Publicité

Céleste Albaret et monsieur Proust, des explorateurs musicaux, Toutânkhamon : la Session de rattrapage d'été

Par
La session de rattrapage
La session de rattrapage

Sélection. La grille d'été continue. Retrouvez chaque samedi la sélection hebdomadaire des programmes de France Culture à écouter.

Abonnez-vous ici pour recevoir la Session de rattrapage par mail

Bonjour à toutes et à tous,

Publicité

Cette semaine, c'était Marcel Proust à l'honneur ! D'abord avec La Grande traversée Céleste Albaret chez monsieur Proust, qui a fait entendre la voix de celle qui fut sa gouvernante, au plus près, pour vous emmener dans l'intimité de l'écrivain. Dans une série de passionnants entretiens enregistrés en 1973, Céleste Albaret raconte sa vie quotidienne avec l'auteur d'A la recherche du temps perdu, et c'est un témoignage-fleuve dont on ne se lasse pas. Ensuite, c'est Antoine Compagnon qui poursuit chaque week-end sa série de cours au Collège de France sur Proust essayiste, dans lesquels il analyse la dimension sociologique et philosophique de cette oeuvre majeure du XXe siècle. Très bonnes écoutes et à la semaine prochaine !

Les séries d'été

La jeune Céleste Albaret débute ses services pour Marcel Proust à l'âge de 21 ans
La jeune Céleste Albaret débute ses services pour Marcel Proust à l'âge de 21 ans
- Avec l'aimable autorisation des Editions Robert-Laffont

La femme de Proust. Philippe Garbit vous emmène sur les traces de Céleste Albaret, la gouvernante de Marcel Proust. Huit années durant, jour et nuit, nuit et jour, Céleste s'est occupée de Marcel Proust avec un dévouement sans faille. À travers des enregistrements retrouvés tard, Céleste nous ouvre les portes de l'intimité de l'auteur. Découvrez-la. (Grande traversée : Céleste Albaret chez monsieur Proust, 5 x 1h50)

Des aventuriers de la musique. Les murs et les frontières tombent parfois symboliquement, grâce au mélange des cultures et à la magie des studios d’enregistrement. Charles Duvelle, Pierre Barouh, Hector Zazou, Hughes de Courson et le Belge Marc Hollander ont chacun à leur manière œuvré à l’émergence d’un goût très francophone pour les musiques extra-occidentales. Chaque épisode de cette série raconte leur parcours et part à la découverte de leur discographie. (Une histoire française de l'exploration musicale, 5 x 1h)

Des espions partout. Tout l'été, Philippe Vasset et Pierre Gastineau arpentent les méandres du renseignement mondial. Avec les maîtres espions des grandes puissances, pour dévoiler les coulisses des différentes agences d'espionnage et les grands enjeux géopolitiques qui se trament dans l'ombre. Saisissant. (Conversations secrètes : le monde des espions, 1h par épisode)

Winter is coming. Le voyage en Antarctique continue : à la base Dumont d'Urville en Terre-Adélie, Nicolas Martin poursuit ses rencontres avec les glaciologues, ornithologues et météorologues qui vont passer 9 mois sur le Continent Blanc à des fins scientifiques. (Chroniques de voyage en Antarctique, 40 x 4 min)

Pendant que vous n'écoutiez pas...

Le masque du Pharaon Toutankhamon photographié à une exposition à Munich en Allemagne en 2015
Le masque du Pharaon Toutankhamon photographié à une exposition à Munich en Allemagne en 2015
© Getty - Hannes Magerstaedt

L'effet Toutankhamon. L'exposition consacrée au plus célèbre des pharaons à La Villette explose les compteurs à Paris : plus d'un million de personnes s'y sont déjà rendues en 3 mois et demi.  Expositions surmédiatisées, scénographies dignes d'un parc d'attraction, cohortes de mécènes... le succès de ces événements interroge : assiste-t-on à une course aux blockbusters ? (Du Grain à moudre d'été, 43 min)

Et mon dos, tu l'aimes mon dos ? "Le dos est un pays de sensualité féminine. Le dos est un espace du corps où l'on raconte des choses qu'on ne montre pas devant". De quelle manière les couturiers se sont emparés de cette zone charnelle et symbolique, qui représente aussi bien la sensualité que le fardeau et même l’entrave ? Dos nu plongeant, dos corseté, dos sur lesquels poussent des ailes… Tour d'horizon des manières d'habiller (ou non) le dos, avec Bouchra Jarrar, directrice artistique et photographe. (La Grande table d'été, 1h11)

La Colline a des yeux. Sophocle ou Jan Patocka, voilà deux des auteurs que le dramaturge et metteur en scène Wajdi Mouawad, directeur du théâtre de La Colline, convoque dans sa Masterclasse. Lui qui est l'un des auteurs francophones les plus talentueux de sa génération y parle de son travail mais surtout de sa vocation, toujours indissociable chez lui d'une certaine éthique. (Les Masterclasses, 59 min)

Police : la crise de confiance ? Après des semaines de recherches, le corps de Steve Maia Caniço a été retrouvé lundi dans la Loire, et les premiers éléments de l’enquête de l’IGPN ont été publiés. Avec Arnaud Houte, historien de la police républicaine, et David Dufresne, journaliste, écrivain et réalisateur de documentaires, on pose la question du lien de confiance entre forces de l’ordre et citoyens. (L'Invité des matins d'été, 34 min)

La citation de la semaine

Photo du spectacle intitulé D'après une histoire vraie de Christian Rizzo en 2013 lors du Festival d'Avignon
Photo du spectacle intitulé D'après une histoire vraie de Christian Rizzo en 2013 lors du Festival d'Avignon
© AFP - Boris Horvat

Elle nous vient de Christian Rizzo, chorégraphe et directeur de l'Institut Chorégraphique International de Montpellier, qui était jeudi l'Invité culture des Matins d'été (19 min). Autour de son spectacle D'après une histoire vraie, présenté au festival Paris l'été jusqu'au 3 août, il évoque la danse populaire dans son œuvre et l'importance de la musique qui, mêlée à des souvenirs intimes, vont former un récit...

Qu’est-ce que pour moi une maison ? Un espace où on convoque sa mémoire  pour qu’elle puisse être transmise. [...] Avant même de savoir ce qu'il va se passer, j’ai besoin de savoir où ça va se passer. De convoquer un espace avant les gens ; avant de savoir les mouvements, il faut savoir où ils vont apparaître et disparaître. Christian Rizzo

Avant de nous quitter, petit point magazines féminins, qui se vendent bien l'été tout en continuant à distiller les injonctions du type "taille fine", etc. Il y a 45 ans, déjà, un classique de la littérature féministe, Femmes - Femmes sur papier glacé, dénonçait leur ambivalence, y compris pour ceux qui véhiculent prétendument des idées plus émancipatrices, et leur rôle dans la fabrique des stéréotypes féminins. L'analyse n'a pas pris une ride... Bonne lecture, bon week-end et à la semaine prochaine !