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Cerisy - Christian Prigent : trou(v)er sa langue (du 30 juin au 7 juillet 2014)

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- CCIC

Comme ancien directeur de la revue d'avant-garde TXT (1969-1993) autant que par l’ampleur et la diversité de son œuvre personnelle, Christian Prigent (né en 1945) fait l’objet, depuis 10 ans, de multiples publications, rencontres, journées d’étude, enregistrements, mises en scène et films.

Dialogue avec Christian Prigent sur sa traduction de Martial (POL, avril 2014)

Ce dialogue a été donné dans le cadre du colloque intitulé Christian Prigent : trou(v)er sa languequi s'est tenu au Centre Culturel International de Cerisy du 30 juin au 7 juillet 2014, sous la direction de Bénédicte GORRILLOT, Sylvain SANTI et Fabrice THUMEREL .

Le réel est ce que l’écrivain affronte, face auquel il essaie de trouver sa langue. Or ce réel est pour lui, comme pour Lacan, ce qui "commence là où le sens s'arrête". C’est encore le réel pulsionnel du corps qui défait les voix, comme chez Artaud ou Bataille. Marqué par la négativité de la Modernité, Prigent ne cesse donc de trouer la langue, les représentations admises aussi bien que l’histoire littéraire. Et il problématise violemment la légitimité du geste créateur. Mais il invite aussi à un salut du poétique inattendu en ce début de siècle qui continue volontiers à liquider, avec les avant-gardes, les genres millénaires, les engagements politiques et les utopies esthétiques. Les livres de Christian Prigent proposent ainsi une "trouée", au sens de la promesse d'une embellie. Car s'y opère peut-être le miracle d'avoir forcé l'expression juste du réel, voire de soi ?

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Dialogue avec Christian Prigent

1h 17

Bénédicte Gorrillot est maître de Conférences en Poésie latine & Littérature française contemporaine à l’Université de Valenciennes, co-éditrice de la revue bilingue franco-américaine FPC Formules Poétiques Contemporaines / Contemporary Poetical Forms (PUNM, Buffalo, USA), a publié sur divers poètes du XXe siècle (Valéry, Cocteau, Ponge) et de l’extrême contemporain (Butor, Clémens, Deguy, Quignard, Sacré), en particulier sur Christian Prigent et l’avant-garde* TXT* auxquels elle a consacré plus d’une quinzaine d’articles.

En avril 2014, Christian Prigent a fait paraître, chez POL, DCL épigrammes de Martial (Recyclages). On se propose d’interroger l’auteur sur cette publication qui fait découvrir un aspect moins connu de sa pratique d’écriture: la traduction. Pourquoi avoir traduit le poète latin Martial? Qu’avoir traduit de Martial? Selon quel parti de traductologie? C’est-à-dire qu’entendre par ces "recyclages" annoncés comme sous-titre à la place d’une "traduction"? Avec quelles résonances par rapport à son œuvre personnelle et à son désir de "trou(v)er sa langue"? Avec la perspective de quelles autres expériences de traduction?

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