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"Yonn", le solo contemplatif de Grégory Privat

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Gregory Privat - Photo de Roch Armando
Gregory Privat - Photo de Roch Armando
- Roch Armando

Seul face à son piano, le captivant pianiste martiniquais nous fait voyager dans son univers poétique.

S’inscrire dans le moment présent, prendre le temps de l’introspection, du retour à soi. Le contexte du premier confinement dû à la pandémie du Covid 19 a été favorable à la création de cet album de Gregory Privat puisant son inspiration dans les différentes cultures caribéennes qu'il mêle aux codes du jazz. ... Yonn qui signifie 1 en créole, est le titre du premier album solo de Gregory Privat, enregistré à Cologne et sorti le 28 janvier sur son propre label Buddham Jazz. Onze compositions dont cinq chantées, sous forme de confidences douces et lumineuses qui descendent du ciel pour convoquer l’espoir, "l'aboutissement de beaucoup de travail, d'amour et de passion" dit-il.

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On n'est pas étonné d'apprendre qu'après dix ans d'apprentissage dans la musique classique, c'est à l'écoute de Michel Petrucciani que le jeune Grégory a eu le déclic pour se lancer avec passion dans le jazz après avoir baigné, enfant, dans l'univers de son père et des répétitions du groupe marquant de la scène antillaise, Malavoi. Il a commencé à explorer les liens entre le jazz et la musique caribéenne à base de ka (tambour traditionnel de  la Guadeloupe), avec le groupe TrioKa. Ses rencontres avec le saxophoniste guadeloupéen Jacques Schwarz-Bart, le contrebassiste suédois Lars Danielsson, le percussionniste guadeloupéen Sonny Troupé, le trompettiste-bugliste Stéphane Belmondo ou encore le saxophoniste Guillaume Perret furent aussi déterminantes, avant de s'aventurer vers sa propre musique aux couleurs et aux harmoniques du monde.

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On se souvient notamment de Luminescence en duo avec son ami Sonny Troupé, maître du Gwoka, de Family Tree, son premier trio avec Tilo Bertholo et Linley Marthe suivi de Soley, son premier opus chez Buddham Jazz, en trio avec le batteur Tilo Bertholo et le contrebassiste Chris Jennings.

Aujourd'hui Grégory Privat se lance dans la périlleuse aventure du solo mais avec un souhait de communion, pour faire du monde un endroit plus magique. Mission accomplie, on s'envole avec lui dès les premières notes. Pour le pianiste,  l’unité de l’humanité passe aussi par les Antilles qui ont leur place légitime même si elle est récente.

Avec toutes ces personnalités politiques, ces intellectuels, ces artistes et ces écrivains, c’est un peu comme si il y avait urgence à rattraper le temps chez nous"

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En concert le 30 mars au Bal Blomet à Paris.

1h 04
59 min