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Attentats : ce qu'il faut savoir de l'assaut de Saint-Denis

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La cible de ce raid était le Belge Abdelhamid Abaadoud, cerveau présumé des attentats terroristes perpétrés vendredi, et dont le parquet a confirmé la mort, ce jeudi, au cours de l'assaut.

Deux autres corps ont été retrouvés, dont celui de la cousine d'Abaaoud. En revanche, Salah Abdelslam, le logisticien présumé des attentats, est toujours en fuite une semaine après les faits.
L'essentiel à savoir :

  • L'opération des policiers du RAID, de la BRI et de la police judiciaire a commencé à 4h20 ce mercredi matin, dans un appartement situé à une vingtaine de minutes à pied du Stade de France. Elle s'est achevée en fin de matinée. 110 policiers ont été mobilisés, avec plus de 5.000 munitions tirées , selon le procureur de Paris François Molins (vidéo de sa conférence de presse mercredi en fin d'après-midi).
  • La cible de cet assaut était le Belge Abdelhamid Abaaoud , cerveau présumé des attentats terroristes perpétrés vendredi, originaire de Molenbeek. Selon une source près de l'enquête, c'est la géolocalisation de sa cousine qui aurait abouti à lui à partir de lundi. Le parquet ayant confirmé ce jeudi 19 novembre qu'Abaaoud avait été identifié comme l'une des trois victimes de cet assaut. Et Bernard Cazeneuve de préciser qu'il était impliqué dans quatre de six attentats déjoués depuis le printemps. Toujours aucune nouvelle en revanche de Salah Abdelslam, le logisticien présumé des attentats du 13 novembre .
  • Dès le début de l'assaut, un homme aurait activé son gilet explosif *. * Son identité n'a pour l'instant pas été établie.
  • Et Hasna Aït Boulahcen, cousine d'Abdelhamid Abaaoud âgée de 26 ans, est elle aussi morte lors de cette opération, mais elle ne s'est pas faite exploser
  • Cinq policiers du RAID ont été blessés, tout comme l'un des suspects actuellement en garde à vue, touché lors de l’effondrement d'un des étages de l'immeuble où s'est déroulé l'assaut.
  • Huit personnes ont été placées mercredi en garde à vue. "Ces interpellations ont été conduites à l'égard de personnes qui auraient pu frapper de nouveau, et c'est une fois de plus des crimes, des meurtres, de la barbarie qui a été évitée" , a dit le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve ce mercredi après-midi.Ce samedi, elles ont toutes été relâchées, sauf Jawad Bendaoud, celui qui a fourni le logement au groupe sans savoir qu'il s'agissait de terroristes selon lui.
  • Les établissements scolaires de Saint-Denis ont rouvert ce jeudi.

L'opération antiterroriste de Saint-Denis nous confirme que "nous sommes dans la guerre. Contre un terrorisme qui lui-même a décidé de nous mener la guerre." . (François Hollande)

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> Découvrez qui sont les terroristes et comment ils ont agi le 13 novembre

Bilan de l'assaut de Saint-Denis
Bilan de l'assaut de Saint-Denis

L'opér ation du Raid s'est déroulée au 8, rue du Corbillon, à quelques minutes à pied de la mairie de Saint-Denis et à moins d'un kilomètre du Stade de France meurtri vendredi. Un assaut particulièrement intense, les riverains témoignant de tirs très nourris et de fortes détonations.

15.000 à 20.000 habitants sont restés cloîtrés chez eux durant la totalité de l'opération, qui a duré sept heures. Des habitants choqués par ces scènes de guerre se déroulant dans les rues de la ville, et par le déploiement médiatique que cela a engendré. Reportage de Catherine Duthu :

Reportage auprès de Dyonisiens au jour du raid contre des terroristes des attentats de Paris et Saint-Denis, le 18 novembre 2015

2 min

> Écoutez le journal de 22h de ce mercredi de Stanislas Vasak, avec un point sur l'enquête avec Marie-Pierre Vérot, un éclairage sur le prolongement de l'Etat d'urgence, avec Clémence Fulleda, une analyse politique de Frédéric Says sur l'union nationale à l'Assemblée et un entretien avec * *Haoues Seniguer, chercheur au Gremmo, sur la radicalisation de ces djihadistes :

Par ailleurs, l'état d'urgence est _* *_entré en vigueur ce jeudi 19 novembre à 00h00 et il a été prolongé en métropole et dans les DOM-TOM jusqu'en février, après des votes à l'Assemblée et au Sénat.

"On est totalement immergés, impliqués dans ces événements qui frappent la France entière ", a indiqué George Pau-Langevin, la ministre des Outre-mer. "Malheureusement, parmi les terroristes mis en cause, on voit apparaître un homme qui grandi à la Réunion ." Il s'agit de Fabien Clain, dont la voix a été identifiée sur une des revendications de l'attaque. Scolarisé sur l'île entre 1991 et 1995, c'est à Toulouse qu'il a emprunté le chemin de la radicalisation.

Karima et Slimane Rabahallah, maire-adjoint à la tranquillité publique à Saint-Denis, en haut à gauche, et vues de la ville.
Karima et Slimane Rabahallah, maire-adjoint à la tranquillité publique à Saint-Denis, en haut à gauche, et vues de la ville.
© Radio France - Catherine Duthu/Radio France et Claire Hache/lexpress.fr