Publicité

Cinéma, théâtre, musique... 5 idées pour votre week-end

Par
1005
1005
- AND

Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, un spectacle, un disque, une exposition, un livre, un film. Bonnes découvertes !

Un spectacle : "Opening Night", le retour d'Isabelle Adjani au théâtre

Opening Night - Cyril Teste
Opening Night - Cyril Teste
- Simon Gosselin

Isabelle Adjani sur scène, dans une adaptation du film mythique de John Cassavetes, sur une histoire d’actrice vieillissante en proie à tous les doutes, c’est plus qu’il n’en faut pour faire de cette nouvelle mise en scène de Cyril Teste l’un des évènements de la saison théâtrale. Dans l’écrin des Bouffes du Nord, le spectacle prend une nouvelle dimension.  

Publicité

L'avis des critiques : 

J’ai été saisie d’un vertige sur la mise en abyme continue de tout ce qui se passe sur scène. (…) Cela donnait un labyrinthe mental dans lequel il était agréable de se perdre. Marie Sorbier

Les strates de mises en abyme m’ont laissé dans un abîme de perplexité sur ce que je voyais vraiment. Je n’ai vu qu’un empilement. (...) Il y a surtout dans le film de John Cassavetes le vertige, la mort mais aussi une extraordinaire vitalité, un sens de l’humour, du cabotinage et une façon de jouer. Ce plaisir, ce bonheur, cette vitalité et cet humour sont totalement absents aux Bouffes du Nord. René Solis

Je trouve le spectacle théorique. Je n’ai absolument pas ressenti le côté "work in progress" et ne me suis pas du tout sentie plus impliquée pour un autre spectacle, tout était complètement cadré. Anna Sigalevitch 

  • "Opening Night" - Librement inspiré de la pièce de John Cromwell et du scénario de John Cassavetes - Mise en scène Cyril Teste // jusqu’au 26 mai aux Bouffes du Nord // du 3 juin au 6 juin au Théâtre du Gymnase de Marseille // du 12 au 15 juin au Printemps des comédiens, Montpellier 
La Dispute
55 min
La Grande table (1ère partie)
27 min

Un disque : "Father of the Bride", de Vampire Weekend. Une leçon de musique, un tableau de maître...

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Nous n’avions plus de nouvelles du groupe new-yorkais depuis leur précédent album, en 2013, sacré par un Grammy Award de la musique alternative. Avec ce quatrième disque, Vampire Weekend digère sur près d’une heure, en 18 morceaux, le départ du multi-instrumentiste Rostam Batmanglij, et ouvre une nouvelle page, plus lumineuse musicalement, mais toujours aussi sombre dans ses paroles.

L'avis des critiques : 

C’est une leçon de musique, c'est même un tableau de maître. C’est époustouflant dans les moindres détails. (…) C'est un travail d'orfèvre et d'intégration extrêmement intelligente de musiques d'Afrique, d'Extrême-Orient. C'est virtuose et singulier. Mathilde Serrell 

Il y a un côté presque mainstream quand on l’écoute au début. Mais Vampire Weekend sait jouer des silences et des vides, ils savent faire une pop dans laquelle il y a des interstices. Dans cette ligne claire, il y a pas mal d’ombres qui s’insinuent. Tous ces effets de production intéressants sont assez subtils. Pascaline Potdevin

C’est un disque très intéressant car il rappelle qu’un choix artistique est politique (…) Il y a quelque chose d’extrêmement subtil dans les références fifties et dans l’invitation de Daniel Haim. Olivier Lamm

  • "Father of the Bride", de Vampire Weekend
La Dispute
55 min

Une exposition : Lille 3000 - Eldorado. La métropole lilloise se met à l'heure mexicaine.

a_rvore_cambara_amarelo_acri_lica_50_x_100_cm_2014
a_rvore_cambara_amarelo_acri_lica_50_x_100_cm_2014
- Miguel Penha // Lille 3000

Après avoir été Capitale Européenne de la Culture en 2004, Lille a su transformer le temporaire en pérenne, en offrant régulièrement des évènements culturels XXL. Après l’Inde, l’Europe ou la Renaissance, le nouveau volet de Lille 3000 ouvre très grands ses bras au Mexique, réel ou fantasmé. Jusqu’au 1er décembre, c’est toute la métropole lilloise qui devient un Eldorado.

L'avis des critiques : 

  • “Eldorama”, jusqu’au 1er septembre au Tripostal 

C’était une exposition assez riche, intéressante dans la variété des formes et des problématiques qu’elle induit. Cette variété n’est pas évidente dans une exposition comme celle-ci à très fort contenu politique, social et sociétal. (…) J’ai trouvé que l’accrochage était assez bien tenu même si l’on s’y perd parfois un petit peu. Mais l’exposition a le mérite de la clarté. Frédéric Bonnet 

C’est une vision assez sombre. Le ton des oeuvres est très sérieux. C’est une exposition qui n’est pas alarmiste ou dramatique, mais qui se veut réaliste. Sandra Adam-Couralet

L’exposition aborde des migrations qui peinent parfois à gagner en mobilité et c’est aussi la question de la globalisation aujourd’hui. Cette impossibilité-là est très bien évoquée. Florian Gaité 

  • “La déesse verte” jusqu’au 3 novembre à la Gare Saint Sauveur

C'est une exposition rafraîchissante, colorée, parfois foutraque, et plutôt très intelligente. Sandra Adam-Couralet

C’est une exposition assez confuse, pas inintéressante dans le sujet et dans les artistes. (…) Les oeuvres s’enchaînent de manière naturelle et organique ce qui donne l’impression d’un tout même si les propositions sont très différentes. Frédéric Bonnet 

C’est une exposition ratée et infantilisante. (…) L’exposition prend vraiment ses distances avec la responsabilité écologique que peut avoir aujourd’hui l’art avec un parti pris esthétisant qui affaiblit vraiment considérablement, sur certaines pièces, le contenu discursif. Florian Gaité 

  • "Lille 3000 - Eldorado" // du 27 avril au 1er décembre à Lille. Plus d'informations ici

Un livre : "Un roman mexicain : l'affaire Florence Cassez" de Jorge Volpi. Un grand roman, un documentaire haletant...

Un roman mexicain
Un roman mexicain
- Jorge Volpi - Seuil

Florence Cassez : un nom qui a fait les gros titres de la presse, et qui a déclenché une grave crise politique entre la France et le Mexique. A partir de ce faits divers digne des meilleurs polars politiques, Jorge Volpi signe un livre hors-norme, entre réel et fiction, dans la veine du mythique De sang-froid de Truman Capote.

L'avis des critiques : 

C'est un grand roman, un documentaire haletant (...) Plus c’est technique, plus il nous fait des compte-rendus, plus je trouve cela passionnant. C’est pour moi de la bonne chronique judiciaire. Lucile Commeaux 

Ce roman documentaire est fait avec beaucoup de rigueur et une très grande force. Mais ce qui commence à l’affaiblir est le dossier. Les parts d’entretiens sont assez faibles. Il y a une dimension de la parole des protagonistes qui manque. Par ailleurs, il n’arrive pas à trier l’information. (...) Cela devient assez fastidieux et du coup assez ennuyeux. Florent Georgesco

Je me suis un peu lassé même s’il y a des choses qui sont effarantes. Le livre est beaucoup trop épais pour que cet effet de sidération se poursuive dans ses énumérations répétées. Arnaud Laporte

  • "Un roman mexicain : l'affaire Florence Cassez" de Jorge Volpi (Seuil)
La Dispute
56 min

Un film : "Les Météorites", de Romain Laguna. La révélation d'une actrice incandescente.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Des premiers films sur des jeunes femmes au seuil de la vie adulte, le cinéma français n’est pas avare. Qu’est-ce qui fait que _Les météorite_s se distingue, et laisse sur son spectateur une impression durable ? Il y a d’abord une actrice, Zéa Duprez, qui incarne la jeune Nina, 16 ans, que l’on va suivre le temps de quelques jours en été, dans son village du Sud de la France. Si elle travaille dans un parc d’attraction consacré aux dinosaures, son meilleur ami, fils de viticulteur, veut s’engager dans l’armée, quitter cet arrière-pays pour lui sans horizon. Quand Nina rencontre Bilal, elle s’enflamme, comme cette météorite qu’elle a vu traverser l’atmosphère. Sur ce fil ténu, Romain Laguna signe un film au romantisme assumé, mais aussi une ode panthéiste, dans laquelle les corps adolescents dialoguent avec les paysages, entre grâce et incandescence. 

  • "Les Météorites", de Romain Laguna
La Dispute
56 min