Publicité

Centenaire de la naissance de Jean Genet

**Cette année, Jean Genet aurait eu cent ans. ** ------> retrouvez ICI un portrait de l'écrivain "Jean Genet, funambule et boutefeu littéraire"
**Du 15 novembre au 12 décembre, France Culture vous propose également une série d'émissions et de fictions autour de Jean Genet : ** (cliquez sur chacun des titres pour accèder aux pages des émissions)

**- "Jean Genet le contesté, l'incontestable", une série dans Hors-champs, par Laure Adler (du lundi 15 au jeudi 25 novembre, du 22h15 à 23h) : ** "Dans cette série nous avons souhaité faire entendre la voix de Jean Genet chaque soir. Evoquer aussi bien son enfance, ses engagements politiques et poétiques.

Publicité

Nous avons privilégié les témoignages des personnes qui ont partagé la vie de Jean Genet à différentes périodes : Lydie Dattas, Alexandre Romanès, à la fin de sa vie, Antoine Bourseiller, à l’aube des années 80, Roland Dumas, qui fut son avocat dans les années 60, Leila Chahid et Elias Sanbar, qui vécurent avec lui l’expérience palestinienne, Dominique Eddé, qui fut son amie.

L’œuvre de Jean Genet puise à l’abandon de l’enfance, à la séparation du monde, à l’enfermement, au travestissement, à la violence de la langue et des corps : Albert Dichy, Pascal Fouché, mais aussi Pierre Guyotat, Georges Lavaudant, Eric Marty et Arthur Nauzyciel, évoqueront les lignes de tension et de contestation que portent encore ses œuvres incandescentes."

1 - L'enfance 6 - La poésie

2 - L'adolescence 7 - Jean Genet et les palestiniens

3 - L'attirance du cirque 8 - Revisitation de l'oeuvre

4 - Le théatre 9 - Postérité de Jean Genet ?

5 - La politique 10 - Jean Genet était-il ou pas antisémite ?

(épisode disponible uniquement sur internet)

- un numéro des "Matins" sur le centenaire Jean Genet, avec Tahar Ben Jelloun (le 19 novembre de 7h à 9h).
**- "Jean Genet, traversées" un cycle de trois émissions de fiction : **

photo gallimard
photo gallimard
- Roger Parry

©Roger Parry/ Gallimard

"Comment célébrer Genet aujourd’hui, pour ses 100 ans ? Comment parcourir son œuvre, riche et multiforme, et en donner un aperçu qui laisse entendre aussi bien des textes clés, mais fasse aussi place à d’autres œuvres plus confidentielles ? Et comment traiter l’œuvre d’un homme qui s’est toujours senti en dehors, exclu, abandonné : sans l’institutionnaliser ? Qui faisait l’éloge de la trahison, était fasciné par l’illusion et les relations de pouvoir : tout cela, sans le trahir ? Mais peut-être en l’institutionnalisant, s’agit-il de le trahir pour mieux lui rendre hommage et lui reconnaître une place, singulière, parmi les plus grands écrivains du XXe siècle.

La fiction de France Culture propose une traversée de son œuvre, axée sur quelques lignes de force thématiques, et qui marque les différentes étapes de sa vie, allant des premiers écrits aux derniers textes, explorant aussi bien la poésie, l’essai, le théâtre et les articles politiques. Le regard d’Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC et spécialiste de l’œuvre de Jean Genet, nous introduira dans cette œuvre à facettes."

----> une première émission , " Un écrivain sous Haute Surveillance" (le 28 novembre),est consacrée à l’expérience de la prison, de la première écriture dramatique, avec les tous premiers textes écrits par Genet, de la poésie avec le montage proposé par Gauthier Morax Le condamné à mort, Chant d’amour, Marche funèbre et du théâtre avec la rediffusion de la pièce Haute Surveillance , enregistré à la RDF en 1948, qui fut donc la toute première création publique de cette œuvre.

----> une deuxième émission, "Le dramaturge" (le 5 décembre),se penche sur des écrits dramatiques posthumes, composés dans la maturité de l’écrivain de théâtre, dans les années 1950, avec Splendid’s , pièce quasiment cinématographique, qui s’inspire encore du monde des reclus et des marginaux.

----> une troisième émission, "Genet politique : l’engagement d’un captif amoureux" (le 12 décembre) , consacrée aux écrits politiques de Jean Genet et à son engagement qui l’occupa les vingt-cinq dernières années de sa vie, auprès des Black Panthers aux Etats-Unis et auprès des Palestiniens : l’Introduction aux Frères de Soledad , qui relate ce qui est devenu l’affaire George Jackson Quatre heures à Chatila , un texte politique d’une grande puissance littéraire enfin, des extraits du dernier livre de Genet, Un captif amoureux , composés par Albert Dichy et qui proposent comme une synthèse d’une œuvre, d’une vie, d’une quête.

- la première partie de "la Grande table", par Caroline Broué et Hervé Gardette, est consacrée lundi 22 novembre à quelques parutions autour de Jean Genet

- "A plus d'un titre", par Tewfik Hakem et Jacques Munier : émission spéciale sur Jean Genet le 23 novembre
- "Une vie, une oeuvre", par Matthieu Garrigou-Lagrange, consacré le 28 novembre à Jean Genet : "Le centenaire de la naissance de Jean Genet est, partout, l’occasion de célébrer un homme qui serait d’abord un engagé politique, que ce soit aux côtés des Palestiniens dans leur combat pour la terre ou dans les rangs des Black Panthers revendiquant leurs droits civiques. Toujours, donc, apparaît l’image d’un saint, vivant au milieu des opprimés, des humiliés, en empathie quasi mystique avec eux, comme le serait un petit frère des pauvres.

Cette vision de Genet n’est pas fausse, bien évidemment, mais ne constitue qu’une facette parmi d’autres d’un homme qui ne nous a pas laissé le mode d’emploi pour le comprendre.

Genet dissimulait beaucoup. Il refusait d’être récupéré. Il n’était pas un militant. Ses engagements sont plus esthétiques que politiques. La beauté d’un mouvement, d’un visage, d’une action dérisoire ou d’un combat perdu d’avance comptent plus pour lui que la signification politique et sociale de ce mouvement, de cette action, de ce combat.

Pour ce désespéré, abandonné par sa mère, jeté en prison pour de quasi-broutilles, seules peuvent encore exister les quelques parcelles de beauté qu’il décèle dans le monde et adore pieusement, émerveillements furtifs et souvent douloureux qui lui permettent de survivre.

C’est donc de la force du beau chez Genet dont nous parlerons en priorité, y compris quand cette passion pour l’esthétique embrasse son frère démoniaque : la fascination pour l’abjecte et, parfois, l’indéfendable."

Enfin, Culture Académie, la webradio de France Culture, vous propose d'écouter en ligne une série de conférences autour de Jean Genet :

Affiche
Affiche

----> en six cours, le colloque "Pour Genet" qui s'est tenu à l'Abbaye de Fontevraud les 25 et 26 juin 2010

logo IMA
logo IMA

----> "Jean Genet et les arts", un "jeudi de l'IMA" qui s'est tenu le 4 novembre 2010