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L’incertitude entêtante d’UNNO

Par
Awir Leon, J.Kid et Abraham Tismé = UNNO | Pixelle
Awir Leon, J.Kid et Abraham Tismé = UNNO | Pixelle
© Radio France

Le trio électronique dunkerquois vient de dévoiler un premier album sensoriel.

Un pour tous, UNNO ? L’acronyme de leur nom de baptême signifierait plutôt « UNexpected NOte » (note inattendue ) si l’on en croit les explications des membres de ce trio nébuleux. Awir Leon (chant), J.Kid (claviers) et Abraham Tismé (batterie) achèveront cet automne avec la sortie de leur premier album Amaai une partie de leur lente ascension de la scène électronique hexagonale. Lente, car le trio fondé à Dunkerque en 2011 s’est finalement fait connaitre par à-coups dans ce vivier musical prolifique, publiant des titres et des EP prometteurs au milieu de périodes d’absences longuettes.

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Amorcé sur une base hip hop et quelques lignes de fuites électroniques, le son d’UNNO a bien évolué durant toutes ces années. Il s’est offert un net virage neo-dubstep en 2015 avec leur EP *As We Land, * du temps où les Anglais Mount Kimbie, SBTRKT et James Blake définissaient les canons du genre. Proximité géographique avec Albion ou pas, les trois Dunkerquois empruntent alors la voie d’un groove électronique plus fluctuant, et font rentrer des influences pop et soul dans des productions où les basses sont également assumées.

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Dévoilé le 03 novembre dernier, leur premier album Amaai permet ainsi de mesurer le chemin parcouru par le groupe, malgré la présence de plusieurs titres déjà anciens. Accompagnés depuis des années par l’équipe du redoutable label Nowadays (Fakear, Douchka, Clément Bazin), UNNO tient aujourd’hui une formule solide, où la production a gagné en finesse tout en fusionnant davantage encore les influences de chaque membre du trio.

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Loin d’être absent, le hip hop originel soutient encore plusieurs titres (Mighty Venus, Thousand Island, Sirens) où les ruptures rythmiques sont fréquentes au milieu des nappes. Côté micro, Awir Leon se permet aussi plus de choses et peut ainsi aller rechercher des ambiances vocales dignes d’un Sampha, comme sur l’excellent *Drink That Butter. * Surtout, les textes restent aiguisés, comme un contrepoint au sentiment général de tranquillité qui enveloppe le disque.

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Jouant sur le suspense, la musique d’UNNO semble aujourd’hui capable d’osciller entre l’héritage de la bass-music d’outre-Manche et les fulgurances actuelles de l’electronica hexagonale. Visuellement, le projet se veut également ambitieux avec la réalisation d’un clip pour chacune des pistes d’*Ammai. * Des vidéos élégantes, tournées en slow-motion et qui offrent une gestuelle chorégraphique au projet, comme sur celle du morceau éponyme de l’album (et probablement tournée sur une dune non loin de chez eux). Avec pour bénéfice de renforcer encore l'image d'unité du trio autour d'un projet complet et quasiment multi-disciplinaire. Tous pour UNNO ?

UNNO Ammai
UNNO Ammai
© Radio France

En concert :

9 Novembre : Le Grand Mix - Tourcoing
24 Novembre : Rockstore - Montpellier
25 Novembre : Festival Bebop - Le Mans