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Carla Bruni : écoutez le premier épisode d'un entretien exceptionnel

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Carla Bruni en 2018
Carla Bruni en 2018
© AFP - Anne-Christine POUJOULAT

Avant-première. Découvrez le premier épisode de l'entretien "A voix nue" avec Carla Bruni, diffusé toute la semaine sur France Culture et à retrouver en podcast.

C'est un entretien rare : 2h30 avec Carla Bruni, où l'ancienne mannequin, chanteuse et compagne de Nicolas Sarkozy raconte sa vie, son parcours et ses choix qui l'ont menée en toute liberté. A découvrir dès ce lundi 18 février à 20h dans A voix nue, et dès maintenant avec ce premier épisode consacré à la famille.

Première partie : la famille, un secret et une sécurité.

Carla Bruni (A voix nue) - épisode 1

29 min

         Carla Bruni est née en 1967, à Turin, dans la grande bourgeoisie industrielle. Sa famille arrive en France alors qu’elle a 7 ans pour fuir les Brigades rouges. Elle perd son père, Alberto Bruni Tedeschi, en 1996, alors qu’elle a 28 ans. Elle découvre qu’il n’est pas son vrai père et que son père biologique s’appelle Maurizio Remmert et vit au Brésil.  Dans cette première partie, Carla Bruni parle de sa mère, de sa soeur, l’actrice et réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi («je serais morte de silence sans ma soeur »),  et de la famille qu’elle s’est construite avec Nicolas Sarkozy.  Elle dit sa détestation de tout ceux qui portent des jugements moraux.

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Un entretien de Marie-Laure Delorme

Elle intrigue, elle horripile, elle fascine. Je l’avais sollicitée, en vain, à plusieurs reprises. Elle est entrée en contact avec moi à la suite d’un papier que j’avais écrit sur « Désintégration » (Editions de L’Olivier, 2018) d’Emmanuelle Richard.  Une héroïne issue d’un milieu modeste, qui n’arrive pas à s’intégrer dans la société française, y clame sa haine violente des privilégiés. La jeune femme ne trouve sa place nulle part et est au bord de l’implosion-explosion. Les riches, elle les déteste. Carla Bruni m’a appelée, un dimanche, pour parler de « Désintégration ». Je ne sais pas si ça lui plaisait, mais ça l’intéressait. Quand je rencontre Carla Bruni pour « A Voix nue », quelques mois plus tard, le livre est posé sur sa table de travail et elle m’en parle à nouveau. Elle m’interroge : D’où nait ce sentiment de ne pas être à sa place ?

        Pour l’entretien d’ « A Voix nue », elle n’a rien demandé avant, pendant, après.  Elle était malade, mais elle n’a pas annulé. La conversation s’est faite dans les conditions du direct, dans une petite pièce isolée où elle travaille sa musique.  Elle a été comme elle est, parait-il, en petit comité : séductrice, libre, drôle, provocatrice, joueuse.  De ses larmes quand elle évoque « Mademoiselle l’Aventure » de Francis Cabrel sur l’adoption, en passant par Nicolas Sarkozy qu’elle qualifie d’ «outsider »,  jusqu’à sa défense des « liens choisis » contre les « liens du sang », le fil directeur est évident : elle a découvert tardivement qu’Alberto Bruni Tedeschi n’était pas son père biologique et elle se sent bien uniquement quand elle n’est pas à sa place.  Elle n’est pas une affranchie, elle est une décalée. Durant cette conversation de 2h30, on l’entend traverser toute la gamme des émotions.  Marie-Laure Delorme.