A écouter du 29 juin au 5 juillet 2013 : Le Marathon des mots / Sur la route du ... Tour de France / Québec / Le diamant...

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A écouter du 29 juin au 5 juillet 2013 : Le Marathon des mots / Sur la route du ... Tour de France / Québec / Le diamant...

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ECOUTEZ LA LITTERATURE **FRANCE CULTURE AU MARATHON DES MOTS ** **Samedi 29 juin 15h-20h : ** en direct et en public de l’Auditorium Saint-Pierre des CuisinesMarathon radiophonique présenté par Augustin Trapenard et Sandrine Treiner.Cette année, le marathon de France Culture est consacré à Amélie Nothomb. Il y a 20 ans, Amélie Nothomb entrait d’un coup de maître, par un premier roman magistral - *Hygiène de l’assassin * - en littérature. France Culture, fidèle au Marathon des mots, la célèbre en cinq heures de direct, lectures, entretiens et témoignages entremêlés. Une traversée exceptionnelle dans un des labyrinthes les plus mystérieux et séduisants de la littérature contemporaine.

le marathon des mots
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16h Grand entretien avec Amélie Nothomb 17h Lecture de Métaphysique des tubes * par Nicole Garcia 18h Suite de l’entretien avec Amélie Nothomb suivi d’une rencontre avec la romancière Stéphanie Hochet 19h Lecture d’Une forme de vie * par Claire Nebout et Jean-Claude Dreyfus Dimanche 30 juin 11h-13h DES PAPOUS DANS LA TETE – en public de Saint-Pierre des Cuisines à ToulouseRécréation littéraire proposée par Françoise TreussardAvec Jehanne Carillon , Patrice Caumon , Lucas Fournier , Serge Joncour , Dominique Muller et Hervé Le Tellier FICTION LES PETITS POLARS DU MONDE Tout l’été, France Culture s’associe au Monde et à la SNCF dans le cadre de la collection « Les Petits Polars du Monde ». Treize nouvelles inédites écrites par les meilleurs auteurs de polar français. Les nouvelles illustrées seront publiées par Le Monde et disponibles en kiosque chaque jeudi à partir du 13 juin. Certains de ces auteurs sont les lauréats du PRIX SNCF DU POLAR. Ces polars, adaptés pour la radio seront diffusés tous les samedis soirs à partir du 29 juin sur France Culture et présentés par François Angelier dans le cadre d’une émission spéciale consacrée au polar.Les Petits Polars du Monde , retrouvez en kiosque dès le 13 juin le texte intégral de la nouvelle Hostiles de Franck Thilliezavec des illustrations de Dominique Corbasson. samedi 29 juin, 21h-22h DROLES DE DRAMES Hostiles de Franck Thilliez / Réalisation : François Christophe« Quand Léa tourne la tête vers le conducteur de la voiture, sa ceinture de sécurité semble incrustée dans sa chair. Pas moyen de bouger. Tous les deux sont coincés dans l’habitacle, au fond d’un ravin, depuis ce mystérieux accident qui leur a fait dévaler la pente. Sans téléphone, sans personne pour les entendre appeler à l’aide. Ils ne savent pas qu’ils sont là pour longtemps. Très longtemps. » Présentation du Monde Avec les comédiens de la Comédie-Française : Laurent Natrella, Julie Sicard, Elliot Jenicot, Carine Goron, Laurent Cogez et Maxime Taffanel Création musicale : Dominique Massa HOMMAGE A MICHEL VINAVER France Culture a souhaité saluer l’écrivain Michel Vinaver par un double programme d’entretiens (A voix nue) et de lectures diffusées dans les programmes de la Fiction (Théâtre & Cie) Dimanche 30 juin, 21h-23h THEATRE & Cie S’engager ? Correspondance (1946-1957) d’Albert Camus et Michel Vinaver Réalisation : Gilles DavidasEnregistré à Théâtre ouvert le 24 septembre 2012Suivi deThe waste land (La terre vague ) de TS Eliot** Traduit par Michel VinaverInterprété par Anouk GrinbergRéalisation : Blandine Masson*« * La terre vague* », dans la traduction de Michel Vinaver a été publiée dans le numéro 31 de la revue Poésie, en 1984* Nous ne diffuserons pas de pièce de théâtre de Michel Vinaver dans les programmes de fictions mais deux lectures qui nous ramènent à 1946, aux origines de l’écriture pour cet écrivain : d’une part sa correspondance avec Albert Camus parue aux éditions de l’Arche, d’autre part, la traduction par Vinaver du poème de TS Eliott, The waste land . En 1946, Vinaver commence sa vie d’écrivain, il a 19 ans, il vient de rencontrer Albert camus, qui lui-même a 33 ans et est déjà célèbre. Ils commencent à s’écrire et cette correspondance durera 10 ans. Nous avons enregistré en public cette correspondance à Théâtre ouvert en septembre 2012. Elle était lue par Jacques Bonnaffé, Simon Chemama, Edward Greaves et Michel Vinaver. Il y est question essentiellement d’engagement : « j’aime mieux les hommes engagés que les littératures engagées » écrivait Camus en 1946. L’été 1946, alors qu’il suivait un cours de Newton Arvin sur la poésie américaine contemporaine à Wesleyan Université (Connecticut), Michel Vinaver découvre The waste land , le poème écrit par TS Eliot en 1940, traduit en 1947 par Pierre Leyris. Une traduction que Vinaver découvre après avoir lui-même traduit le poème, dés son retour en France. C’est le choc, « Big Bang », écrit Vinaver dans la préface à l’édition de sa traduction du poème parue tardivement dans la revue Poésie , en 1984 : « En tant qu’écrivain de théâtre (ce que j’ai commencé à être en 1955) la rencontre avec * « The waste land » a été, je le sais aujourd’hui, fondatrice. Beaucoup plus qu’une influence. Longtemps je suis resté sans avoir conscience que « * The waste land »* m’habitait. Plus exactement, je l’habite. C’est ma maison. En dire plus est difficile (…) Mon travail d’écrivain de théâtre n’a cessé d’être une mise en tension des contraintes de la scène sur la poétique d’Eliot telle qu’elle s’est incarnée pour moi dans « * The waste land », une fois pour toutes ». Parce que ce texte a joué un rôle essentiel dans la vie de Michel Vinaver, et parce que nous souhaitons rendre hommage au grand écrivain de théâtre, nous avons souhaité enregistrer et diffuser sa traduction de The waste land dans cette émission spéciale. C’est Anouk Grinberg, comédienne et fille de Michel Vinaver qui interprète le poème.Cette lecture suivra la Correspondance d’Albert Camus et Michel Vinaver. (Blandine Masson) Du lundi 1er au 5 juillet, 20h-20h30 - A VOIX NUE **Michel Vinaver ** par Caroline Broué Michel Vinaver a beau être peu connu du grand public, il compte néanmoins parmi les auteurs contemporains les plus joués sur scène, et il occupe une place à part dans le théâtre français. Il fut d’abord romancier, adoubé par Albert Camus qui édita ses deux romans Lataume et L’Objecteur en 1950 et 1951 ; mais c’est vers la dramaturgie qu’il se tourna ensuite, préférant le fragment à la narration, le collage au récit. Cette écriture si singulière, forte d’un potentiel comique burlesque, n’est pas la seule particularité de Michel Vinaver : parallèlement à son travail d’écriture, il a mené pendant 25 ans une activité de chef d’entreprise au sein de la filiale d’une multinationale américaine spécialisée dans les lames de rasoir, expérience qu’il a utilisée dès la fin des années 1960 dans ses pièces. Il fut à ce titre le premier dramaturge à inscrire à ce point l’homme dans le champ économique et industriel, avec des tragi-comédies comme A la renverse, Par-dessus bord, Les Travaux et les jours, La Demande d’emploi et L’Ordinaire entrée à la Comédie française en 2009. Aujourd’hui son théâtre est joué en France et à l’étranger. C’est un théâtre ancré dans l’Histoire, de la guerre de Corée aux attentats du 11 septembre, et qui a su capter les bouleversements du capitalisme. Une chronique de notre temps dans une langue unique en son genre dont l’auteur, pourtant peu enclin à porter un regard analytique sur son écriture, est sans doute et malgré lui le meilleur conteur.Lundi : Les grandes rencontres **Mardi : L’adieu au roman ** Mercredi : Le théâtre de l'entreprise Jeudi : Décalages et dérapages: du comique Vendredi : Engagements et dégagements Du lundi 1er au vendredi 5 juillet 20h30-20h55 FEUILLETON Pages arrachées à la correspondance de Tolkien ** Textes choisis et présentés par Vincent FerréRéalisation : Jacques TaroniAvec Jérôme Kircher France Culture vous propose de découvrir l’écrivain britannique J.R.R. Tolkien (1892-1973) à travers sa correspondance. Professeur à Oxford et auteur d’une œuvre critique et fictionnelle gigantesque, Tolkien est trop souvent réduit aux seuls Seigneur des Anneaux et Hobbit. S’il est bien question, dans ce feuilleton, du grand cycle de la Terre du Milieu, de sa genèse, de son évolution imprévue et de son lien avec les langues que ce philologue réputé inventait par amour des mots, le choix d’extraits de ses Lettres entend dépasser une certaine image d’Épinal : celle de l’auteur de fantasy , perçue comme une évasion dans un monde imaginaire. Il s’agira de faire découvrir la cohérence de son œuvre, jusque dans les textes moins connus (Le Silmarillion , ses nouvelles), ainsi que la pertinence de son projet, qui entendait utiliser le merveilleux et le « conte de fées » pour saisir le monde. Sans omettre le versant plus personnel de cette correspondance, adressé à sa famille et à ses proches, premiers lecteurs de son œuvre. La correspondance de J.R.R. Tolkien est publiée, sous le titre Lettres , aux éditions Christian Bourgois dans une traduction de Vincent Ferré et Delphine Martin.Lundi : Inventer des histoires et des langues Mardi : Le merveilleux, la fantaisie et le conte de fée Mercredi : Tolkien, l’intime Jeudi : L’œuvre de Tolkien Vendredi : Le seigneur des anneaux VIBREZ AVEC LE TOUR DE FRANCE 2013 - 100ème édition 29 juin - 21 juillet, de 17h à 17h55 SUR LA ROUTE... du Tour de France : Porto-Vecchio (28/6) / Albi (5/7) / St Amond Monrond (12/7) / Le Grand Bornand (19/7)par Olivia Gesbert Du débarquement de la planète média à l’extrême sud de l’île de beauté pour le départ de cette centième édition au grand mythe de L’Alpe d’Huez dans la dernière ligne droite du Tour, de la valorisation des patrimoines gastronomiques régionaux au « pittoresque » de nos villages dans la voix de Jean-Paul Ollivier, des routes littéraires et des chemins musicaux que le Tour a arpentés, du Tour dans l’Histoire de France à la France du Tour de demain.Et retrouvez « Le Tour de France » dans France Culture Papiers n°6, « Un Tour avec Antoine Blondin ». **PARTEZ SUR LES FESTIVALS ** > MONTPELLIER DANSE 2013

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Lundi 1er juillet, de 12h à 13h40 La grande table , par Caroline Broué > RENCONTRES D'ARLES

rencontres d'arles
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Mardi 2 juillet, de 12h à 13h40 La grande table , par Caroline Broué > QUEBEC LE RENDEZ-VOUS, par Laurent Goumarre** Mercredi 3, jeudi 4 et vendredi 5 juillet, de 19h à 19h55 A l’occasion de la 45ème édition du Festival d’Eté de Québec , le RenDez-Vous se délocalise pour 3 émissions en direct de Radio Canada avec chaque soir une émission en 4 temps…- Journal de la Culture : ** Daniel Gelinas , directeur du Festival d'été de QuébecRégis Labeaume** , maire de QuébecMaka Koto , ministre de la culture**- Programmation Festival d’Eté de Québec : ** Jean-François Lepine , journaliste Radio Canada - Parrain de l'Exposition World Press Photo du 3 au 25 juilletMichel Rivard , auteur, compositeur et interprète (fondateur du groupe Beau Dommage) Daniel Lavoie, ** chanteurLocolocass** , groupe de rap indépendantisteLouis-Jean Cormier , musicien pop-rockLisa Leblanc , chanteuse country-rock**- Programmation culture québecoise : ** Gilles Pellerin , écrivain et éditeurHélène Vachon , écrivainePaule Andrée Cassidy , interprète et coach vocal dimanche 30 juin 15h-16h VILLES-MONDES Par Benoît Lagane - réalisation : Lionel QuantinQuébec, là où la ville s’élargit ** Ville de bloc, ville de pierre, Québec, capitale de la province du Québec, s’est construit un avenir, s’est bâti une histoire, des premiers jours de la découverte jusqu’au lendemain du 400ème anniversaire de sa fondation. Ville active, longtemps coupée en deux entre ville ouvrière et ville de fonctionnaire, Québec est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, et ce n’est pas un hasard si de nombreux artistes s’y sont installés, à l’image du metteur en scène, dramaturge et cinéaste, « fantôme de la ville » Robert Lepage. Comme lui, afin d’éclater son image « Unesco » et touristique de vieille ville tournée vers son passé, Québec n’a cessé de se mettre en scène, de se réinventer et de se trouver de nouvelles portes d’entrée notamment artistiques et technologiques. Du quartier chinois, fantôme disparu au profit d’un échangeur autoroutier, aux rives de la rivière Saint-Charles dans le quartier Limoulou chanté par Sylvain Lelièvre, détours en ville haute du côté d’un théâtre du quartier Montcalm installé dans une ancienne synagogue, et d’un paisible cimetière punk du quartier Saint-Jean Baptiste et promenades en basse ville dans les rues du Quartier Saint-Roch, jusqu’aux silos à grain, encore en activité, du Port de Québec… Avec Maxime Robin , jeune dramaturge et metteur en scène, Frédéric Dubois , metteur en scène et directeur du théâtre le Périscope, Martin Bureau , artiste, membre de la coopérative d’art Méduse et Président de la Bande Vidéo, Pierre Thibault , architecte, Christian Saint-Pierre , comédien, animateur de la ligue d’impro de la ville, Marie Gignac , comédienne, dramaturge, metteuse en scène animatrice du festival Carrefour du Théâtre, Michel Bernatchez , producteur à Ex-Machina auprès de Robert Lepage, Jocelyn Robert , plasticien sonore, cofondateur de Méduse et directeur de l’école d’art visuel, Stéphane Hudon , vidéaste et historien de l’art, directeur artistique de la bande vidéo, Claudine Thériault , productrice à Spirafilms, Eveline Boulva , plasticienne, Marie-Eve Sévigny , lectrice et animatrice des promenades des écrivains. FRANCE CULTURE PARTENAIRE DES TRETEAUX DE FRANCE ** Un partenariat conçu comme un programme de transmission et qui se décline sur un mois et en trois temps et dans trois programmes de fictions : * - du 24 juin au 12 juillet, à 19h55, Lecture du soir Chaque soir, nous écouterons la lecture par Robin Renucci, directeur du Centre Dramatique National « Les tréteaux de France », de « Vilar-Vitez, les 2V, récit de Jack Ralite. Par son témoignage, Jack Ralite, homme politique, militant, spectateur de théâtre, nous permet de côtoyer Vilar et Vitez, comédiens, metteurs en scène, hommes de théâtre, directeurs de grandes institutions, préoccupés par l’élargissement du public, par l’élargissement du répertoire et portés par un sens civique exemplaire. - 7 juillet, Théâtre&Cie, de 21 h à 23h Nous diffuserons au moment où commence le Festival d’Avignon, une lecture de « La scène natale, Copeau, Jouvet, Dullin », une pièce composée par Evelyne Loew à partir des registres du Vieux Colombier et des écrits de Copeau, Jouvet, Dullin. Cette lecture a été lue et enregistrée en public à Avignon au Musée Calvet en juillet 2012 par des metteurs en scène connus pour leur engagement dans la décentralisation : Christian Schiaretti, Robin Renucci, Denis Guénoun, et Jean-Claude Penchenat. Ils ont prêté leurs voix à Jacques Copeau, Louis Jouvet, Charles Dullin, pour nous raconter un morceau de la vie théâtrale entre 1911 et 1923. - Le 20 juillet, à 20h , Festival d’Avignon Nous accueillerons Robin Renucci au Musée Calvet, pour un Atelier de lecture à voix haute, expérience de partage et de transmission avec le public à partir de livres. (Blandine Masson). UN GRAND VOYAGE DANS LA PETITE FAMILLE DU DIAMANT 17h-17h55 SUR LES DOCKS **Lundi 1er juillet : ** « Mbuji-Mayi (RD Congo) : Les comptes d’Anderson » Par Benjamin Bibas et Emmanuel Chicon - Réalisation : Jean-Philippe NavarreRediffusion du 27 avril 2009 « Mbongu » est le terme qui désigne le diamant en chiluba, langue nationale parlée dans le Kasaï Oriental, province de la République démocratique du Congo (RDC). La plus grande région diamantifère du pays est située autour de Mbuji-Mayi, immense ville pionnière. La libéralisation de l’extraction des diamants décidée par le maréchal Mobutu en 1982 a mis fin au monopole de la Société minière de Bakwanga (MIBA). Concentrée sur le « Polygone », une zone réservée interdite aux creuseurs artisanaux, la production de la MIBA en 2007 n’a pas dépassé un million de carats, une quantité marginale par rapport à l’exploitation artisanale…Avec des creuseurs du Kasaï Oriental ** : Anderson Kibusubusu Kafunga , contrôleur provincial du Centre d’évaluation, d’expertise et de certification (CEEC) ; Yenga Mabolia , coordonnateur du processus de Kimberley au sein du Ministère des mines congolais (Kinshasa) ; Alphonse Ngoye-Kasonji , actuel gouverneur du Kasaï oriental et ancien diamantaire ; A Mbuji-Mayi : Mohamed Basir , acheteur agréé du comptoir CongoDiam Kabeko Kabengele , négociant ; Charles Mfwamba , ancien directeur d’une organisation de défense des droits de l’homme ; Placide Mukendi , avocat au barreau ; Viyas Kashia , acheteur agréé (indien) du comptoir CongoDiam ; Les pasteurs Kafuidi et Nzamana , dirigeants de l’Eglise des témoins du Christ. A Bakwa Tshimuna : ** Kaluila Kabilongo , chef du village Yombo Katalai Kata , négociant Mardi 2 juillet : ** « Anvers (Belgique) : La part du tigre » Par Benjamin Bibas et Emmanuel Chicon - Réalisation : Jean-Philippe NavarreRediffusion du 28 avril 2009 A l’entrée du zoo d’Anvers attenant au musée du diamant, deux mosaïques se font face : l’une représente un lion, emblème de la Flandre et de la Belgique ; l’autre un tigre, fauve qui pourrait symboliser l’Inde, tant les firmes issues de ce pays règnent aujourd’hui presque sans partage sur la capitale internationale du diamant. En 2009 si Anvers prétend encore attirer 80 % de la production mondiale du brut et 50 % du taillé, échangés dans l’une de ses quatre bourses diamantaires, 70 % de son chiffre d’affaires import-export est réalisé par des compagnies indiennes omniprésentes dans le Antwerp World Diamond Center…Avec Philip Claes , porte-parole du Antwerp World Diamond Center, Agim De Bruycker et Patrick Paes , inspecteurs de la police fédérale belge (section diamants), Dilip Mehta , PDG de Rosy Blue, Gabriel Tolkowsky , tailleur de diamants, Didier Verbruggen , directeur de l’International Peace Information Service (IPIS), ONG observatrice du Processus de Kimberley, Eddy Vleeschdrager , membre des quatre bourses diamantaires anversoises et historien du diamant. Mercredi 3 juillet : ** « Bombay : le grand jeu des Shah et des Mehta » Par Benjamin Bibas et Emmanuel Chicon - Réalisation : Jean-Philippe NavarreRediffusion du 29 avril 2009 En Inde, où il a été découvert dans la région de Golkonde (Andhra Pradesh) au XVe siècle, le diamant est une affaire (lucrative) qui se gère en famille : deux grandes familles, principalement, les Shah et les Mehta. Traditionnellement à Anvers les entreprises familiales s’approvisionnaient en brut auprès de la firme patriarcale De Beers ou captaient les pierres en provenance de l’ex-empire colonial. Les Indiens, ex-colonisés eux-mêmes, ont tout de suite pensé « global » en choisissant les chutes de diamants polis dont personne ne voulait en Occident. Partis à la conquête du vaisseau amiral anversois, ils ont fini par en prendre la barre et ont envoyé neveux, cousins… aux quatre coins de la planète…Avec : A Bombay : ** Anoop Mehta , directeur de Mohit Diamonds et président de la Bharat Diamond Bourse (Russel Mehta, fils du fondateur de la plus grande firme indienne du diamant, Rosy Blue, dont il dirige les activités indiennes ; Vasant Mehta , président du Gem & Jewellery Export Council, organisation fédérant les diamantaires indiens et mandatée pour veiller à l’application du Processus de Kimberley dans le pays; A Surat : ** Chetan Shah , directeur de la Chambre de commerce et d’industrie du Sud Gujarat ; Prarag Shah , co-directeur et co-fondateur de la firme diamantaire Gegandelah International Limited ; Biru Jirawala , président du syndicat des tailleurs de Surat ; A Delhi : ** Annie Dunnebacke , observatrice du Processus de Kimberley pour l’ONG britannique Global Witness ; Dorothée Gizenga , directrice de l’ONG Diamond Development Initiative ; Rahul Kullar , secrétaire spécial au département commerce du Ministère du commerce et de l’industrie indien. Jeudi 4 juillet : ** « Au Venezuela : Abécédaire du chavisme » Par Alexandre Héraud – réalisation : Yvon Croizier Rediffusion du 30 novembre 2009 Une « danse des mots » envers le processus révolutionnaire en cours au Venezuela, voilà ce que nous avons imaginé pouvoir orchestrer au fil de nos rencontres en 2009 dans ce pays alors métamorphosé sous l’impulsion du controversé commandant Hugo Rafael Chavez Frias.De l’ancien ministre chaviste déçu au candidat malheureux à la présidence, de l’éditorialiste reconnu au petit entrepreneur local, du journaliste à la retraite blasé à la militante de quartier défavorisé, du jeune étudiant révolutionnaire rêveur au petit gérant d’hôtel sur la côte caraïbe, de la sociologue au professeur de lettres… Tous ont bien voulu participer à notre jeu-puzzle et isoler une lettre de l’alphabet pour construire ce qui s’apparenterait selon eux à un début de définition du chavisme.Du « A » comme Alegria (joie), ou Autoritarisme au « T » de Tristesse, nous nous arrêterons sur le « C » de Caudillisme ou de Césarisme, ou encore celui de Cambio (changement) ;Nous évoquerons le « D », de Dignité ; le « E » d’Etatisme…Nous convoquerons le « M » de Militarisme ou de Messianisme, puis le « O » de Odio (la haine) et le « P » de Peligro (danger), sans oublier le « S » de Sueno (rêve)…Pour buter sur le « T » de Totalitarisme.Avec Teodoro Petkoff , directeur du quotidien « Tal Cual » ancien guérillero, ancien ministre et deux fois candidat à la présidence ; Vladimir Villegas , ancien vice-ministre des affaires étrangères de Chavez ; Leopoldo Lopez , ancien maire de Chacao (Caracas), principale figure de l’opposition ; Colette Capriles , professeur de sciences humaines à l’Université Simon Bolivar ; Jimmy Capriles , entrepreneur ; Jose Macondo , maire (chaviste) de Rio Caribe ; Emiliano Grateron , actuel maire de Chacao ; Gisela Kozak , écrivain ; Natalia Brandler , professeur de sciences politiques à l’Université Simon Bolivar ; Andrés , étudiant ; Suzana , militante chaviste. FICTIONS Mercredi 3 juillet, 23h-0h L’ATELIER FICTION Or not to d’Anne Claude Romarie et Mariannick BellotRéalisation : Marguerite Gateau"Or not to", le projet d'Anne-Claude Romarie, jeune auteur/metteur en scène, part du texte de Shakespeare, et de la problématique suivante : "Que se passe-t-il si Hamlet est une femme, et si les 5 interprètes se perdent et se retrouvent dans les changements de rôle, de sexe et d'état (en jeu/pas en jeu)? Où est la fiction dans cette réalité ? Quels sont les enjeux dans Hamlet, où se situe le pouvoir lorsque les paroles d'un homme sont portées par une femme ? Par plusieurs femmes ? Pourquoi et comment cela est-il si différent ?A travers les échanges de mails entre Anne-Claude Romarie et Mariannick Bellot, qui rejoint bientôt l'équipe, se dessine le travail de recherche étalé sur deux années, plusieurs semaines de laboratoire et d'improvisation sur le plateau qui seront enregistrées, filmées, pour donner suite à la création d'un nouveau texte..."Avec Anne-Claude Romarie, Florence Loiret-Calle, Mireille Perrier, Karim Fatihi, Valérie Berthelot, Laurent Menez, Virginie Fouchault et Chloé Baker Du lundi 1er au vendredi 5 juillet 11h50-12h MICRO FICTION Chef d’œuvre ? Non merci , de Fabrice ColinRéalisation : Jean-Matthieu ZahndParis, 6e arrondissement, salle de réunion d'un éditeur parisien tendance vieille école : chaque matin, ici, on discute, on argumente et on vitupère pour essayer de dénicher le prochain best-seller, à défaut du prochain chef-d’œuvre.Mais que se passerait-il si Joyce, Kafka ou Melville adressaient leurs romans à un comité de lecture made in 2013 ? Tentative de réponse.Avec Bernard : Olivier Broche Stéphane : Philippe Beautier Clarisse : Elodie Huber Patricia : Catherine Tartarin et Édouard : Alexandre Styker ET AUSSI, samedi 29 juin 9h-10h REPLIQUES par Alain FinkielkrautSpinoza, les juifs et la modernité Avec Jean-Claude Milner , philosophe et Laurent Bove , professeur émérite de philosophie dimanche 30 juin 14h30-15h SECRET PROFESSIONNEL par Charles DantzigLe Secret Professionnel de la librairie Ombres Blanches à Toulouse Avec Christian Thorel 16h-17h LE GAI SAV OIR par Raphaël Enthoven La Force majeure – Clément Rosset 20h-20h30 ÇA RIME A QUOI par Sophie Nauleau*Nicolas Raccah ** pour son spectacle « Le Petit Traité du Plaisir qui Met Oubli à la Mort »Nicolas Raccah est comédien, formé à l'ENSATT et titulaire d'une maîtrise de philosophie. Il redéfinit son métier en 2009 en créant, avec la Compagnie Fatale Aubaine, *Le Petit Traité du Plaisir qui met Oubli à la Mort * : à partir de poésies érotiques du XVIème siècle il évoque une partie oubliée parce que censurée de notre Histoire. Il fait aussi le choix de jouer le spectacle dans l'intimité des appartements. Dans une langue poétique vivante, drôle, musicale et jamais obscène, il retrace la relation au corps et au sexe telle qu'elle a pu être chantée à la Renaissance, et l'immense culpabilisation qui s'ensuivit à la veille du XVIIème siècle. Les soirées se poursuivent par un repas convivial avec les spectateurs.