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Danse, exposition, cinéma... 5 idées pour votre week end

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- AND

Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, un spectacle, un disque, une exposition, un livre, une série. Bonnes découvertes !

Un spectacle : Radhouane El Meddeb revisite "Le lac des cygnes"

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Icône parmi les icônes, Le lac des cygnes est sans conteste, depuis sa création en 1877, et surtout depuis la version de Marius Petipa et Ivanov en 1894, le ballet le plus célèbre au monde. Depuis, le cygne blanc et le cygne noir du ballet ont connu les interprétations les plus diverses. Radhouane El Meddeb nous livre la sienne, et c’est un des événements chorégraphiques de l’année.

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L'avis des critiques :

Il y a des moments où le prince est complètement absent en scène. Je pense que ce spectacle est riche de beaucoup de pistes qui ne sont pas tout à fait abouties. La musique raconte quelque chose, elle est faite pour ce ballet-là. Je trouve qu’il manque un travail des bras, ce sont des cygnes auxquels on a coupé les ailes. Philippe Noisette

Il y a une déception première. Je n’ai pas vu de réécriture, mais plutôt une variation du « Lac des cygnes ». Il y a quand même ce prologue en silence qui m’a plu. Il y a aussi un grand manque d'émotion. On reste assez extérieur. Marie Sorbier

  • "Le Lac des cygnes", de  Radhouane El Meddeb - en tournée puis 27 au 30 mars à Chaillot

Un disque : "Remind Me Tomorrow" de Sharon Van Etten - "Elle pourrait être la patty smith 2.0"

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Cinq ans déjà que l’on attendait un nouvel album de l’auteure-compositrice-interprète américaine. A 37 ans, elle interroge ici ses souvenirs, en 10 plages qui ressemblent fortement à une autobiographie musicale. Devenue comédienne mais aussi maman depuis son album précédent, Sharon a beaucoup à nous raconter, et le fera aussi lors d’une tournée mondiale qui passera par Paris. 

L'avis des critiques :

Ce qui me touche c’est juste l’interrogation sur soi, telle qu’elle peut être en approchant la quarantaine. Le fait de se connaître, est un combat qui ne s’arrête jamais. Ce côté combatif, torturé, c'est ça qu'on entend dans ses chansons très menaçantes et très produites. C'est ombragé, droit dans ses bottes, avec une souffrance qui reste. Pascaline Potdevin

Toute la partie un peu London Grammar, Lana Del Rey, me déplaît. Les choses très viscérales m’ont touchée beaucoup plus. On est entre une lourde paire de santiags et des chaussons cristallins. Elle brille bien mieux dans les morceaux épurés. La pochette est exceptionnelle, mais cet album reste une déception. Mathilde Serrell

On sent qu’avec l’incursion de l’électronique, elle a essayé de jouer avec autre chose que ses instruments habituels. Certaines chansons possèdent une force, une intention, avec une interprétation plus incarnée et offensive que précédemment, qui pourrait faire d'elle la Patti Smith 2.0 qu’on attendait tant. C’est un personnage qui prend du corps avec ce disque. Christophe Conte 

  • "__Remind Me Tomorrow" de Sharon Van Etten 

Une exposition : "Fernand Khnopff (1858-1921) - Le Maître de l'énigme" -"une peinture saisissante et silencieuse"

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Enfin une grande exposition parisienne pour le belge obsessionnel ! On ne boudera donc pas son plaisir de voir dans le cadre du Petit Palais, qui leur sied très bien, soixante-dix oeuvres de l’artiste, accompagnées par d’autres oeuvres de certains de ses contemporains de cette Europe de la fin du XIXème siècle, de Gustave Moreau à Klimt.

L'avis des critiques :

C’est un peintre tout à fait intéressant et une peinture assez saisissante, d’abord par ces cadres qu’il réalisait lui-même. L’usage qu’il fait de la photographie est une manière de mettre à terre le réalisme. La scénographie est très imposante. Il y a une volonté de restaurer l’idéal et la beauté par le biais du symbolisme. Ces regards sont soit vides, soit vous traversent. Corinne Rondeau

J’ai trouvé cette exposition assez passionnante. Le personnage lui-même relève d’un mystère absolument insondable. Je trouve que parfois les effets scénographiques du Petit Palais sont un peu trop poussés, ici cela sied vraiment à l’exposition. C’est une peinture éminemment silencieuse, il n’y a jamais un tableau qui lève la voix plus haut qu’un autre. Frédéric Bonnet

Il y a peut-être quelque chose de très sourd et très atone, mais c’est quand même de la lave sous la glace qui ne demande qu’à jaillir. C'est moins le réel que le présent qui est absent chez Khnopff. Il y a une fuite très caractéristique par rapport au présent. Il est avant tout singulier et égoïste, avec cette devise personnelle : « on n’a que soit ». Stéphane Corréard

  • "Fernand Khnopff (1858-1921) - Le Maître de l'énigme" - du 11 décembre 2018 au 17 mars 2019 // Petit Palais

Un roman : "Doggerland" d'Élisabeth Filhol - "Un grand roman sur la fracture des êtres, des cœurs et des continents"

Doggerland d'Elisabeth Filhol
Doggerland d'Elisabeth Filhol
- POL

Son premier roman, La centrale, avait été couronné en 2010 par le Prix France Culture-Télérama. Une centrale (nucléaire) en était le personnage principal. Avec Doggerland, le premier personnage à entrer en scène est Xaver, du nom de l’ouragan qui s’apprête à s'abattre sur l’Europe du Nord. C’est un ouragan comme on n’en a jamais vu de mémoire de météorologue, et qui va aussi bouleverser la vie de Margaret de de Marc, amants 20 ans plus tôt, et que des choix professionnels différents ont séparés. Mais bien sûr, il y a ce Doggerland du titre, territoire que l’on a longtemps cru mythique, avant qu’une découverte, en 1985, atteste de son existence. Cette terre de la Mer du Nord, où vécurent des hommes, était presque aussi grande que la Sicile, mais fut engloutie il y a 8000 ans. L’homme et son terrible impact sur la nature sont donc encore au coeur de ce récit à l’écriture magistrale.

  • "Doggerland" - Élisabeth Filhol // Editions P.O.L

“Continuer”, de Joachim Lafosse

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Continuer est d’abord un très beau livre de Laurent Mauvignier. C’est aujourd’hui un film, signé Joachim Lafosse. Le cinéaste belge, qui analyse les rapports familiaux depuis son premier long-métrage, Nue propriété, ne pouvait qu’être intéressé par cette échappée belle d’une mère et de son fils adolescent, traversant le Kirghizistan à cheval pour essayer de réparer leur relation.

  • Continuer”, de Joachim Lafosse  Sortie 23/01