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Exclu : "Yamyam", le cri de révolte du groupe turc Lalalar

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Lalalar - Photo Ahmet Budak
Lalalar - Photo Ahmet Budak
- Ahmet Budak

Le trio d’Istanbul dévoile un nouveau titre de son premier album "Bi Cinnete Bakar", un sommet de rock mêlant l'énergie punk à la dark wave, aux sonorités électros ou au folklore psychédélique d’Anatolie.

Si des groupes comme Altin Gün, Derya Yıldırım & Grup Şimşek ou Satellites ont ravivé la flamme psychédélique du rock anatolien des années 70, la scène underground d'Istanbul, en pleine effervescence, ne se contente pas de productions rétros mais propose au contraire une musique aussi créatrice que rebelle dans la Turquie du président Erdoğan.

A l'instar de l'icône rock stambouliote Gaye Su Akyol, le trio Lalalar s'inspire de l'héritage musical de son pays pour le transporter avec une énergie punk dans un discours actuel dissonant usant de samples et de musiques électroniques ténébreuses comme de jeux de cordes du Moyen-Orient, de basse hypnotique et de riffs de guitare metal. Après sept singles et une performance explosive aux Trans Musicales, Ali Güçlü Şimşek, Barlas Tan Özemek et Kaan Düzarat présentent enfin leur premier album Bi Cinnete Bakar dont ils dévoilent aujourd'hui le titre Yamyam :

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Ali, musicien de Gaye Su Akyol et principal auteur-compositeur du projet explique : « Lala est le sage, le professeur des sultans dans l'histoire ottomane. Et en même temps, en argot, celui qui ne sait pas de quoi il parle ». Mis au pluriel par le suffixe « lar », vous obtenez Lalalar, soit "les sages" prononcé dans un ricanement punk. Le trio fondé en 2018, nous offre une chronique acerbe de la société turque et de sa politique usant de textes métaphoriques aussi sarcastiques que militants.

L'album, inspiré par les sonorités des années 80, rassemble tous les titres publiés en singles mais presque tous transformés en versions étendues et remixées qui permettent à Lalalar de s'étendre et de développer le vaste paysage sonore de son oeuvre punk et libératrice, Bi Cinnete Bakar sonnant comme un cri de révolte que l'on pourrait traduire par "tout ce qu'il faut, c'est de la folie". Un album qui sort le 6 mai sur le label suisse Les Disques Bongo Joe.

Lalalar est en concert :
le 08/06 au Hasard Ludique à Paris
le 09/06 à Tours avec Ez3kiel et Mansfield Tya
le 10/06 au Secret Place à Angers
le 11/06 à l'Iboat de Bordeaux
le 01/07 à Saint-Denis-de-Gastines
le 29/07 à Trévou-Tréguignec