Bill Murray lors de la première de 'The Grand Budapest Hotel' en 2014 | Loccisano/Getty ©Autre
Bill Murray lors de la première de 'The Grand Budapest Hotel' en 2014 | Loccisano/Getty ©Autre
Bill Murray lors de la première de 'The Grand Budapest Hotel' en 2014 | Loccisano/Getty ©Autre
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Résumé

Partez en balade deux heures durant au bras de l’irrésistible pince-sans-rire d’"Un jour sans fin" et de "Lost In Translation".

En savoir plus

FIP met le cinéma sur écoute et invite les auditeurs à une balade dans l’imaginaire musical d’un cinéaste, d’un genre ou d’un compositeur de BO. Une émission présentée par Susana Poveda, réalisée par Denis Soula et mise en musique par Pierre François.

Avez-vous déjà vu sourire Bill Murray ? Vous souvenez-vous d’un sourire véritable, rieur, pleinement amusé ? Après une carrière de près de 50 ans et près d’une soixantaine de films à son actif, c’est peut-être encore son rictus pincé, cette expression faciale immuable et indéchiffrable qui résume le mieux la célébrité entourant l’attachant acteur américain. Et pourtant, Bill Murray a connu une vie bien mouvementée avant de pouvoir devenir à l’heure des Internets une véritable icône pop, objet de mille et un mèmes et autres GIF animés.

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Né William James Murray un jour de septembre 1950, Bill grandit à Chicago à une époque où la jeunesse commence à prendre ses libertés. Théâtreux à ses heures, il est aussi un adolescent fan de rock qui prend le micro dans une petite formation appelée les Dutch Masters. Mais c’est bien la comédie qui attire le plus ce fils d’immigré irlandais qui part tenter sa chance à New-York au début des années 70, où il rejoint très tôt la joyeuse troupe du Saturday Night Live.

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C’est bien cette émission devenue culte depuis, qui fut le creuset de la carrière de Murray, son berceau artistique, et auquel il restera indéfectiblement fidèle. Il est bien difficile de saisir vraiment le parcours cinématographique de l’acteur si on oublie qu’il est avant tout un authentique comique issu de cette arène à sketches, symbole typique de l’humour et de la dérision new-yorkaise.

Au tournant des années 80, Murray se fait d'abord connaitre avec la comédie MeatBalls réalisé par le Canadien** Ivan Reitman**. Il y campe un GO de colonie de vacances plongé en pleine farce estivale adolescente. 6 ans plus tard, le même Reitman lui permit de percer à l’écran en lui offrant le rôle du Dr Peter Venckman, inoubliable chasseur de fantômes dans **Ghostbusters ** :

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Succès critique et commercial, *Ghostbusters * est devenu immédiatement au milieu des années 80 un film générationnel. Son logo comme son thème musical signé Ray Parker Jr. ont aujourd’hui leur place au panthéon de la pop-culture de cette époque, au même titre que les productions teenagers de Spielberg. C’est aussi ce film qui campa pour de bon le personnage Bill Murray, son humour noir et ses accès pince-sans-rire.

Après une suite en 1989 et quelques autres rôles, Bill reprend le rôle de Murray en la personne d’un présentateur météo imbu de lui-même dans le génial Groundhog Day (Un Jour Sans Fin) * en 1993. * Coincé dans une boucle temporelle, Murray y affronte la répétition d’un quotidien immuable dont il ne parviendra à s’échapper qu’en triomphant de lui-même. Et chaque matin, c’est le hit sixties de Sonny & Cher I Got You Babe qui réveille à 6h pétantes et jusqu’à le rendre fou l’irascible Phil Connors :

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Après une escapade avec Tim Burton un an plus tard sur Ed Wood et un rôle de prof dans l’électrique Rushmore (1998) de Wes Anderson, Bill Murray explose en 2003 auprès d’une nouvelle génération avec le deuxième film de la réalisatrice Sofia Coppola. Lost In Translation * anoblit d’un seul coup par sa beauté existentielle l’acteur-personnage et ses gimmicks des années 80. Triste, douce et amusante, cette fable tokyoïte prend des allures poétiques grâce à la rencontre improbable entre l’acteur mûr et blasé que campe Murray face à la délicieuse Scarlett Johansson. Signée Brian Reitzell, la bande-son du film accueille un casting de luxe (notamment tricolore) avec My Bloody Valentines, Sebastien Tellier, Squarepusher, Phoenix, Air, ou encore* The Jesus and Mary Chain :**

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Cette figure du désenchanté, Murray l’affiche également à l’égard d’Hollywood depuis longtemps. L’homme est ainsi connu pour se passer d’agent depuis 25 ans au profit d’une boîte vocale à l’ancienne où il recueille les propositions de rôles (quitte à en rater parfois). Après avoir porté la figure du regret et de la nostalgie dans le Broken Flowers de Jim Jarmusch en 2005, le chasseur de fantômes s’évapore progressivement du grand écran pour profiter du golf (notamment). C’est encore avec Wes Anderson qu’il rempile dans les années 2010, un réalisateur dont il est devenu un acteur fétiche depuis Rushmore. Après Moonrise Kingdom en 2012, le Texan l’invite ainsi dans l'extravagant Grand Budapest Hotel, récompensé par l’Oscar de la meilleure musique de film en 2015 pour sa bande originale signée Alexandre Desplat :

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Et c’est encore le couple à succès Anderson x Desplat que Murray rejoint cette année sur L’Ile aux Chiens, un film d’animation pour lequel Murray prête sa voix à l’un des personnages. Visible ou non à l’écran, l’Américain reste de toute façon une promesse pour ses fans. Ce sont généralement les acteurs les plus connus, héros de blockbusters à répétition qui peuvent prétendre à devenir aux yeux du public leurs propres personnages. Bill Murray n’est certes pas Tom Cruise, mais quel que soit le rôle qu’il embrasse, c’est bien encore et toujours le même clown placide qui crève inévitablement l’écran.

*Une des choses que j'aime dans le fait de jouer, c'est que de façon amusante, je redeviens moi-même. Bill Murray
*

1h 56
1h 59
Références

Programmation musicale

  • 19h57
    Val André
    Val André
    Pierrick Pedron
    Val André
    Album Unknown (2017)
    Label Crescendo (5772624)
  • 20h04
    Tommib
    Tommib
    Squarepusher
    Tommib

    Tom Jenkinson

    Album BOF / Lost in translation (2003)
    Label EMPEROR NORTON RECORDS
  • 20h07
    (What's so funny 'bout) Peace, love and understanding
    (What's so funny 'bout) Peace, love and understanding
    Brinsley Schwarz
    (What's so funny 'bout) Peace, love and understanding

    Nick Lowe

    Album Quiet please (1974)
    Label PROPER RECORDS
  • 20h19
    There is an end (feat. Holly Golightly)
    There is an end (feat. Holly Golightly)
    The Greenhornes
    There is an end (feat. Holly Golightly)

    Craig James Fox

    Album Broken flowers (2005)
    Label DECCA
  • 20h22
    Yegelle Tezeta
    Yegelle Tezeta
    Mulatu Astatke
    Yegelle Tezeta

    M.Astatke

    Album Broken flowers (1969)
    Label DECCA
  • 20h26
    I want you
    I want you
    Marvin Gaye
    I want you

    L Ware, T Boy Ross

    Album Broken flowers (1978)
    Label DECCA
  • 20h32
    ST. VINCENT : AT THE TRACK
    ST. VINCENT : AT THE TRACK
    THEODORE SHAPIRO
    ST. VINCENT : AT THE TRACK

    Album BOF / ST. VINCENT (2014)
    Label SONY CLASSICAL
  • 20h33
    You and I
    You and I
    THE BEAT
    You and I

    ,

    Album The Beat (1979)
    Label CBS
  • 20h36
    SMOKE ON THE WATER
    SMOKE ON THE WATER
    BILL MURRAY
    SMOKE ON THE WATER

    , RITCHIE BLACKMORE, IAN GILLAN, ROGER GLOVER, JON LORD, IAN PAICE

    Album BOF / ROCK THE KASBAH (2015)
    Label CONCORD RECORDS
  • 20h39
    ST. VINCENT : LIFE OF VIN
    ST. VINCENT : LIFE OF VIN
    THEODORE SHAPIRO
    ST. VINCENT : LIFE OF VIN

    Album BOF / ST. VINCENT (2014)
    Label SONY CLASSICAL