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Ces Etats qui veulent contrôler Internet

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La cybercensure des Etats s'accentue au fil des années.
La cybercensure des Etats s'accentue au fil des années.
- GettyImages / Hidesy

cartographie. Des réseaux sociaux bloqués en Éthiopie et en Algérie pour des examens et en Turquie après les derniers attentats à Istanbul, la Chine qui vient d'accentuer son contrôle sur Internet, la censure du web est omniprésente dans le monde. Mais quels sont les pays les plus censurés ? Les plus libres ?

Dans le monde, trois milliards de personnes ont accès à internet, soit 40% de la population mondiale, selon le rapport 2015 de l’ONG Freedom House (à lire en bas de page). Mais la réalité qui se cache derrière ce chiffre est bien différente selon que vous vous connectez au Canada ou en Corée du Nord.

Circulez dans la carte et survolez les pays pour dévoiler l'état de la liberté du net dans le monde :

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"Dans le monde, la liberté sur Internet a reculé pour la cinquième année consécutive. De plus en plus de gouvernements censurent des informations d'intérêt public et s'intéressent chaque jour plus au secteur privé pour retirer des contenus critiques", constate la Freedom House.

Certains Etats comme la Chine, la Russie, l'Egypte, l'Iran ou encore l’Arabie Saoudite (en rouge sur la carte) exercent un contrôle massif sur l’ensemble du Net et tout spécialement sur les réseaux sociaux. Le rapport de la Freedom House fait état que, sur les trois milliards de personnes qui peuvent accéder à Internet, la moitié d’entre elles vit dans un pays où leur activité en ligne peut leur valoir des poursuites judiciaires, voire des assassinats.

Réécoutez le décodage de l’Alphabet numérique sur l'utilisation d'Internet en Iran

"Près de six personnes sur dix dans le monde vivent dans un pays où des internautes et des blogueurs ont été emprisonnés pour avoir partagé en ligne des contenus portant sur des sujets politiques, sociaux ou religieux."

Le cas du blogueur saoudien Raïf Badawi est sur ce point exemplaire. Incarcéré depuis maintenant 4 ans, le lauréat du prix Sakharov 2015 a été condamné à dix ans de prison et mille coups de fouet pour avoir « insulté l'Islam » sur un site qu'il avait lui-même créé pour promouvoir la libéralisation des mœurs dans son pays. Un geste qui a ému l'ensemble de la communauté internationale qui demande sa libération. Le droit à la liberté d'expression sur Internet est en effet garanti depuis 2012 par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

Le blogueur saoudien Raif Badawi toujours emprisonné en Arabie Saoudite.
Le blogueur saoudien Raif Badawi toujours emprisonné en Arabie Saoudite.
- DR

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En pratique, la censure peut prendre différentes formes : du refus de laisser sa population accéder aux outils numériques – en Corée du Nord, la possession d’un ordinateur nécessite une autorisation officielle – à la censure pure et simple d’une page web, en passant par la suspension temporaire de certains sites (régulièrement Facebook et Twitter).

Certaines institutions ont été montrées du doigt par pour leur main mise sur le réseau. Et pas seulement des organismes de pays totalitaires, comme les cinq qualifiés d'ennemis d'internet par Reporters sans Frontières en 2013, dont Bahreïn et le Vietnam.

Dans des démocraties aussi

La France a été épinglée par RSF pour sa législation dès 2011. Et après les attentats de janvier 2015, le gouvernement socialiste a fait passer une loi permettant le blocage des sites Internet sans l'accord préalable d'un juge. Officiellement, pour lutter contre le terrorisme sur le net. Mais la mesure a été très critiquée par les défenseurs des libertés numérique pour son opacité.

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Pour aller plus loin :

>>> Peut-on vraiment couper Internet ?

>>> Comment se protéger de la censure sur le web ?

Découvrez le rapport complet de la Freedom House :

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