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Après la mort de Picasso, la bataille sur le sort de "Guernica"

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Guernica bien gardé à son arrivée pour la première fois en Espagne en 1981.
Guernica bien gardé à son arrivée pour la première fois en Espagne en 1981.
© Sipa - IVE / AP

1993. Guernica devait-elle rentrer en Espagne malgré la monarchie que Pablo Picasso avait en horreur? Une polémique à plusieurs épisodes, où exécuteur testamentaire et héritiers bataillent, marque le destin de ce tableau parmi les plus célèbres au monde. Retour en archives sur les batailles de "Guernica".

Peint en 1937 par Picasso, le tableau "Guernica", évocation de la Guerre d'Espagne et de la barbarie en général, s'offre au regard à Madrid depuis l'automne 1981. Pourtant, son retour en terre espagnole a fait l'objet d'une ardente bataille, qui s'est jouée sur plusieurs fronts.

Exilé outre-atlantique après la victoire de Franco en 1939 et longtemps visible au Moma à New-York, le grand format (plus de sept mètres de long par 3,49 mètres de haut tout de même) a bien failli ne jamais revenir en Espagne.

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Pablo Picasso avait fait de l'avocat Roland Dumas son exécuteur testamentaire. Ce dernier concédera seulement tardivement à rapatrier le tableau dans la péninsule ibérique. Arguant notamment que le peintre avait conditionné son retour en terre espagnole, après sa mort, à la mise à bas effective de la monarchie, toute constitutionnelle soit-elle.

Une fois le retour madrilène acté, restait à trancher quel musée accueillerait cette toile monumentale et... lucrative car synonyme de fréquentation juteuse aux guichets. Deux institutions s'affrontèrent alors : le Prado, qui l'a hébergée jusqu'en 1992, et le Reina Sofia, où vous pouvez toujours admirer "Guernica" aujourd'hui.

Dans cette archive du 14 août 1993 sur France Culture, écoutez Roland Dumas et les héritiers du peintre catalan lever le voile sur une partie de ce feuilleton :

De Guernica à Guernica, le 13/08/1993

18 min

Archive INA - Radio France