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Avignon 2016, chocs à venir

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quelques affiches à Avignon 2016
quelques affiches à Avignon 2016
- BERTRAND LANGLOIS / AFP

Top départ pour le Festival d’Avignon avec une manifestation qui va se jouer en deux temps car si le In dirigé par Olivier Py fermera ses portes le 24 juillet, le Off, lui, va se poursuivre jusqu’au 30 juillet.

Chronique du Festival d'Avignon par Joëlle Gayot

1 min

Il y a de l’ambiance à Avignon et ce n’est pas le foot et l’Euro qui perturberont les festivaliers. On sait à quel point le public est ici d’une fidélité sans faille aux spectacles, voire même d’une passion qui confine à l’addiction. Du côté du Off, il va falloir patienter pour avoir des nouvelles. Le Off, on le découvre sur place, à mesure que la rumeur vous porte d’un lieu à un autre. Par contre, pour le In, on s’attend à des chocs esthétiques mémorables. Ne serait-ce que parce que certaines représentations s’aventurent sur des durées hors norme, et ça, ça peut devenir pour chacun une expérience inoubliable : 12 h annoncées pour 2666, le roman de Roberto Bolano que met en scène le jeune Julien Gosselin. 5 h prévues pour Karamazov, de Dostoïevski revu et corrigé par le tout aussi jeune Jean Bellorini. Olivier Py a ouvert le Festival aux trentenaires et c’est bien car les figures montantes du théâtre, Gosselin, Bellorini mais aussi Maëlle Poésy ou Thomas Jolly savent s’y prendre pour ferrer l’attention, susciter l’émotion, éveiller la réflexion. Mais ce n’est pas une raison pour bouder leurs ainés. Et je pense notamment aux artistes étrangers qui sont là. Il y a fort à parier que la sulfureuse espagnole Angelica Liddell, le maître polonais Krytian Lupa, et l’inventivité du russe Kirill Serebrenikov, vont frapper les esprits. Et demain, c’est promis Tara, je vous parlerai du retour de la Comédie Française à Avignon après 23 ans d’absence. La crème des comédiens français joue effectivement à 22 h, dans la Cour d’honneur, une adaptation du film de Visconti, les Damnés et ça, ça ne se rate pas.