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La retro-soul bollywoodienne d’El Michels Affair

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 Leon Michels, le fondateur de Big Crown Records et producteur d' El Michels Affair
Leon Michels, le fondateur de Big Crown Records et producteur d' El Michels Affair
© Radio France

Un 45tours où l’artiste new-yorkais reprend l’esthétique sonore du groove indien des années 70.

Cela faisait longtemps que Leon Michels n’avait pas sorti de projet solo croustillant. Deux petites pièces maîtresses viennent d’être dévoilées. Face A : Unhati « l’avancement » en hindi. Du chemin a été fait depuis les reprises du Wu-Tang Clan qui ont fait connaître le producteur A la découverte du premier titre, on se croirait partis pour une retro-acid à la Charanjit Singh . Puis viennent guitare, batterie, et une ritournelle de cuivre sur laquelle se pose la voix de Piya Malik. La chanteuse basée à Brooklyn qui multiplie les projets, elle notamment a signé chez** Big Crown Records** avec l’excellent trio féminin 79.5 .

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Big Crown , c’est le label retro-soul de Leon Michels qui a fait exploser The Shacks , Lady Wray et aussi ressorti des tiroirs des perles comme Bacao Rythms and Steel Band ou The Soul Explosives. Reflet de la générosité de son créateur, le label offre à l’écoute les deux faces du 45tour.Iggy Pop faisait d’ailleurs les louanges de son fondateur sur la BBC:

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El Michels devrait recevoir une sorte de médaille. Il a vraiment fait des choses dignes de l’âge d’or de la soul-R’N’B et a emmené cette sensibilité au-delà. Chapeau bas pour El Michels !

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Sur la deuxième face, on découvre Zahalila, « toxique », plus pop, plus lascif. On apprécie particulièrement la présence de flûtes traditionnelles, et encore davantage l’escalade infernale sur la fin du morceau. Les samples et les harmonies sont toujours aussi bons que sur les albums précédents. Avec une touche d’essence bollywoodienne, on est tout droit parti pour le pays de Gandhi.

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