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Cerisy - Les spectacles populaires : formes, dispositifs, diffusion (1870-1945) (du 1 au 5 octobre 2014)

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- CCIC

L’essor de la revue de music-hall à la fin du XIXe siècle est allé de pair avec le déploiement enthousiaste de nouvelles technologies électriques au sein des salles de spectacle comme en leur dehors...

Cette conférence a été donnée dans le cadre du colloque intitulé Les spectacles populaires : formes, dispositifs, diffusion (1870-1945) qui s'est tenu au Centre Culturel International de Cerisy du 1er au 5 octobre 2014, sous la direction de Pascale ALEXANDRE, Marc CERISUELO et Martin LALIBERTÉ .

Ce colloque interdisciplinaire se situe dans le prolongement des travaux engagés sur le fonds de l’ART (Association des Régisseurs de Théâtre) à partir du colloque inaugural tenu à Cerisy en 2013 sur "La mise en scène théâtrale et les formes audio-visuelles". Catalogué dans le cadre du PPS (Projet Pluriannuel Structurant) porté par l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, le LISAA (UPEM, EA 4120) en partenariat avec le CRI (Université de Montréal) et en collaboration avec la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, ce fonds peut être considéré comme un observatoire privilégié pour aborder la notion de spectacle populaire, parfois discréditée en raison de la hiérarchie sociale et culturelle qu’elle peut présupposer.

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La période envisagée (1870-1945) fait au contraire apparaître la place centrale de ces spectacles qui jouent un rôle fondamental dans le métissage des arts et des genres: un peu avant Craig, Maeterlinck et Jarry voient dans la marionnette l’acteur idéal, Apollinaire et Cocteau puisent dans les arts du cirque et dans le théâtre de Boulevard, le cinéma de Méliès et celui de Hollywood empruntent au théâtre. Loin de conforter les frontières et les hiérarchies artistiques, esthétiques ou génériques, ces métissages les bousculent, au contraire, se faisant ainsi le moteur de la création et de l’innovation artistiques...

Stéphane Tralongo est Premier assistant à l’Université de Lausanne. Docteur ès Lettres et arts, il est l’auteur d’une thèse sur l’histoire des débuts du spectacle cinématographique envisagé dans ses rapports aux arts de la scène (Université Lyon 2/Université de Montréal). Membre affilié du GRAFICS, il a publié plusieurs travaux sur le cinéma des premiers temps, notamment une étude sur Georges Méliès dans l’ouvrage collectif * Méliès, carrefour des attractions (Colloque de Cerisy/PUR, 2014). Ses recherches actuelles portent sur l’histoire du music-hall, l’émergence des techniques de montage et le développement du cinéma d’amateurs.*

Le music-hall au centre de la ville mécanisée. Ambiguïtés des machines entre érotisation et technophobie, par Stéphane Tralongo

31 min

L’essor de la revue de music-hall à la fin du XIXe siècle est allé de pair avec le déploiement enthousiaste de nouvelles technologies électriques au sein des salles de spectacle comme en leur dehors. Si l’électricité nous semble aujourd’hui consubstantielle aux grandes revues parisiennes de cette époque, elle n’a pourtant pas échappé au regard critique que les chansonniers adoptèrent - ne fût-ce que sur un mode burlesque - face aux processus de modernisation de la capitale. En faisant régulièrement la chronique des évolutions de l’environnement urbain, les auteurs de revues développèrent effectivement une approche dramaturgique à la fois didactique et satirique de la ville mécanisée, en phase avec les réactions et les attentes des spectateurs. Nous nous efforcerons donc de nuancer l’idée d’un engouement aveugle pour la lumière électrique et, plus généralement, pour d’autres technologies développées au même moment comme le cinématographe et ses avatars.

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