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Le highlife spirituel de Alhaji Waziri Oshomah

Par
Alhaji Waziri Oshomah
Alhaji Waziri Oshomah
- Eric Welles Nyström

Luaka Bop publie "The Muslim Highlife of Alhaji Waziri Oshomah", compilant des titres de danse et de dévotion des années 70 et 80 de l'artiste d’Afenmailand au Nigéria.

Après les enregistrements d’ashrams d'Alice Coltrane et les trésors oubliés de la scène gospel-soul des 70's, David Byrne et son label consacrent le troisième volume de leur série World Spirituality Classics à l'artiste Alhaji Waziri Oshomah. Le musicien véhiculait sa foi et sa spiritualité dans des sermons humanistes servis par un cocktail dansant de musiques traditionnelles, de highlife local, de groove et de pop occidentale. Adepte d'expérimentations musicales, Waziri a développé son propre langage musical, une transe festive sur laquelle il chantait en anglais ainsi qu’en etsako et autres langues locales comme sur ce premier titre de 15 minutes Jealousy, prévenant les fidèles des dangers du vice et de la jalousie.

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Surnommé l'Etsako Super Star, Alhaji Waziri Oshomah a commencé à intégrer sa foi dans ses compositions après que ses parents l'ont désavoué de peur qu'il ne s'écarte des enseignements de l'Islam. Alors que la guerre civile nigériane fait rage, il forme un groupe en 1970 avec les moyens du bord : « Nous n'avions pas d'amplificateur professionnel donc nous avons utilisé un ampli construit localement qui était alimenté par des piles torches ordinaires » raconte l'artiste originaire d'Afenmailand, dans l'État d’Edo, au sud du Nigéria. Une région connue pour sa vie harmonieuse entre les Musulmans et les Chrétiens qui y vivent et dansent ensemble. Contemporain de ses compatriotes musiciens William Oneyabor et Fela Kuti ou du Ghanéen Ebo Taylor, Alhaji Waziri Oshomah a partagé avec eux le goût des métissages musicaux et d'un message fraternel et joyeux tout en conservant sa culture musulmane et sa foi en partageant dans sa "soul music" des valeurs telles que l’humilité et la modestie.

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