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Bande dessinée, cinéma, musique... 5 idées pour votre week end

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- AND

Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, un spectacle, un disque, une exposition, un livre, une série. Bonnes découvertes !

"Un spectacle : "Ysteria", du théâtre "psy" à la fois didactique et baroque.

Gérard Watkins, fils du cinéaste Peter Watkins, et formidable comédien, signe lui-même texte, mise en scène et scénographie de ce spectacle qui interroge passé et actualité du grand mystère que demeure ce que l’on appelle l’hystérie. Si Freud postulait que « l’hystérique souffre de réminiscences », André Breton y voyait lui le “moyen suprême d’expression”.  Voyage dans une énigme... 

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L'avis des critiques : 

Je trouve ce spectacle passionnant sur le fond et la forme. Il y a une écriture de plateau et des choses très documentées. Les comédiens et comédiennes sont formidables dans tous les registres. Leur plaisir de jeu est manifeste. Cette qualité du in vivo est très réussie. C’est du naturel très travaillé. Arnaud Laporte

C’est une expérience audacieuse de théâtre psy à la fois didactique et baroque. Je me suis pris au jeu des comédiens assez étonnants dans leur justesse et à cette  masse de questionnements sur l’hystérie. Finalement, j’ai été convaincu, on est pris comme dans un thriller. Cela m’a plu d’être déstabilisé. Philippe Chevilley 

Je reconnais le travail sur la scénographie, le travail des acteurs mais tout est appuyé et je n’ai pas été prise. Au fur et à mesure du spectacle, j’ai eu l’impression de quitter le didactisme pour entrer dans une forme d’écrasement des enjeux de l’hystérie et de la psychanalyse. Caroline Châtelet 

J’avais peur d’avoir affaire une pièce qui parle de l’hystérie pour développer un discours un peu bien-pensant mais j’ai été assez décontenancé. C’est une pièce de théâtre empirique au sens premier du terme, un spectacle de la jouissance de la forme et du jeu. Jean-Christophe Brianchon

  • "Ysteria"__, texte et mise en scène Gérard Watkins // Jusqu'au 14 avr au théâtre de La Tempête
58 min

Un Coffret disque : L'Intégrale Bashung, un sublime coffret qui ressemble à un livre d’art.

immortel
immortel
- Alain Bashung

Si Alain Bashung est mort le 14 mars 2009, sa musique n’a cessé de vivre dans nos oreilles et dans nos coeurs. Immortel est un sublime coffret qui ressemble à un livre d’art. On y trouvera bien sûr tous les albums, présentés dans l’ordre chronologique des enregistrements, mais aussi de très nombreuses versions alternatives, des démos, des reprises, des instrumentaux, des duos, des archives, et quatre titres inédits. Le livret qui accompagne cette sortie-événement est bien sûr doté de photos de toutes les époques, mais on trouvera aussi un très beau texte de Christophe Conte, qui retrace le parcours de l’artiste de façon précise et sensible. Et l’on songe à son premier EP, datant de 1966 (!), intitulé Pourquoi rêvez-vous des Etats-Unis ? Avec Bashung, en effet, la France a sans doute trouvé son seul véritable rockeur, profond et mélancolique.

  • Un Coffret disque : "__Immortel : L'Intégrale Bashung"

Une exposition : " La collection Bürhle : Manet, Cézanne, Monnet, Van Gogh... montrée pour la première fois en France

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Les expositions de collections sont toujours passionnantes en ceci qu’elles nous renseignent sur l’état des goûts à un moment donné dans un lieu donné. Sans véritable surprise sans doute, cet ensemble présenté pour la première fois en France regroupe les grands noms de l’art français du XIXe et du début du XXe siècle. On ne boudera pas pour autant notre plaisir.

L'avis des critiques : 

Il y a beaucoup de chefs-d’oeuvres qui dressent un portrait contrasté du collectionneur. Il a une vision extrêmement ordonnée de l’histoire de l’art et de ses ramifications. Je regrette que l’exposition ne soit pas allée plus loin dans cette logique monographique qui aurait peut-être ouvert sur un regard un peu plus singulier sur la collection. Stéphane Corréard

Cette exposition est un camouflé de l’histoire. La question de la vérité en art n’est pas assez traitée. La collection d'Emil Bührle en terme de personnalité est de la thésaurisation. Il y a des oeuvres merveilleuses mais il a cherché à être au centre de l’art moderne. Corinne Rondeau

Il y a de très belles oeuvres mais un accrochage qui ne semble pas très audacieux. On peut regretter que les mises en relation entre peintres modernes et anciens ne soient pas davantage exploitées alors que c’était au coeur de la collection Bührle. Même si nous sommes ravis de voir ces oeuvres d’art, je trouve cela malgré tout un petit peu ennuyeux. Sarah Ihler-Meyer

"La collection Bürhle : Manet, Cézanne, Monnet, Van Gogh.__.." // Jusqu'au 21 juillet au Musée Maillol 

Une bande dessinée : "Portrait d’un buveur", de Schrauwen, Ruppert et Mulot chez Dupuis. Un livre ethylique, hypnotique et psychédélique

MULOT . RUPPERT . SCHRAUWEN "PORTRAIT D'UN BUVEUR"
MULOT . RUPPERT . SCHRAUWEN "PORTRAIT D'UN BUVEUR"
- Editions Dupuis

Ruppert & Mulot se sont installés en une quinzaine d’années tout en haut de la liste des bédéastes qui comptent. Ils se sont ici associés à un autre grand formaliste, le belge Schrauwen, pour un livre de genre  autour de la figure d’un pirate prénommé Guy, ce qui est loin d’être sa seule étrangeté. Le résultat est brutal, sanguinaire et tout à fait amoral !

L'avis des critiques : 

C’est pour moi le premier chef-d’oeuvre de l’année. Il y a le mélange des grandes préoccupations formelles et de contenus des trois auteurs : la cruauté et le goût pour l’idiotie. Ce livre est un portrait, c'est une pure incarnation mais qui n’est pas psychologisée. Antoine Guillot

Il y a beaucoup d’innovations formelles. Mais on reste très extérieur au personnage de Guy. Tous les ingrédients de la littérature pirate sont là mais rien n’a de prise sur ce buveur. On se demande à la fin où aller. Victor Macé de Lépinay 

Il n’y a aucun portrait, pas d’incarnation. Il y a des formalistes qui font un travail rythmique, un travail de forme et de planche mais il me manque une épaisseur. Arnaud Laporte

  • "Portrait d’un buveur", de Schrauwen, Ruppert et Mulot chez Dupuis

Un film : "Synonymes", de Nadav Lapid, Ours d'Or à la dernière Berlinale

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Déjà encensé dans les colonnes de Grazia, le film lauréat de l’Ours d’Or du dernier festival de Berlin mérite largement cette piqûre de rappel. On va y suivre un jeune homme, ancien soldat de Tsahal, qui s'expatrie en France et décide de ne plus prononcer un mot d'hébreu, pour rompre avec son pays. Il s’inspire de la vie de son réalisateur.

  • "Synonymes", de Nadav Lapid

-En partenariat avec le magazine Grazia-