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L'envoûtant Bachar Mar-Khalifé fait son cinéma

Par
achar Mar Khalifé - L a Chambre noire - Photo d'Hellena Burchard
achar Mar Khalifé - L a Chambre noire - Photo d'Hellena Burchard
- Hellena Burchard

Le chanteur et multi-instrumentiste franco-libanais sort le deuxième volume de "The End - Music for films", qui réunit sa musique composée pour le 7ème art depuis 2013.

Bachar Mar-Khalifé a sorti cinq albums studio où il chante et joue de tous les instruments. Il a aussi écrit la musique de quelques longs et courts-métrages, imprégné par celles des films de Charlie Chaplin et de Stanley Kubrick qu'il écoutait enfant. Après avoir reçu le Grand Prix Sacem et une nomination aux Victoires du Jazz pour son album On/Off enregistré au Liban avant la catastrophe de Beyrouth, Bachar Mar-Khalifé fut éligible aux Césars du cinéma pour sa B.O du film Sous le ciel d’Alice réalisé par Chloé Mazlo. La partition de piano illustre le récit nostalgique d'une jeune Suisse en exil au Liban. On en retrouve un extrait sur ce deuxième volume de The End - Music for films que l'artiste vient de sortir deux mois après sa première compilation. Le disque en écoute intégrale, comporte l'incontournable chant traditionnel libanais Yalla Tnam Nada que l'actrice iranienne Golshifteh Farahani chante en duo avec Bachar dans le film Go Home de Jihane Chouaib dont il a signé toutes les chansons. On y trouve aussi quatre titres inédits comme Utopia chanté par l'artiste syrienne Lynn Adib ou le très émouvant Terhal qui ouvre l'album, enregistré avec sa mère, la chanteuse et poétesse Yolla Khalifé :

The End - Music for films, vol. 2 inclut également de nouveaux extraits de la B.O de Layla Fourie, le film de Pia Marais et de la BO de Mes frères et moi de Yohan Manca. Avec le titre Alone et ses plages de synthétiseurs, le musicien nous élève vers des paysages atmosphériques dont il a le secret. Le disque comporte aussi une version alternative de son titre emblématique Ya Nas, chanson traditionnelle koweïtienne devenue un hymne à la liberté et à la transgression, dont voici sa version initiale :

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Dans toute son œuvre, le jazz et l'électro se mêle à la musique traditionnelle libanaise que lui ont transmis sa mère et son père, le célèbre oudiste Marcel Khalifé avec qui il sera cet été sur la scène du théâtre antique de Jazz à Vienne.
On aime sa musique mélancolique qui met la chair de poule et véhicule les sentiments universels de l'amour, de la transmission, de la nostalgie, de la perte d'un être cher, de l'exil.

En concert avec son projet On/Off :
le 8 avril à Paris - la Cigale
le 14 avril à Villejuif  - Théâtre Romain Rolland