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Eurosonic 2015 : les groupes qu'il ne fallait pas rater cette année

 © Bruno Chabert /RF
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© Radio France - Bruno Chabert

Cette nouvelle édition du festival hollandais a tenu toutes ses promesses artistiques. Tour d'horizon des valeurs montantes défrichées par FIP cette année et qui feront l'actualité musicale en 2015.

On a aimé arpenter la ville de long en large, on a aimé (presque) toutes ces salles de concert, ces clubs parfois un peu cachés. On a aimé croiser des gens venus de Finlande, d’Islande, de Belgique, de Bulgarie, d’Angleterre, d’un peu partout en fait… On a aimé ces disquaires, on a aimé les éclaircies, on a aimé les petits burgers au poulet, engloutis en marchant sous la pluie entre deux concerts, on a aimé le calme de la ville, malgré la horde de groupes et de festivaliers. On a aimé la gentillesse des gens du coin, et puis on a aimé ce fromager fabuleux, à quelque pas des clubs…

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Bref, on a aimé beaucoup de choses, mais, surtout, on a aimé des groupes, des artistes ! Evidemment, il était impossible de voir les 300 concerts proposés par le festival… Il fallait faire des choix, guidés par l’écoute d’un ou deux titres sur internet, un peu de bouche-à-oreille, un peu de hasard aussi, ou tout simplement par le nom d’un groupe. On s’est exposé parfois à quelques déconvenues (HIND -fka DEERS)… Mais on a découvert beaucoup de musiciens très intéressants.

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On a eu aussi quelques confirmations. Et puis il y a ceux, encore un peu jeunes, un peu tendres ou brouillons, qui ne se sont pas encore complètement trouvés, mais chez qui on décèle quelque chose, et qu’on a envie de suivre pour voir ce qu’ils pourraient devenir…

Petit tour d’horizon de ces groupes qui nous ont touchés, on les a découverts et dieu que c’était bon:

La claque après 3 jours de festival reste LOW ROAR. Une musique magnifique, maîtrisée et folle en même temps, où pop, folk et electro (quelques loops en fait) se mélangent continuellement. On ne s’est toujours pas remis du concert de ce trio islandais…

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Dans un tout autre genre, SOLSTAFIR  nous a fait un bien fou. Un déluge de guitares, tout en larsens et feedback. Le groupe se décrit comme faisant de « l’Atmospheric Rock ». Ok, allons-y pour cette étiquette, mais une atmosphère de déluge alors, de colère… On est plus proche du « Space Rock" d’Hawkwind ou de certains délires « Stoner" que de Pink Floyd… Look impeccable, rock-attitude parfaite, SOLSTAFIR nous a convaincus.

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Entre découverte et confirmation, les demoiselles d’IBEYI ont envoûté celles et ceux qui ont eu la chance d’assister à leur concert. La file d’attente devant la salle était incroyable. Entame A Cappella, délicatesse des arrangements et… Groove. Tout y est… Et elles sont encore tellement jeunes…

Autre très jeune groupe, le duo de Southampton (uk) DOLOMITE MINOR , a gentiment retourné l’assistance du VERA.

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Le club était plein à craquer pour voir le duo guitare/batterie offrir un concert assez impressionnant. Très en place, avec un son assez énorme, de vrais riffs, et une complicité totale entre les deux musiciens… Régalade.

Et puis il y a eu JUNIUS MEYVANT , chanteur Guitariste Folk, en concert à Groningen avec son groupe, mais que nous avons découvert en solo, guitare/voix, au cours d’un show-case. Il n’y a joué que 2 titres, mais 2 titres d’une beauté et d’une pureté totale…

On les suit depuis un moment, et on n’est pas près d’arrêter

MINA TINDLE,  diffusée depuis quelques années déjà sur FIP, a débarqué à Groningen dans la peau d’une « new-comer », d’une nouvelle tête. MINA TINDLE était à l’affiche de cette édition d’Eurosonic pour un concert le vendredi soir mais aussi pour un Show-Case le vendredi après midi, chez un chouette disquaire, Plato. Et c’est là que nous l’avons retrouvée. Ses chansons sont un enchantement, et ont superbement fonctionné auprès du public… Pas mal de dédicaces à la fin du show-case. Une confirmation.

Et puis MINA TINDLE nous a retrouvés dans un café de Groningen, pour parler d’Eurosonic:

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On avait découvert SKIP&DIE  aux Transmusicales de Rennes en 2012. Ils étaient d’ailleurs venu jouer 3 titres en Live pour FIP. On les a recroisés ici, à Groningen, où ils présentaient leur nouvel album (qui sort le 27 mars prochain). On a retrouvé tout ce qu’on aime chez SKIP&DIE : cette chanteuse gigantesque et sculpturale, cette fusion de Hip-Hop, d’Electro, d’Instruments traditionnels (Bouzouki, oui, mais avec de la satu dessus siouplé), de musique du monde (mais des 4 coins du mondes)…

Alors le concert n’était pas parfait, quelques galères de son, une boucle qui ne part pas (sur « Love Jihad »), le groupe semble (un peu) en rodage (nouvelle formation), mais malgré ça, du Groove, du charisme, des chansons assez folles… On a hâte de les revoir dans quelques semaines, quand leur tournée sera lancée…

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On attendait MOODOÏD  au tournant. Son concert aux Transmusicales de Rennes en 2013 nous avait un peu déçu, mais on sentait qu’il pouvait se passer quelque chose, et à la décharge de Pablo et de ses musiciennes (le chanteur/guitariste est entouré de 4 musiciennes- cc Prince et Jack White), c’était quasiment le 1er concert du groupe. On voulait les revoir, tout simplement parce qu’on adore leurs chansons Glam/Pop/Psychédéliques et qu’on avait pas eu l’occasion de les recroiser sur scène depuis les Trans…

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Et là, malgré une installation de 30 minutes, balances comprises, MOODOÏD a offert un concert franchement solide. Le groupe tourne bien. Le côté paillette est totalement assumé, et franchement, c'est un plaisir !!!
 L’un des très bon moments du Festival, avec, en prime pour le groupe, un super accueil de la part du public hollandais…
 On a croisé Pablo en « backstage », juste après le concert de MOODOÏD:

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Et puis, il y a ces groupes qui ont vraiment excité notre curiosité, qu’on a aimé, et qui, même s’ils sont encore un peu jeunes, un peu tendres parfois (ce qui arrive souvent sur un festival de découvertes) ont déjà quelques très chouettes chansons…

Il y a les Islandais de MAMMÚT . MAMMÚT, c’est un peu Mogwaï, qui serait composé de 3 Filles (guitare, basse, chant), 2 garçons (guitare, batterie) assez jeunes, et qui aurait envie de reprendre des morceaux de Queens of The Stone Age façon The Cure (époque Seventeen Seconds), enfin quelque chose comme ça…

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Et ça donne des morceaux assez fous. Tout n’est pas encore dingue, mais quelques titres sont vraiment à tomber. Et puis, anecdote rigolote, le grand frère de la bassiste qui est venu « filer un coup de main » au groupe de sa petite soeur… Grand frère qui se trouve être un membre de SIGUR ROS, magie de l’Islande…

Enfin, magie, pas seulement, comme l’explique ici SIGGI, ex batteur des SUGAR CUBES (mais batteur toujours en activité, avec EMILIANA TORRINI, notamment), qui est le patron de l’équivalent du Bureau Export Islandais (qui aide au développement des jeunes groupes Islandais, sur l’île comme à l’International):

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Islande encore avec l’Electro deSAMARIS, franchement pas mal mais encore un peu (trop ?) influencé par Björk. Il y aussi la Pop planante de RÖKKURRO , dont les morceaux les plus intéressants sont définitivement ceux en Islandais, et qui jouait dans une Chapelle, un lieu absolument parfait pour leur musique…

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Le groupe bulgareORATNITZA  nous a plu également, avec des sonorités dont on a pas vraiment l’habitude, même sur FIP, notamment ce chant à 2 voix aux harmonies pas franchement évidentes et qui nous touche pourtant.

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Il y a aussi le Jazz expérimental et un peu barré de BLACK FLOWERS , qui se produisait juste avant l’ORCHESTRE TOUT PUISSANT MARCEL DUCHAMP . Le Rock très (trop) Joy Division de FUFANU  (petits protégés de Damon Albarn). Un autre groupe islandais (dont le chanteur est d’ailleurs le fils de l’un des Sugar Cubes). Ils ont le son, l’attitude, pas encore vraiment les chansons. Pourtant, il y a quelques chose d’attirant chez FUFANU.

Voilà, ce sont ces artistes dont nous avions envie de vous parler, même si, évidemment, ce n’est qu’une petite sélection, et que d’autres artistes de la programmation d’EUROSONIC sont également à suivre, comme par exemple CLAP ! CLAP !, APES ON TAPES, BATIDA, SANTA FE, BIRTH OF JOY, DEWOLF, JONAS ALSKA, LE VASCO, MELANIE DE BIASIO, VÖK

Cette édition 2015 d’EUROSONIC NOODERSLAG nous prouve une fois de plus que la musique (en tout cas sur le plan de la création) se porte bien en Europe. Vivement l’année prochaine !

Best of du vendredi en images:

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