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cinéma, théâtre, musique... 5 idées pour votre week-end

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1904
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- AND

Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, un spectacle, un disque, une exposition, un livre, un film. Bonnes découvertes !

Un spectacle : "Le voyage de G. Mastorna", Marie Rémond met en scène le tournage du film du film inachevé de Fellini 

Le voyage de G. Mastorna - Marie Rémond - Comédie Française
Le voyage de G. Mastorna - Marie Rémond - Comédie Française
- Vincent Pontet

Marie Rémond a le don de s’emparer d’icônes et de les faire exister sur un plateau de théâtre. Après André Agassi, Barbara Loden ou Bob Dylan, elle s’attaque cette fois à Federico Fellini et Marcello Mastroianni ! Son matériau de départ : un film rêvé par le cinéaste, mais jamais réalisé. Grâce au scénario écrit par Fellini avec Dino Buzzati et Brunello Rondi, un documentaire réalisé sur le site des premiers essais, mais aussi une bande dessinée faite avec le dessinateur Milo Manara, l’auteure et metteuse en scène revient sur le projet maudit du maestro, et interroge l’acte créatif d’un des plus grands visionnaires du XXème siècle. Voulant rivaliser avec L’Enfer de Dante, le cinéaste plonge son acteur fétiche (excellent Laurent Lafitte en Mastroianni) dans les limbes d’une ville aux contours incertains, qui est peut-être, déjà, un au-delà.

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  • "Le voyage de G. Mastorna", d'après Frederico Fellini  - Mise en scène Marie Rémond // du 28 mars au 5 mai // Comédie Française (Vieux Colombier)

Un disque : "No geography", de The Chemical Brothers. "Une efficacité énervée réjouissante".

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Bientôt 30 ans de carrière pour le duo mancunien, et un neuvième album qui vient d’arriver dans les bacs, quatre ans après le précédent. On est forcément curieux de voir comment Tom Rowlands et Ed Simons, qui ont fait danser le monde entier, imaginent le dancefloor 2019. Rien de forcément nouveau, entre techno, big beat et disco, mais toujours l’efficacité au rendez-vous !

L'avis des critiques : 

J’ai énormément aimé le disque. Il y a une efficacité énervée réjouissante. Arnaud Laporte

Je trouve l’album extrêmement bien construit jusque dans ses moments de calme, ses reprises, ses explosions. Mais c’est un disque de vieux. Ils ont complètement oublié de suivre les modes et se contentent de recycler leur propre formule. Olivier Lamm

Après avoir été terriblement imités, je les trouve terriblement à la traîne de ce qui peut se faire aujourd’hui. J’aime bien quand il y a des voix, des sonorités un peu vintages qui se mélangent avec des choses plus synthétiques. Quand c’est une autoroute d’artifices et de désincarnations, je suis totalement perdue. Clémentine Goldszal 

Ce disque est un peu du recyclage, quelque chose d’assez belliqueux, comme souvent chez les Chemical Brothers, et en même temps quelque chose de très hédoniste et festif (...) C’est un groupe pour qui on a un grand attachement. Ce disque-là a ses moments agréables et d‘autres plus lassants. Christophe Conte 

  • "No geography", The Chemical Brothers // Virgin EMI records

Une exposition : "Rouge. Art et utopie au pays des soviets" 

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Si vous voulez voir la vie en rouge, foncez au Grand Palais ! Cette exposition magistrale et pléthorique donne de la place à chacun des arts, et donne à mieux voir et mieux comprendre comment le système soviétique, né d’une utopie, a su fertiliser l’art de son temps, avant de l’inféoder et l'instrumentaliser.

L'avis des critiques : 

Une belle exposition de culture visuelle mais il ne faut pas s’attendre à y trouver des chefs-d’œuvre. C’est une démonstration assez honnête de l’art pendant cette période. Ingrid Luquet-Gad

Cette exposition a la sobriété de son temps. Le parcours est parfaitement ordonné et clair. Il n’y a pas beaucoup de chef-d’oeuvre. C’est un beau trajet entre la révolution artistique et son opposition qui est l’idéologie soviétique. Corinne Rondeau

  • "Rouge. Art et utopie au pays des soviets" // Jusqu'au 1er juillet 2019 Grand Palais
3 min

Un livre : "Une complication, une calamité, un amour" de Véronique Bizot. "Un livre fascinant"

Une complication, une calamité, un amour // Véronique Bizot
Une complication, une calamité, un amour // Véronique Bizot
- Actes Sud

Experte du format court de la nouvelle, orfèvre du format plus long du roman, Véronique Bizot se livre à l’exercice de l’entre-deux, avec une novela. C’est ainsi que les anglo-saxons désignent ce qui serait une longue nouvelle ou un court roman. Le talent n’ayant pas besoin de s’étaler, Bizot signe un polar qui est aussi un mélo qui est aussi une comédie. Trop forte !

L'avis des critiques : 

A la fin de ce livre, j’ai eu affaire à une auteure qui a un univers et dont je ne comprends quasiment pas le projet. J’ai beaucoup aimé ce livre mais je n’ai pas réellement compris son désir de nous l’écrire. Je trouve ça fascinant. Je n’ai qu’une seule envie c’est qu’elle en écrive un autre. Jean-Christophe Brianchon 

La maîtrise formelle est évidente et assez séduisante. Mais il est vrai que l’auteure reste un peu à l’extérieur de son récit. On ne peut pas dire que ce soit un livre qui ait beaucoup de charme. (…)  En le refermant, je me suis demandé si je m’étais attaché aux personnages qui ne parlent peut-être pas assez avec leur coeur. Etienne de Montety 

  • "Une complication, une calamité, un amour" de Véronique Bizot // Editions Actes Sud

Un film "L'époque", de Matthieu Bareyre. Les rêves et les cauchemars d'une jeunesse

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Voilà un film dont on est sûr qu’il ne fera pas consensus. Il sera décrit comme essentiel pour les uns, superficiel pour les autres, précieux pour les uns, poseur pour les autres. Il faut dire que le cinéaste ne lâche rien : témoignage, oeuvre plastique, urgence politique, musique, lutte et désillusion sont au rendez-vous de ce portrait de notre époque !

  • "L'époque__", de Matthieu Bareyre
33 min

- En Partenariat avec le magazine Grazia-