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Au Japon, cohues et mystères autour du dernier Haruki Murakami

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Un fan de Murakami ayant pu mettre la main sur son nouveau roman
Un fan de Murakami ayant pu mettre la main sur son nouveau roman
© AFP - TORU YAMANAKA

Ce 24 février, au Japon, des millions de fans ont sacrifié une nuit de sommeil afin d'être sûrs de se procurer le dernier roman d'Haruki Murakami, "Le Meurtre du commandant de la chevalerie".

Le Meurtre du commandant de la chevalerie : c'est le titre du dernier roman d'Haruki Murakami, qui a engendré cette nuit la formation de hordes de zélateurs dans les librairies japonaises. Le mystère plane sur ce dernier ouvrage de l'écrivain à succès, qui n'a rien voulu dévoiler à ses lecteurs avant publication. A peine sait-on que deux tomes composent ce roman-fleuve.

Dans Le Journal de 8 heures de ce 24 février, le journaliste Frédéric Charles faisait le récit de cette parution-événement, depuis Tokyo :

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"On sait seulement que c'est un récit plus long que Kafka sur le rivage, et plus court que 1Q84 [sorti en 3 tomes en 2009 et 2010, NDLR]. Le manuscrit totalise 2 000 feuillets." Frédéric Charles

Au Japon, le premier tome a déjà été tiré à 700 000 exemplaires, contre 600 000 pour le deuxième.

Les afficionados de Murakami, frustrés d'en savoir si peu, ont trompé leur impatience en traçant des tendances à l'aune de leurs précédentes lectures. Récit débutant dans le passé des protagonistes, narrations introspectives, lente installation de l'intrigue comme dans 1Q84 où le lecteur se retrouve embarqué d'office dans un taxi avec le personnage principal, durant tout le premier chapitre… D'après ces lecteurs avides, attendez-vous également à des complots, et à des assassinats longuement fomentés.

Murakami cultive aussi le mystère autour de sa personne, puisqu'avant une conférence publique sur l'âme et l'art de la décrire, tenue à Kyoto en 2013, il ne s'était pas exprimé pendant… 18 ans. "Reprenant une métaphore de Kafka, il avait dit que l'homme était comme un immeuble : dans les étages il y a sa vie, au premier sous-sol les débris de sa mémoire, et au second sous-sol, l'âme et ses énigmes", rapporte Frédéric Charles. Jusqu'à aujourd'hui, son dernier roman était L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage. Publié au Japon en 2013, et en France en 2014, il racontait les tribulations d'un jeune étudiant obnubilé par la mort.

Lecteurs français, encore un peu de patience : l'éditeur de Murakami, Belfond, annonce la publication de la version française du Meurtre du commandant de la chevalerie, pour 2018.