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A Rio, le musée national tente de renaître de ses cendres

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Vue aérienne du bâtiment réalisée le 28 août 2019
Vue aérienne du bâtiment réalisée le 28 août 2019
© AFP - GUILLERMO PLANEL / ESTADAO CONTEUD / Agência Estado

Le fil culture. Le 2 septembre 2018, un incendie ravageait le musée national de Rio de Janeiro, traumatisant un pays qui voyait disparaître une partie de son histoire. Un an après, ce joyau culturel fait au mieux pour se relancer malgré les difficultés. Objectif : ouvrir à nouveau en 2022.

Il y a tout juste un an, le Brésil et les amateurs de culture du monde entier étaient sous le choc : le musée national de Rio, le plus ancien du pays, venait de partir en fumée. L'émotion se mêlent à la colère à propos des raisons d'une telle catastrophe. L’enquête mettra en avant un défaut dans le circuit électrique du système de climatisation de l'auditorium. Aujourd'hui, l'institution née en 1818, et considérée comme le plus grand Musée d'Histoire naturelle et anthropologique d'Amérique latine, garde toutefois l'espoir de rouvrir d'ici trois ans.

Toutes les collections n'ont pas été détruites

Les stigmates de l'incendie sont toujours visibles sur le bâtiment abandonné recouvert d'un toit en métal provisoire et dont les murs ont été renforcés. Mais depuis plusieurs mois, paléontologues et archéologues s'échinent à sauver le plus de pièces possibles dans les décombres. 80% des collections ont été touchées par le feu, mais toutes n'ont pas été détruites car elles se trouvaient au Jardin botanique de la Quinta da Boa Vista.

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Plus de 5 000 pièces ont déjà été retrouvées, dont des pièces iconiques, comme le crâne de Luiza, le plus vieux fossile découvert sur le continent américain. De quoi redonner un peu d'espoir aux universitaires qui n'en espéraient pas tant.

Vue de pièces égyptiennes (shabtis) retrouvées dans les débris du musée et exposées le 7 mai 2019 à la presse. Le musée abritait la plus grande collection égyptienne en Amérique latine.
Vue de pièces égyptiennes (shabtis) retrouvées dans les débris du musée et exposées le 7 mai 2019 à la presse. Le musée abritait la plus grande collection égyptienne en Amérique latine.
© AFP - Mauro Pimentel

Même si une partie du passé du Brésil a disparu, avec ce travail de récupération et les dons de nouvelles pièces, le musée espère recomposer une grande collection.  

52 min

Bureaucratie insensée et promesses non tenues

Mais la rectrice de l'université qui gère le musée se plaint de la bureaucratie monstrueuse qui complique tout. On est allé jusqu'à lui demander des documents pour prouver que le musée avait bien brûlé !

Autre vue aérienne, toujours réalisée le 28 août 2019
Autre vue aérienne, toujours réalisée le 28 août 2019
© AFP - GUILLERMO PLANEL / ESTADAO CONTEUD / AGÊNCIA ESTADO

Et si des budgets ont été débloqués, plusieurs promesses n'ont pas été tenues. Le réseau de soutien pour aider à la reconstruction, promis par l'ancien président de la République Michel Temer, n'a jamais été mis en place. Or, il manque une bonne partie des 80 millions d'euros nécessaires à la reconstruction. Il faut dire qu'au Brésil, les donations ne sont pas déductibles d'impôt et le gouvernement actuel ne semble pas prêt à débloquer tous les fonds nécessaires.

Malgré tout, les travaux avancent peu à peu et la direction du musée espère pouvoir ouvrir de nouveau au public en 2022.

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