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Benoît Hamon : "Je veux qu'il y ait en CP une inscription obligatoire en bibliothèque"

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Benoît Hamon en meeting à Paris, à l'Institut national du judo, le 18 janvier 2017
Benoît Hamon en meeting à Paris, à l'Institut national du judo, le 18 janvier 2017
© Radio France - Nathalie Lopes

Le candidat issu de la primaire à gauche a détaillé son programme culturel sur notre antenne dans "Les Matins". Statut de l'artiste, grand plan pour les arts à l'école ou "fabriques de la culture" partout en France, grâce à 4 milliards d'euros supplémentaires dédiés à la culture.

Au lendemain du débat à 11 candidats, Benoît Hamon est venu dans "Les Matins" expliquer ses choix pour la culture. Le candidat du PS malmené dans les sondages par Jean-Luc Mélenchon était interrogé par Guillaume Erner et Ludovic Piedtenu. Voici les priorités de celui qui veut s'"inscrire dans une politique de démocratisation culturelle".

Un statut de l'artiste

Globalement, il s'agit de protéger ceux qui produisent, créent, travaillent. Et les protéger correctement. Je ne pense pas qu'aux artistes, mais je les inclus. Avec mes équipes, nous avons vu - l'expression n'est pas très jolie - qu'il y avait un trou dans la raquette, en quelque sorte. Ceux qui n'étaient pas éligibles au statut d'intermittent ne disposaient pas de protection, de droits. J'ai voulu donc que l'on réfléchisse à un statut de l'artiste. Je pense que cela peut leur donner de l'autonomie et de la liberté : est-on autonome quand on n'a pas de quoi vivre. Je pense qu'aujourd'hui beaucoup, beaucoup, beaucoup d'artistes français sont trop contraints !

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Ce statut permettrait à "qui que ce soit, qui commence même à bricoler", notamment via le numérique, d'avoir une protection, des droits. En accord avec les syndicats et les organisations professionnelles de la culture. Ce statut serait indépendant du revenu universel.

Un grand plan pour les arts à l'école

[Ce plan] est global, mais il commence déjà par dire qu'il faut aller au-delà du contenu de l'éducation artistique et culturelle dans le temps scolaire. Moi, je veux qu'en CP il y ait une inscription obligatoire en bibliothèque, que nous la prenions en charge pour tous les enfants. Parce que même si les usages en matière de lecture vont changer par le numérique, soit, il faut aujourd'hui que le contact avec les livres, avec la littérature en général, avec les bouquins pour faire simple, que ce contact aille au-delà de ce que l'on vous met entre les mains. A l'école ou avec ce que vous avez à la maison : moi, je suis un enfant d'une famille où l'on ne m'a jamais mis un livre entre les mains.

Benoît Hamon veut ainsi favoriser des "rencontres inopinées avec des livres, de manière à ce que les familles puissent aussi décider elles-mêmes d'aller à la bibliothèque et plus tard de prolonger cette inscription à une bibliothèque."

Des "fabriques de la culture" pour favoriser l'expression de chacun

Le candidat socialiste défend "la logique des droits culturels". Dans un double sens : "le droit à avoir accès à la culture et le droit à exprimer sa propre culture !" Cette expression individuelle serait encouragée par des "fabriques de la culture" partout en France, notamment "dans les territoires où il existe des déserts culturels". Il s'agirait de "lieux de production, de rassemblement, de création, avec des artistes en résidence. Mais surtout ouverts à l'expression des citoyens." Dans la continuité d'Audrey Azoulay et des socialistes au pouvoir, observe Ludovic Piedtenu : "Il n'y a pas de rupture là-dedans, Benoît Hamon !" "A une nuance près", répond le candidat : "Il faudra que les concours publics aux financements des politiques culturelles soient considérablement augmentés. Pour aller à 1% du PIB, j'ai fixé un objectif de 21 ou 22 milliards d'euros, contre 17 milliards aujourd'hui. Ces chiffrages pèsent lourd."

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