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Andreï Makine : "On vit dans une attente farouche du miracle amoureux”

Par
Andreï Makine
Andreï Makine
© AFP - JOEL SAGET

Entretien avec le plus russe des écrivains français, qui dans ses romans, nous plonge dans une Russie toujours plus rude et violente, où brille parfois un reflet de France. Même lorsque la France est absente, c’est le français qu'utilise Andreï Makine pour raconter.

Andreï Makine est né en Sibérie en 1957. Il obtient l’asile politique en France en 1987, et se consacre à l’écriture tout en donnant des cours de littérature russe à l’École normale et à Science Po. Avec Le Testament français, en 1995, il obtient le Prix Goncourt et le prix Médicis. Il a publié une vingtaine de livres, dont quelques-uns sous le nom de Gabriel Osmonde. Il est élu à l’Académie française en 2016, au fauteuil d'Assia Djebar.

Notre erreur fatale est de chercher des paradis pérennes. Des plaisirs qui ne s’usent pas, des attachements persistants, des caresses à la vitalité des lianes : l’arbre meurt mais leurs entrelacs continuent à verdoyer. Cette obsession de la durée nous fait manquer tant de paradis fugaces, les seuls que nous puissions approcher au cours de notre trajet de mortels. Leurs éblouissements surgissent dans des lieux souvent si humbles et éphémères que nous refusons de nous y attarder. Nous préférons bâtir nos rêves avec les blocs granitiques des décennies. Nous nous croyons destinés à une longévité de statues. "Le livre des brèves amours éternelles"

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Une discussion enregistrée en avril 2019.

Andreï Makine, écrivain

Michelle Bubenicek, directrice de l'École des chartes.

En savoir plus : Andreï Makine, romancier sans frontières