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Le "Smile" éclatant d’Isabelle Olivier en hommage à Chaplin

Par
Isabelle Olivier - Photo de Pierpaolo Ottaviano,
Isabelle Olivier - Photo de Pierpaolo Ottaviano,
- Pierpaolo Ottaviano

La harpiste novatrice fête ses trente ans de musique dans un album lumineux à la croisée du jazz, des musiques classiques, traditionnelles et du monde.

Musicienne, compositrice et éducatrice, Isabelle Olivier balance ses ondes positives depuis trente ans dans plus de 25 pays aux côtés d’artistes comme Didier Lockwood, Beñat Achiary, Michel Bénita, Peter Erskine, Alexandra Grimal, David Linx, et tant d’autres. Installée à Chicago depuis dix ans et épaulée par la Fondation Piano Forte, elle sort son onzième album Smile, dix compositions originales et trois reprises de Charlie Chaplin, James Blake et Cannonball Adderley dans lesquelles elle développe toute la richesse et la profondeur de son instrument. Un disque aux influences pop, jazz, électro, hip-hop, musiques cubaine et celtique, résolument tourné vers l'ouverture à l'autre en ces temps perturbés, tel ce Cuban Smile :

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Si la majorité des morceaux sont joués en solo, la harpiste a convié d'autres artistes à partager sa bonne humeur et son énergie : la chanteuse germano-américaine Kristiana Roemer sur les mots d'Emily Dickinson dans Hope ; Tom Olivier-Beuf à l’accordéon sur Light et au piano sur Cuban Smile ; Raphaël Olivier à la guitare sur Aroma et Cuban Smile et à l'électronique sur Harmony, Smile electro et la revisite du morceau de James Blake You’re Too Precious ; et enfin le batteur Ernie Adams sur One for Daddy Oh et Cuban Smile. Ensemble ils célèbrent la deuxième partie de sa vie de musicienne, selon le saxophoniste Jean-Louis Chautemps qui lui disait en 1991 :

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Ce sont les 30 premières années qui sont difficiles. Après tu verras ça ira beaucoup mieux ».

Le maître de harpe d'Isabelle Olivier fut Pierre Jamet qui a rencontré et joué avec tous les compositeurs du XXème siècle. Devenue femme de jazz, elle aime plonger sa harpe dans des climats surprenants. On se souvient de son superbe album My foolish harp sorti en 2009 avec Peter Erskine, Louis Sclavis, David Venitucci et Youn Sun Nah. Elle frotte aussi son instrument à toutes sortes de milieux. Elle a composé pour le théâtre, la danse, le cirque, les marionnettes d'Emily Valantin ou encore pour le cinéma sur les films d’Abdellatif Kéchiche, Nicolas Cornut et Agnès Varda sur Les Glaneurs et les Glaneuses, Ydessa, Les Ours, Les 3 boutons. En 2017, l’Art Institute de Chicago lui proposait de composer une performance d’une heure en lien avec l’exposition Gauguin.

Le concert de sortie de disque aura lieu le 2 avril à 20h au Café de la Danse à Paris.