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Bande dessinée, cinéma, musique... 5 idées pour votre week end

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Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, un spectacle, un disque, une exposition, une BD, 3 films. Bonnes découvertes !

Un spectacle : Maldoror", Une mise en scène vaillante d’un texte complexe et puissant. 

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Benjamin Lazar ne fait pas dans la facilité. Après avoir repris triomphalement son spectacle 100% baroque d’après Savinien Cyrano de Bergerac, voilà qu’il s’attaque à un monument de la littérature. Toujours seul en scène, il fait vibrer toute la puissance du texte qui fascina les surréalistes, mais aussi Magritte, Dali Gainsbourg ou Aimé Césaire.

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L'avis des critiques : 

« Une belle découverte du texte du Comte de Lautréamont, j’ai été sensible à la délicatesse de Benjamin Lazar, le jeu est juste et permet d’accéder au texte. » Arnaud Laporte

« Une mise en scène vaillante d’un texte complexe et puissant mais qui est trop peu théâtrale. » Laura Cappelle

« Benjamin Lazar nous permet de découvrir « Les Chants de Maldoror » qu’il embrasse avec une vérité de l’acte artistique qui m’a beaucoup touchée. » René Solis

« La scénographie reproduit très bien la chambre dans laquelle devait écrire le Comte de Lautréamont. Une très belle idée qui pêche par trop de baroque, une adaptation trop dense. » Jean-Christophe Brianchon

  • Plus d'informations : "Maldoror", d'après Lautréamont, un spectacle de Benjamin Lazar // jusqu'au 19 octobre à l'Athénée-Théâtre Louis Jouvet.

Un disque : "Sextet -Double Sextet" de Steve Reich par Ekkozone, hypnotisant, séduisant, un disque aux sonorités plurielles.

Les Danois d’Ekkozone, qui travaillent aussi bien le classique que le jazz ou l’expérimental, se sont attaqués à deux pièces assez rares du compositeur minimaliste américain, même si Double Sextett a reçu le Prix Pulitzer de la Musique en 2009. Toujours en activité, Reich doit se réjouir de voir sa musique vivre sa vie, portée par de nouveaux interprètes.

L'avis des critiques :

« Hypnotisant, séduisant, un disque aux sonorités plurielles. »_Laurent Bury

« Un disque réjouissant et énergique où l’interprétation rend justice à l’œuvre de Steve Reich grâce aux musiciens et à la prise de son. »_Emmanuel Dupuy

« Un jeu de superpositions, de décalages, des allers-retours rythmiques incessants liés au thème de la musique de Steve Reich ? L’interprétation des musiciens s’éloigne de la musique originelle qui est ici plus vivante que minimale. » Charles Arden

Une exposition : “L’Âge d’or de la peinture anglaise de Reynolds à Turner. Chefs d’œuvre de la Tate Britain”

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Si tout est dit dans le titre de l’exposition, on précisera que l’on y voit 68 oeuvres effectuées sous le règne de George III, entre 1760 et 1820. On trouvera notamment des toiles de Reynolds et Gainsborough, les plus grands rivaux de l’époque, tenants pour le premier d’un art de cour, flatteur, et pour le second d’une recherche ancrée dans la réalité.

L'avis des critiques :

« Une première salle avec de très beaux portraits de femmes, on voit ensuite une invention de la peinture Britannique, la peinture de « conversation ». Les oeuvres peuvent être très belles mais l’Angleterre n’est décidément pas une nation de peintre, il leur manque la peinture religieuse qui n’existait pas dans ce pays protestant. » Corinne Rondeau

« L’exposition nous montre le développement économique qui fait l’affaire des portraitistes à Londres et à Liverpool, mais le problème c’est que la condition économique des peintres anglais et leurs rapports à la production prend une place centrale dans l’exposition, ce qui rend les choses trop didactiques. Les oeuvres montrées sont plus ou moins convaincantes, malgré quelques belles pièces. » Christophe Rioux

« J’ai été sidéré par l’innocuité intégrale du propos. Nous sommes accueillis par plusieurs beaux tableaux, s’ensuit une succession de salles pastels où l’on étale tous les types de peinture anglaise sur un siècle. » Frédéric Bonnet

  • Plus d'informations : “L’Âge d’or de la peinture anglaise de Reynolds à Turner. Chefs d’œuvre de la Tate Britain”, jusqu’au 16 février 2020. Musée du Luxembourg

Une bande dessinée « Le détection club », un livre agréable pour les amateurs de l’humour anglais.

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Prix René Goscinny en 2018, Jean Harambat s’amuse dans ce nouvel album avec les plus grands auteurs de romans policiers, parmi lesquels Agatha Christie ou G.K. Chesterton. Confrontés au meurtre du milliardaire qui les avait invités dans sa somptueuse villa, ils vont devoir surpasser leurs héros pour mener l’enquête.

L'avis des critiques :

« Un livre agréable pour les amateurs de l’humour anglais et du genre livres à énigme. Le plaisir se trouve dans la confrontation littéraire entre les différents romanciers présents dans l'intrigue. Le dessin est celui du style de Jean Harambat qui est conforme à ses anciens albums. » Victor Macé de Lépinay

« Une bande dessinée intéressante, avec un vrai univers, une atmosphère, c’est très fin et intelligent, mais j’ai eu la désagréable impression d’un doux ennui à la lecture de ce livre. » Sonia Déchamps

« Un livre sympathique qui m’a ennuyé. Le dessin de Jean Harambat est aussi mécanique que l’intrigue, des figures qui ne bougent pas, qui n’évoluent jamais, qui avancent peu. Un livre pour les amateurs du genre policier. » Antoine Guillot

Plus d'informations : « Le détection club », Jean Harambat, chez Dargaud

Rétrospective : "The Long Island Trilogy" 3 films de Hal Hartley en salles

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Quel bonheur ! On peut enfin (re)découvrir les trois premiers films de Hal Hartley. Réalisés entre 1989 et 1992, The unbelievable truth, Trust me et Simple Men ont bien des points en commun, à commencer par Long Island comme cadre principal. On y rencontrera toujours un héros sombre et mélancolique, hanté par le souvenir d’une mort brutale, mais aussi capable de tout réparer : voiture, téléviseur ou machine à coudre. On y verra des jeunes femmes faussement ingénues, et véritablement passionnées. Garçons ou filles, Hal Hartley choisit toujours des interprètes d’une très grande beauté, qui se rencontrent, s’aiment et se questionnent devant sa caméra avec une grâce et une liberté à l’évidence inspirées de la Nouvelle Vague. Comédie, mélodrame, policier, ces films s’affranchissent de la question de genre, dans un mélange inédit d’émotion et d’humour.

  • Plus d'informations : "The Long Island Trilogy" 3 films de Hal Hartley en salles

-En partenariat avec le magazine Grazia-