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160 milliards d'euros pour sauver la Grèce

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Pour la deuxième fois, les chefs d'État et de gouvernement européens réunis en sommet extraordinaire à Bruxelles ce jeudi 21 juillet volent au secours de la Grèce. Ils lui ont octroyé une aide de 109 milliards d'euros, à laquelle s'ajoute une participation des banques et assureurs européennes pouvant atteindre 50 milliards d'euros. Ces aides dépassent les 110 milliards demandés par Athènes.

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© Reuters - BPA AGENCY

Nicolas Sarkozy, Georges Papandréou et Angela Merkel BPA AGENCY © Reuters

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Ce sommet, décisif pour l'avenir de la monnaie unique, aura permis d'éviter une faillite de la Grèce. Le FESF - fonds européen de stabilité financière - a été profondément réformé et converti en **un embryonnaire "Fonds Monétaire Européen" ** : il va se porter garant des titres de dette grecs pendant la mise en défaut du pays, et devrait racheter ensuite les obligations des pays en difficulté.

Une prérogative uniquement dévolue à la Banque Centrale Européenne jusqu'à présent. Véronique Pellerin nous détailles les principaux points de ce plan et nous explique, comment l'Allemagne a obtenu gain de cause, notamment sur la participation des banques.


La gouvernance économique de la zone euro s'en trouve renforcée. Mais elle pourrait davantage être améliorée, pour Christian De Boissieu, le président du Conseil d'analyse économique :


Le chef de l'état français s'engage à faire des propositions dans l'été, avec en ligne de mire un sommet en octobre, et un cheminement vers un fédéralisme assumé, une perspective lointaine. Pourquoi est-ce si difficile pour les Européens de s'en remettre à cette notion de fédéralisme ? Éléments de réponse avec Jean-Claude Pajak :


Un défaut de paiement "sélectif" de la Grèce **Athanase Contargyris ** est consultant et économiste. Il nous livre son analyse du défaut de paiement sélectif de la Grèce. Il explique, dans le journal de 18 heures de Florence Sturm de ce jeudi 21 juillet, que les banques, voire l'État grec lui -même, pourraient racheter une partie de la dette grecque.

La zone euro pourrait a donc ouvert la voie à un allègement de la dette grecque, et à travers son nouveau plan d'aide, permet ainsi à Athènes de couvrir ses besoins de financement jusqu'en 2014. Une bonne nouvelle pour la Grèce, mais aussi pour les marchés : l'Eurostoxx 50 a gagné 2% ce jeudi, et l'indice de volatilité en Europe baisse de 8,7%. Cet optimisme se répand sur les marchés américains : l'indice Dow Jones a lui pris 1%.

La dette grecque avoisine les 350 milliards d'euros, comme l'indique cette infographie sur les notes souveraines des États européens :


Le plan grec a pour conséquence d'accroître l'endettement français de 15 milliards d'euros, d'ici à 2014.

[---> Vous pouvez retrouver ICI les 24 heures de France Culture en Grèce le 5 mai 2011.

](http://admin.franceculture.com/emission-le-monde-selon-hubert-vedrine-bilan-de-l-actualite-internationale-de-ces-six-derniers-mois- "24h en Grèce / Antenne spéciale en continu / Jeudi 5 mai 2011 à partir de 6h")- Vous pouvez retrouver ICI "Le Monde selon Hubert Védrine" du vendredi 22 juillet qui aborde entre autres thèmes, la crise grecque.