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Le pionnier du reggae Bunny Wailer est mort

Bunny Wailer / David Corio/Redferns via Getty
Bunny Wailer / David Corio/Redferns via Getty

Le rastaman et dernier représentant des Wailers s'est éteint le 2 mars à Kingston à l'âge de 73 ans.

Triste période pour tous les amateurs de reggae, après Toots Hibbert et U Roy c'est une autre icône de la musique jamaïcaine qui vient de nous quitter. Le chanteur et percussionniste Neville Livingston alias Bunny Wailer avait donné le nom au fameux trio The Wailers qu'il avait formé avec son ami d'enfance Bob Marley et Peter Tosh. Héros discret et mystique de la naissance du reggae, il avait sorti ensuite une vingtaine d'albums en solo et laisse quelques titres inoubliables comme Black Heart Man, Dreamland, Love Fire ou Armagideon.

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Né à Nine Mile, dans la paroisse de St Ann, dans le nord de la Jamaïque comme Bob Marley dont il partage les bancs d'école, il devient son demi-frère par alliance. Les deux gamins débarquent à Trenchtown en 1952, quartier rebelle et haut lieu musical de Kingston. Avec l'aide de leur mentor Joe Higgs, Marley, Wailer et Peter Tosh forment plusieurs groupes : Teenagers, puis The Wailing Rude boys et The Wailing Wailers. Ils gravent une série de singles pour Studio 1 puis leur premier album en 1965. Bien qu'il chante sur des titres comme Sunday Morning, Bunny Wailer reste dans l'ombre de ses deux complices et se charge plutôt de l'écriture et des harmonies vocales.

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Le groupe fonde le label, Wail'N Soul'M et sort le tube Bend Down Low, travaille ensuite avec le producteur Leslie Kong puis rencontre Lee Perry avec qui il enregistre plus de quarante titres dont Small Axe, Duppy Conqueror, Rebel’s Hop et plus tard Trench Town Rock. Les musiciens signent chez Islan Records en 1972 et sortent les deux albums Catch a Fire et Burnin'. Taciturne et empreint de la culture rastafari, Bunny Wailer refuse les conditions de la tournée aux États-Unis. En conflit avec le producteur Chris Blackwell, il quitte The Wailers en juin 1973, comme Peter Tosh, avant de débuter sa carrière solo.

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Bunny Wailer sort plusieurs singles dont Rastaman (1974) et Arabs Oil Weapon (1975) avant de publier son premier album solo Blackheart Man en 1976, une compilation de ses titres devenue culte pour tout amateur du genre. Suivront ensuite les albums Protest en 1977 et Struggle en 1979 ainsi que sa participation à la bande originale du film jamaïcain Rockers réalisé par Ted Bafaloukos.

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Très rare sur scène, l'indomptable lion rasta va remporter plus tard trois Grammy Awards : en 1991 pour Time Will Tell: A Tribute to Bob Marley, en 1995 pour Crucial! Roots Classics et en 1997 pour Hall of Fame: A Tribute to Bob Marley's 50th Anniversary.

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