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Le magnifique "Solo live in Denmark" de Michel Petrucciani

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Michel Petrucciani - Tuchinsky in Amsterdam, Netherlands le 21 02 1989photo by Frans Schellekens/Redferns)
Michel Petrucciani - Tuchinsky in Amsterdam, Netherlands le 21 02 1989photo by Frans Schellekens/Redferns)
© Getty - Frans Schellekens

Enregistré en 1990, ce concert dévoilé mêle standards et compositions originales de l'impétueux pianiste français.

Atteint d'ostéogénèse imparfaite (la maladie des os de verre) Michel Petrucciani est mort en 1999 à l’âge de 36 ans, des suites d'une affection pulmonaire. De lui, on garde son extraordinaire vitalité, son lyrisme, son inventivité et une virtuosité jamais démonstrative mais toujours au service de la joie que lui procurait la musique, qui seule pouvait lui faire oublier ses souffrances. Storyville, le plus ancien label indépendant d’Europe, vient de sortir l’enregistrement du pianiste lors du Riverboat Jazz Festival. Un moment suspendu plein de subtilités et de clins d'œil, capté le 23 juin 1990 dans l’église de Silkeborg. « Je ne joue pas à ta tête, mais à ton âme. Quand je joue, je suis comme un oiseau qui survole le paysage et je peux atterrir n’importe où. »

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Influencé par Bill Evans, Duke Ellington, Oscar Peterson, Michel Petrucciani a joué avec plusieurs légendes du jazz. Tout d'abord le batteur Kenny Clarke puis le trompettiste Clark Terry. Il part aux États-Unis en 1980 et partage la scène avec  Charles Lloyd. On le voit aussi aux côtés de Lee Konitz, Wayne Shorter, Bob Brookmeyer, Eddy Louiss, Tania Maria ou encore Charlie Haden. Son jeu de la main gauche hallucinant était un feu d’artifice émotionnel qui reflétait sa passion et sa grande générosité. À la fin de sa vie, qu'il a vécu à mille à l'heure malgré son état de santé, il comptait plus de trente-cinq albums. Mais c’est dans l’exercice du solo qu’il semblait s’épanouir le plus. « J'ai passé un merveilleux moment à jouer seul, à découvrir le piano et vraiment étudier tous les soirs. J'avais l'impression d'en apprendre beaucoup sur l’instrument. Et communiquer directement avec un public. Alors ça, quelle expérience incroyable. »

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1h 06