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Danse, opéra, bande dessinée... 5 idées pour votre week end

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0806
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- AND

Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, des spectacles, 2 opéras, une exposition, une BD  et un film. Bonnes découvertes !

Un festival : Rencontres Internationales chorégraphiques de Seine-Saint-Denis, le rendez-vous incontournable des amateurs de danse

The sea within - Lisbeth Gruwez
The sea within - Lisbeth Gruwez
- Danny Willems

Véritable institution dans le monde de la danse contemporaine, les Rencontres Internationales chorégraphiques de Seine Saint-Denis existent depuis 1969, et ont révélé quantité de grands chorégraphes : Dominique Bagouet, Jean-Claude Gallotta, Karine Saporta, Maguy Marin, Bernardo Montet, Mark Tompkins, Mathilde Monnier, Angelin Preljocaj, Odile Duboc…
La liste est aussi longue qu’impressionnante. Aux côtés d’artistes déjà bien repérés, comme Lisbeth Gruwez ou Cindy Van Acker, on aura cette année encore l’occasion de voir des oeuvres et des chorégraphes encore très peu connus ou jamais venus en France, comme l’allemand Christof Winkler, qui met en lumière l’héroïsme féminin, ou sa compatriote Doris Uhlich, qui explore la culture techno dans un solo accompagné par un DJ, ou encore Mylène Benoit, qui revient du Japon avec une pièce interrogeant les mouvements anormaux et involontaires.

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  • "Rencontres Internationales chorégraphiques de Seine Saint Denis" du 16 mai au 16 juin 2018

Deux opéras : "L'Heure espagnole" et "Gianni Schicchi", doublé gagnant pour Laurent Pelly

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En proposant à la même affiche deux opéras en un acte, l’un de Ravel, l’autre de Puccini, le metteur en scène Laurent Pelly double notre plaisir, et nous émerveille par son sens du comique et la précision de sa direction d’acteurs. Dans la fosse, le jeune et brillant Maxime Pascal ajoute sa propre fantaisie et sa science très fine de la direction d’orchestre.

L'avis des critiques :

Ce sont deux petits bijoux de la musique. C’est une des très bonnes réalisations de Laurent Pelly, les deux fourmillent de détails et suivent le propos des deux œuvres avec finesse, malice et cohérence. Espérons que Maxime Pascal sera invité plus souvent à l’Opéra de Paris ! Emmanuelle Giuliani 

J’y suis allée lors la soirée consacrée par l'Opéra de Paris aux moins de 40 ans et cela a très bien fonctionné. Il y avait beaucoup de jeunes et pour une première fois à l’opéra c’est une très bonne chose car tout y est très jouissif et très bien réalisé. Lucile Commeaux

Maxime Pascal est jeune et formidable ! Guillaume Tion 

  • L'Heure espagnole / Gianni Schicchi - Ravel / Puccini - Dir Maxime Pascal - MES Laurent Pelly Opera Bastille - Du 17/05 au 17/06

Une exposition : "Zao Wou-Ki - l'espace est le silence", un artiste au croisement des mondes pour une oeuvre grand format 

Zao Wou Ki - Le vent pousse la mer
Zao Wou Ki - Le vent pousse la mer
- Dennis Bouchard © Adagp, Paris, 2018 8.

Enfin Zao Wou-Ki se voit consacrer une grande exposition dans une institution parisienne ! Disparu en 2013, l’artiste chinois qui s’est installé à Paris en 1948, n’avait plus eu un tel honneur depuis 15 ans. L’exposition débute en 1965 avec son passage à l’abstraction, et propose une réflexion sur le grand format, pour un peintre qui n’a cessé de creuser sa relation à la nature et à l’espace. 

L'avis des critiques 

Cette exposition est un drôle d’idée, d’abord il n’y a ici ni espace ni silence ! Je n’ai pas compris pourquoi les 10 premières années ne sont pas montrées. Néanmoins les grands formats permettent de mettre en relief certaines caractéristiques de Zao Wou-Ki. Stéphane Corréard

J’ai vu des choses que je n’avais pas remarqué avant chez Zao Wou-Ki. La tension qui irradie dans les centres des tableaux des années 60-70, puis cette tension qu’il évacue dans les années 80. Seulement, il cherche quelque chose qui ne peut pas trouver. Corinne Rondeau

J’ai jamais été fasciné par le travail de Zao Wou-Ki. Cet univers, dans lequel toutes les références ont disparu, est traité d’une manière lyrique et cotonneuse et je m’y ennuie un peu. Frédéric Bonnet

Je ne comprends pas qu’on n’aime pas Zao Wou-Ki. Ça me bouleverse, ça m’émeut, et je le retrouve dans toutes ses œuvres. Je suis à la fois attiré et rejeté par ses toiles. Arnaud Laporte

  • "Zao Wou-Ki - l'espace est le silence " du 1er juin au 6 janvier au Musée d'Art Moderne de La Ville de Paris

Une bande dessinée : "Pittsburgh", l'autobiographie dessinée d'une des figure incontournable de la scène indépendante américaine. 

Pittsburgh
Pittsburgh
- Frank Santoro - Ca et la

Frank Santoro a passé sa vie entre Pittsburgh, où il est né, et San Francisco, où il a étudié l’art. Il est aussi passé de la BD à la peinture, avant de revenir à la BD. Avec ce nouvel album, il interroge l’histoire mouvementée de ses parents et de sa ville, de leur amour en ruines, comme la ville, au coeur de cette Rust Bell frappée par les différentes crises économiques.

L'avis des critiques

Frank Santoro a connu l’indépendance et le succès populaire. Avec Pittsburgh on est au cœur du dessin en train de se faire, le récit se construit de manière douce et subtile. On est vraiment dans un journal de souvenir, tout en transparence. Jospeh Ghosn

Frank Santoro voudrait recoller l’histoire de ses parents et les faubourgs ouvriers de Pittsburgh. L’aspect graphique est troublant, on a le sentiment d’un croquis au feutre remis au propre, cela donne une vibration très belle aux personnages. On sent qu’il ne veut pas se livrer et ne va pas au fond, il essaie de recoller tout cela pour faire comme si ça allait mieux. C'est dommage. Antoine Guillot

Il y a un hiatus entre la forme qui expérimente plein de matières avec des couleurs puissante, mais j’ai un réel problème avec le récit, je trouve cela très lourd dans le propos. Catherine Robin

Il y a l’épaisseur de la construction graphique qui est très belle. Mais surtout, un grand sens du rythme, il agence de grandes pages plus contemplatives, puis des accélérations. Arnaud Laporte

  • "Pittsburgh", de Frank Santoro (Ça et là)

Un film : "The Cakemaker", de Ofir Raul Graizer, un regal !

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Un pâtissier allemand a une liaison avec un homme marié israélien qui voyage régulièrement à Berlin pour affaires. Celui-ci meurt dans un accident de voiture, et Thomas décide d’aller à Jérusalem. Il rencontre la veuve de son amant, qui tient un petit café, et commence à travailler pour elle, sans révéler qui il est. Un premier film et un très beau mélodrame, primé un peu partout dans le monde.

  • "The Cakemaker", de Ofir Raul Graizer (Sortie le 06/06)

-En partenariat avec le magazine Grazia-