Publicité

Après la tuerie de Toulouse, l'émotion et des questions

Par

L’onde de choc s’est propagée à toute la France et au-delà. Les représentants religieux, politiques mais aussi simples citoyens ont réagi à l’assassinat de trois enfants et d’un adulte devant un établissement juif de Toulouse lundi 19 mars. Le meurtrier soupçonné d’avoir commis deux autres crimes racistes est toujours recherché.

Ce qui s'est passé
Ce qui s'est passé

Une minute de silence dans les écoles Mardi 20 mars, 11 heures. Dans la plupart des écoles de France les élèves ont observé une minute de silence en hommage à Gabriel , 4 ans, son frère Arieh , 5 ans, leur père Jonathan et Myriam , 7 ans, tous les quatre assassinés froidement la veille par un homme. Le meurtrier a ouvert le feu calmement, méthodiquement, à l’entrée d’un établissement scolaire juif.

Publicité
Nicolas Sarkozy à la sortie d'une école parisienne
Nicolas Sarkozy à la sortie d'une école parisienne
© Maxppp - Christophe Karaba

Rapidement après le drame le président de la République a décrété une minute de silence pour les écoliers.Nicolas Sarkozy s’est d’ailleurs rendu mardi matin dans une école parisienne en compagnie du ministre de l’éducation pour participer à ce moment de recueillement. Il a expliqué aux élèves que le drame s’est "passé à Toulouse dans une école confessionnelle avec des enfants de famille juive mais aurait pu se passer ici" .

L’idée d’une minute de silence a été saluée par la communauté enseignante même si des professeurs reconnaissaient la difficulté d’expliquer à des enfants ce qu’il s’est passé à Toulouse. Le reportage de Justine Leclercq :

Écouter

1 min

Les quatre victimes juives de Toulouse seront inhumées en Israël à la demande des familles. Les dépouilles seront d’abord transférées à Paris pour être exposées au pavillon d’honneur de Roissy-Charles-De-Gaulle.Selon l'ambassadeur d'Israël à Paris, Jonathan Sandler avait la seule nationalité française; les trois enfants, selon l'ambassade, avaient eux la double nationalité franco-israélienne.

En attendant, la classe politique s’est mobilisée en mettant la campagne électorale en suspens. Les candidats ont annulé la plupart de leurs meetings et rendez-vous médiatiques. Les précisions de Frédéric Métézeau mardi matin dans les matins de France Culture :

Écouter

1 min

Invité mardi matin de nos confrères de France Info, Gilles Bernheim le Grand rabbin de France a souhaité "qu’il n’y ait aucune récupération politicienne de cette affaire"

L’incompréhension
Mardi matin sur France Culture, Raphael Enthoven consacrait sa chronique à ces événements. Il parle d'une "impression d'irréalité" .

A Toulouse, les habitants sont encore sous le choc après le drame du lundi 19 mars à l'école Ozar Hatorah, qui ressemble beaucoup à ceux du 15 mars à Montauban et du 11 mars à Toulouse. Dans ces deux derniers cas, trois militaires français d’origine maghrébine ont été tués. Les enquêteurs étudient donc la possibilité de crimes liés et motivés par un caractère raciste et antisémite. On a appris que la même arme avait servi dans les trois affaires, et comme le précisait** le journaliste de** France Inter** Franck Cognard** mardi matin, il y a d’autres éléments qui lient ces meurtres :

Écouter

1 min

L’homme, ou les hommes impliqués dans ces tueries sont toujours recherchés. A chaque fois le tireur portait un casque sur sa tête, rendant difficile son identification. Mais selon un témoin de l’assassinat devant l’école juive, le tueur portait une caméra portative autour du cou. Une information confirmée par le ministre de l’intérieur Claude Guéant :

Écouter

59 sec

Certains experts n'hésitent pas à parler d'un tueur en série comme l'explique pour l'AFP le criminologue Stéphane Bourgoin**.**

Sur place à Toulouse, la population est clairement inquiète. Le tueur est imprévisible et a frappé là où il le souhaitait. Et c’est presque un sentiment de psychose qui règne sur la ville comme l’a constaté notre envoyé spécial Omar Ouahmane :

Écouter

1 min

Pour essayer de contenir ce sentiment de panique, le président de la République a décidé d’activer le niveau écarlate du plan Vigipirate pour la région Midi-Pyrénées.

Le plan Vigipirate
Le plan Vigipirate

Le niveau écarlate implique un renforcement de la sécurité autour des lieux dits "sensibles". Le reportage à Toulouse de Stéphane Iglésis :

Écouter

1 min

Le parquet de Paris s’est saisi de l’enquête au titre de sa compétence anti-terroriste. Une gigantesque chasse à l'homme se poursuit dans toute la France et sur internet pour retrouver l'auteur des meurtres qui pourrait récidiver.