Image de Wim Wenders - Paris, Texas, 1984 ©Radio France
Image de Wim Wenders - Paris, Texas, 1984 ©Radio France
Image de Wim Wenders - Paris, Texas, 1984 ©Radio France
Publicité
Résumé

Le 14 février à 20h précises, C’est Magnifip ! taille la route. De la Beat Generation au mouvement hippie en passant par nos morceaux fétiches au volant et les musiques de l’exil.

En savoir plus

*FIP explore un nouvel itinéraire et donne rendez-vous chaque mardi à 20h aux auditeurs pour une nouvelle échappée musicale. Une émission animée par Emilie Blon-Metzinger et réalisée par Massimo Bellini. *

Mardi 14 février de 20h à 22h C'est Magnifip ! évoque la Beat Generation, la liberté affichée, la nouvelle poésie... Il sera question aussi de nos souvenirs musicaux d'antan sur la route des vacances ; des musiques qui incitent à la découverte de nouveaux mondes et nous inspirent aujourd'hui pour adhérer à l'asphalte ou s'envoler entre les platanes ; de celles qui évoquent la fuite et l'espoir en des lendemains viables. La programmation de Milena Rousseau nous embarque encore et toujours plus loin dans les imaginaires débridés des amoureux de la route.

Publicité

Voici Bernard Lavilliers, baroudeur humaniste, curieux et libre en compagnie de Jean-Louis Aubert sur le titre On the road again :

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

FIP évoque les musiques de la rébellion, celles du mouvement de la Beat generation né en 1948 à New-York, emmené par un petit groupe de poètes, romanciers et artistes qui, observant le chaos engendré par le système politique, se sont fait les témoins de ce désordre, bousculant la société américaine puritaine et conservatrice et l’image rassurante de l’"American Way of life". William Burroughs, Allen Ginsberg et Jack Kerouac étaient les fers de lance du mouvement. Il sera bien-sûr question du livre fondateur de la Beat Generation, Sur la route écrit par Jack Kerouac en 1957. Nos jeunes hédonistes anticonformistes épris de liberté rompèrent leurs attaches et partirent à l’aventure. Rappelons que Sur la route fut écrit du 2 au 22 avril 1951, sur un rouleau de papier de plus de 36 mètres de long, avec une rythmique de l’écriture (sans paragraphes ni ponctuation) qui rappelle les improvisations des jazzmen que Kerouac admirait tant.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

On the road, c'est le souffle de liberté porteur de libérations sexuelles, politiques, sociales de nos poètes survoltés, déjantés, animés par l'imaginaire de la route et initiateurs de nouveaux modes d'écriture qui font bouger les lignes et réinventent le quotidien.

*“ (...) Parce que les seuls qui m’intéressent sont les fous furieux, les furieux de la vie, les furieux du verbe, qui veulent tout à la fois, ceux qui qui ne baîllent jamais, qui sont incapables de banalité mais qui flambent, qui flambent, qui flambent, jalonnant la nuit comme des cierges d'église." * _Jack Kerouac - Sur la Route _

On the road c'est aussi le voyage cosmique qui favorise l'abandon du contrôle. Que ce soit avec la méditation où au moyen de substances diverses, Allen Ginsberg était le plus tourné vers les expériences transcendantales. En 1955 il écrit le poème culte Howl (hurlement), une violente diatribe contre le conformisme de l'époque, un cri de guerre devenu le manifeste de la révolte. On citera aussi le roman de William S. Burroughs Le festin nu, longtemps interdit, un voyage sensoriel magnifique et sordide, une descente aux enfers qui nous fait pénétrer les arcanes hallucinées de l'écrivain sous emprise. Bob Dylan a eu un lien fort avec Ginsberg que l'on aperçoit dans le clip de Subterranean Homesick blues :

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Si la Beat Generation a bousculé les certitudes de la société américaine, elle a inspiré d'autres mouvements comme celui des hippies. C'est Magnifip ! vous embarquera vers ces autres routes et chemins de traverses.
Le groupe de blues-rock Canned Heat et son hymne psychédélique On the road again (inspiré d'une mélodie de Floyd Jones de 1953), porté par la voix lancinante d'Alan Wilson survolant le bourdonnement de l’harmonica et de la tampura, a marqué les mémoires de plusieurs générations.

On pense bien-sûr, au road movie et notamment au film Easy Rider de Dennis Hopper et au titre Born to be wild du groupe Steppenwolf, chanson culte pour les bikers. On pense aussi à la B.O. du long métrage de Wim Wenders, Paris Texas, signée Ry Cooder. Wim Wenders, très infuencé par la musique américaine et par la peinture de Hooper, nous embarquait sur la route US 608 :

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Quelles musiques pour nos routes d'aujourd'hui, vers les grands espaces ?...
Quelles musiques, pour les pays que l'on découvre, ceux vers lesquels on va se réfugier ?

Un voyage sans fin ? pas sûr !
Voici un extrait de la B.O du film de Sean Penn, Into the wild, qui raconte l'histoire vraie de Chris McCandless parti dans un périple sans retour du Colorado en Alaska, pour fuir la domination de sa famille et donner un sens à sa vie. L'acteur Emile Hirsch incarne ce jeune aventurier des temps modernes qui va au bout de son idéal :

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Il meurt d'empoisonnement et de malnutrition, isolé de tous. Eddie Wedder, leader du groupe Pearl Jam, très influencé par The Who, Neil Young et Bob Dylan, chantera l'appel de la liberté du héros jusqu'à la fin de sa route:

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

De I walk the line de Johnny Cash à *Autobahn * du groupe Kraftwerk, en passant par Out of time man de la Mano Negra, The Beat generation chanté par Bob Mac Fadden ou encore la Sunny road d'Emiliana Torrini, C'est Magnifip ! vous propose une immersion complète dans l'imaginaire de la route, sous le soleil, dans le brouillard, dans la toumente des voyages de toutes sortes.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

2h 00
2h 03
2h 33