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Le pulsar rayonnant de Floating Points

Par
Sam Sheperd aka Floating Points
Sam Sheperd aka Floating Points
- Dan-Medhurst

Le Britannique Sam Sheperd vient de mettre en ligne "Someone Close", un nouveau single envoûtant en forme d’instrumental modulaire.

Ne cherchez pas à suivre Floating Points. Avec une forme de liberté assumée depuis le début de l’année, le geek londonien continue à se montrer insaisissable au gré de sorties ponctuelles et à température variable mêlant la fièvre de ses racines techno à l’electronica la plus onirique. Il ne semble pas encore temps pour lui, ainsi, d’offrir une véritable suite à son majestueux projet en tandem avec Pharoah Sanders et le London Symphony Orchestra publié l’an passé. Alors que le vénérable saxophoniste américain s’est éteint il y a peu, leur album-concept, une unique piste de 46 minutes découpée en une dizaine de mouvements, constituait alors un puzzle parfait entre le jazz méditatif de l’octogénaire et les paysages électroniques exogènes de son cadet.

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Tandis que Sam Sheperd reprenait goût au dancefloor au printemps dernier avec la mise en ligne de l’entêtant Vocoder, le voici de nouveau aujourd’hui aux prises avec ses obsessions modulaires et ses instincts ambient sur Someone Close. Son nouveau titre, qui évoque parfois les productions les plus stellaires de Nils Frahm, prend ainsi le contre-pied de Vocoder sous la forme d’un instrumental scintillant et dénué du moindre beat. Synthétique et centrifuge tout à la fois, cette longue boucle de plus de huit minutes prend ainsi les allures d’un véritable pulsar alors qu’un saxophone spectral semble parfois percer ces brumes magnétiques, tel un ultime hommage au-delà du temps et de l’espace au grand Pharoah Sanders.

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Club Jazzafip
1h 05