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Changement climatique : le duel Trump - Obama

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Donald Trump et Barack Obama dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, le 10 novembre 2016
Donald Trump et Barack Obama dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, le 10 novembre 2016
© AFP - Win Mc Namee / Getty North America

Vidéo. L'accord de Paris de 2015 reste une référence à l'heure ce mardi d'un nouveau sommet climat dans la capitale française. Donald Trump a depuis été élu et a retiré les Etats-Unis du texte issu de la COP21. Retour sur sa décision et sur la réponse de Barack Obama, il y a quelques jours, à...Paris.

Donald Trump est l'un des grands absents du sommet sur le climat organisé ce mardi à Paris par la France, les Nations unies et la Banque mondiale. Le président républicain aux convictions climatosceptiques qui a rejeté l'accord de Paris signé il y a tout juste deux ans n'a de toutes façons pas reçu de carton d'invitation. Il y a quelques jours, Barack Obama était en revanche reçu en toute discrétion à l'Elysée, avant d'évoquer dans une conférence l'importance de ce sujet. Retour en vidéo sur les déclarations de ceux qui se sont succédé à la tête de l'un des plus grands pollueurs au monde, derrière la Chine. 

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Trump : les emplois américains contre le reste du monde 

Le 1er juin dernier, Donald Trump dit non à l'accord de Paris. Le nouvel hôte de la Maison-Blanche dit défendre les intérêts des Américains : "J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris". Il fait fi des critiques et voit d'autres enjeux dans ce qui a été signé par près de 200 pays et entités différentes :

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La véritable raison pour laquelle les lobbyistes étrangers souhaitent garder notre magnifique pays ligoté et lié par cet accord : donner à leur pays un avantage économique sur les États-Unis.

Quant à l'objectif de limiter sous les 2°C l'augmentation de la température moyenne sur Terre, le président républicain répond :

Même si l'accord de Paris était pleinement appliqué, avec l'approbation de toutes les nations, on estime qu'il n'entraînerait une réduction que de deux dixièmes d'1° Celsius.

Sans que Donald Trump ne précise qui est ce "on".

Obama : "Il y a urgence !"

En visite à Paris il y a dix jours, son prédécesseur n'a pas manqué de lancer une pique claire à ce sujet : "Je vous accorde qu'à l'heure actuelle, nous avons une absence de représentation américaine sur ce sujet. J'en conviens, je vous l'accorde", a-t-il répété, déclenchant les rires de l'assistance.

Pour Barack Obama, "Nous devons tous nous regrouper et travailler. Avec la Chine et l'Inde. Il y a urgence !" Selon lui, "la bonne nouvelle, c'est que depuis la mise en œuvre de l'accord sur le climat, on a vu des progrès dans le monde entier". Et pour ce qui est des Etats-Unis, les solutions viendraient désormais par d'autres biais que Washington :

Malgré cela, vous voyez des entreprises américaines, des Etats, des villes, des universités qui continuent de travailler sur ce sujet. Aux Etats-Unis même, nous voulons atteindre nos objectifs grâce à ces actions qui se font au niveau local, au niveau des Etats parce que bien sûr le monde de l'économie a compris que c'était une démarche judicieuse d'investir dans les énergies propres.

Infographie publiée début novembre
Infographie publiée début novembre
© Visactu