Comment gagner un prix Nobel ?
Comment gagner un prix Nobel ?

Comment gagner un prix Nobel scientifique ?

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Comment obtenir un Nobel en science ?

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Le fil culture | Privilégier l'étude de la génétique ou du cosmos, fréquenter les meilleures universités mondiales, mais aussi... être un homme et américain de préférence : en cette semaine de remise de prix Nobel, on vous donne les astuces pour maximiser vos chances d'être nobelisé.

Et si le prochain prix Nobel était pour vous ?

Leçon 1 : bien choisir son sujet

Certains domaines de recherche sont plus primés que d’autres. Par exemple en médecine, les recherches en génétique comptabilisent 48 lauréats. En physique, vous avez deux options :

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  1. Étudier l’infiniment petit.
    La physique des particules est régulièrement nobélisée, de la découverte de la radioactivité, en passant par celle de l’électron ou de l’atome et toutes leurs applications. 
  2. Étudier l’infiniment grand.
    Le cosmos est une source de découvertes qui semble inépuisable : pulsars, ondes gravitationnelles, énergie noire, neutrinos cosmiques, expansion de l’univers, etc.
     

Leçon 2 : avoir un prof qui a eu un Nobel  

Puisque les anciens lauréats font partie du jury, avoir un professeur nobélisé est un gros avantage.

Comme le dit Dr Michael Brown, prix Nobel de médecine :

C’est assez surprenant de voir combien de prix Nobel ont été formés par des lauréats du prix Nobel ou un équivalent.

Près de ⅔ des Nobel de physique ont été remis à des scientifiques qui avaient étudié ou collaboré avec d’anciens prix Nobel.

Leçon 3 : l’erreur ne vous sera pas fatale

En 1927, l’Autrichien Julius Wagner-Jauregg, pionnier de la malariathérapie, obtient le Nobel de médecine alors qu’il croyait traiter la syphilis par injection du paludisme.

En 1949, Egas Moniz est récompensé pour ses travaux sur la lobotomie. Il prônait une chirurgie du cerveau pour soigner les “troubles mentaux”, une pratique qui a depuis été interdite.

Quant au créateur du prix, l’industriel et milliardaire Alfred Nobel, il est l’inventeur de la dynamite et était surnommé “le faiseur de morts”.

Leçon 4 : être américain 

Avec près de la moitié des lauréats américains en médecine, chimie et physique, l’hégémonie des États-Unis est écrasante. Mais ça n’a pas toujours été le cas. La Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France ont dominé les Nobel de leur création en 1901 jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, période où beaucoup de scientifiques européens ont fui vers l’Amérique.
Cette surreprésentation des États-Unis a été renforcée car :

  • les investissements privés dans la recherche y sont plus importants
  • les anciens lauréats désignent les nouveaux ce qui favorise les affinités culturelles

Leçon 5 : s’inscrire dans les meilleures universités mondiales 

Si le prix Nobel de physique vous tente, vous avez plus de chance de l’obtenir en étudiant à Harvard (Massachusetts) , à l’université Rockefeller de New York ou à Columbia (New York) qui comptabilise à elle seule 67 Nobel en sciences.

Leçon 6 : être un homme âgé 

En science, seulement 3% des Nobel ont été décernés à des femmes, mieux vaut être un homme donc, et de préférence assez âgé. Ce qui n’a pas toujours été le cas. 

Avant 1940, les Nobel étaient décernés plus de 20 ans après la découverte originale seulement dans 11% des cas en physique, 15% en chimie et 24% en médecine. Mais depuis 1985 ce délai concerne 60% des Nobel de physique, 52 % des Nobel en chimie et 45% en médecine. Et donc on a des lauréats qui sont forcément représentants d’une catégorie d’âge très élevé. En plus du problème des femmes s’ajoute celui de l’âge”.