est si importante pour moi. Ce n'est pas une poubelle".

L'album "Aalbat Alawi Op​.​99" sort le 25 mars sur le label Glitterbeat.