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Les fantômes byzantins de Marina Satti

Par
Marina Satti | Alexis Gomez
Marina Satti | Alexis Gomez
- Alexis Gomez

La chanteuse athénienne convoque les vestiges de l’Histoire dans un nouveau clip raffiné, prélude à un nouvel album attendu à la fin du mois.

C’est bientôt le jour J pour Marina Satti. Voilà maintenant plusieurs années que la chanteuse athénienne conquiert peu à peu les cœurs des spectateurs qui ont eu la chance de croiser sa musique, grâce à une poignée de singles dont son hit Koupes qui l’avait révélée au monde en 2016, ou directement sur scène au fil de ses déjà nombreuses tournées en Europe et au-delà. Aux Trans Musicales de Rennes il y a trois ans de cela, cette artiste totale avait ainsi délivré un show plein de mystères et de fantasmes, pétri de folk balkanique et d’une pop sans frontière. Entourée et mimée par ses quatre jeunes choristes et danseuses (les Fonès), la trentenaire offrait alors une leçon de séduction polyphonique et dansante diablement moderne, flirtant entre l’authenticité d’un patrimoine hellénique s’étendant jusqu’aux vieilles influences ottomanes, et une maitrise des rythmes les plus actuels ponctués de rap et d’arrangements électroniques.

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Tandis qu’elle prépare la sortie de son nouvel album pour la fin du mois de mars, l’Athénienne dévoile aujourd’hui un nouvel éclat de son travail, à la croisée là encore du syncrétisme musical et d’un véritable enlacement culturel. S’appuyant de nouveau sur la tradition musicale de son pays natal, Marina Satti convoque ainsi les vestiges de la grande Histoire sur son nouveau morceau Yiati Pouli M, un titre inspiré par la chute de Constantinople en 1453 qui signa l’effondrement de l’Empire byzantin et le recul de la civilisation grecque sur les rives occidentales du Bosphore. Né d’un père soudanais musulman et d’une mère grecque orthodoxe, la chanteuse trouve ici dans ses propres racines un écho lointain à cet événement fondateur du monde moderne. Elle en livre aujourd’hui un reflet contemporain de toute beauté, effleurant de sa voix envoutante les brisures de l’Histoire au fil d’une mélodie mutante, et signant un clip raffiné où les siècles paraissent se fissurer à l’ombre de la basilique Sainte Sophie. Efkaristo !

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