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Découvrez la sélection du Prix du Roman des étudiants France Culture - Télérama 2018 !

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Les présélectionnés sont : Pauline Delabroy - Allard, Yves Bichet, Emmanuelle Baymack-Tam, Nicolas Mathieu, Nathalie Léger
Les présélectionnés sont : Pauline Delabroy - Allard, Yves Bichet, Emmanuelle Baymack-Tam, Nicolas Mathieu, Nathalie Léger

Cinq romans, cinq auteurs de cette rentrée littéraire 2018 ont été choisis pour faire partie de la sélection du 6ème Prix du Roman des étudiants France Culture - Télérama.

Emmanuelle Bayamack-Tam : "Arcadie" (éd. POL)

Emmanuelle Bayamack-Tam - Arcadie
Emmanuelle Bayamack-Tam - Arcadie

La jeune Farah, qui pense être une fille, découvre qu’elle n’a pas tous les attributs attendus, et que son corps tend à se viriliser insensiblement. Syndrome pathologique ? Mutation ou métamorphose fantastique ? Elle se lance dans une grande enquête troublante et hilarante : qu’est-ce qu’être une femme ? Un homme ? Et découvre que personne n’en sait trop rien. Elle et ses parents ont trouvé refuge dans une communauté libertaire qui rassemble des gens fragiles, inadaptés au nouveau monde, celui des nouvelles technologies et des réseaux sociaux. Et Farah grandit dans ce drôle de paradis avec comme terrain de jeu les hectares de prairies et forêts qu’elle partage avec les animaux et les enfants de la communauté qui observent les adultes mettre tant bien que mal en pratique leurs beaux principes : décroissance, anti-spécisme, naturisme, amour libre et pour tous, y compris pour les disgraciés, les vieux, les malades. Emmanuelle Bayamack-Tam livre un grand roman à la fois doux et cruel, comique, et surtout décapant, sur l’innocence et le monde contemporain. Farah, sa jeune héroïne, découvre l’amour avec Arcady, le chef spirituel et enchanteur de ce familistère. Elle apprend non seulement la part trouble de notre identité et de notre sexualité, mais également, à l’occasion d’une rencontre avec un migrant, la lâcheté, la trahison. Ce qui se joue dans son phalanstère, c’est ce qui se joue en France à plus grande échelle. Arcady et ses ouailles ont beau prêcher l’amour, ils referment les portes du paradis au nez des migrants. Pour Farah c’est inadmissible : sa jeunesse intransigeante est une pierre de touche pour mettre à l’épreuve les beaux principes de sa communauté. Comme toutes nos peurs et illusions sur l’amour, le genre et le sexe.

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Emmanuelle Bayamack-Tam est née en 1966 à Marseille. Vit à Villejuif. « Arcadie » est son onzième livre publié aux éditions P.O.L. Elle publie aussi aux éditions P.O.L sous le nom de Rebecca Lighieri. Elle enseigne la littérature dans un lycée de la banlieue parisienne.

Yves Bichet : "Trois enfants du tumulte" (éd. Mercure de France)

Yves Bichet - Trois enfants du tumulte (ed. Mercure de France)
Yves Bichet - Trois enfants du tumulte (ed. Mercure de France)

Mai 1968. La révolte gronde partout en France. Notamment à Lyon où se tient une grande manifestation qui va mal tourner. Au moment où le cortège des étudiants tente de rejoindre celui des ouvriers en grève, un camion fonce sur les forces de l’ordre et percute le commissaire Lacroix, qui mourra à l’hôpital. C’est le premier mort de mai 68. Pour Mila et Théo, venus manifester ce jour-là, c’est le début d’une autre histoire... 

«Ils voulaient en finir avec la prudence, réinventer une forme de grâce qui mettrait le vieux monde à genoux. Ils croyaient au miracle des peaux. Ils étaient amoureux et tapageurs. Seul importait le tumulte des vies nouvelles se profilant après les bourrasques de mai. Ballottés entre désir de liberté et nostalgie du chaos, ils crurent un instant au mirage de la radicalité.»
Yves Bichet.

YVES BICHET est l’auteur de nombreux ouvrages parus au Mercure de France, La Part animale, L’homme qui marche, L’été contraire, tous publiés en Folio. Indocile est paru en 2017 au Mercure de France.

La Part animale fut adapté au cinéma par Sébastien Jaudeau en 2007 et L’été contraire est traduit en italien.

Pauline Delabroy-Allard : "Ça raconte Sarah" (éd. de Minuit)

Pauline Delabroy-Allard : "ça raconte Sarah" (éd. de Minuit)
Pauline Delabroy-Allard : "ça raconte Sarah" (éd. de Minuit)

Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S.

Pauline Delabroy-Allard est née en 1988. Ça raconte Sarah est son premier roman.

Nathalie Léger : "La robe blanche" (éd. POL)

Nathalie Léger : "La robe blanche" (éd. POL)
Nathalie Léger : "La robe blanche" (éd. POL)

Il y a quelques années, Nathalie Léger découvre une histoire qui l'intrigue et la bouleverse : une jeune artiste qui avait décidé de se rendre en autostop de Milan à Jérusalem en robe de mariée, pour porter un message de paix dans les pays en conflit ou en guerre, est violée et assassinée par un homme qui l'avait prise en voiture au sud d'Istanbul. Artiste ou martyre ? Candeur ou sacrifice ? Elle voulait faire régner l'harmonie par sa seule présence en robe de mariée. Mais ce n'est ni la grâce ou la bêtise de cette intention qui captive la narratrice, c'est d'avoir voulu par son voyage réparer quelque chose de démesuré et qu'elle n'y soit pas arrivée. Et parce qu'elle découvre que cette histoire vraie qui la touche tant en accompagne ou en révèle une autre. Elle comprend que sa mère lui demande la même chose : pouvoir réparer sa propre histoire blessée en lui demandant de raconter son mariage, d'exposer l'injustice de son divorce. Le père, l'ayant quittée dans les années soixante-dix avec éclat pour une autre femme, avait réussi à faire prononcer leur divorce à ses torts exclusifs, à elle, l'épouse abandonnée. La mère demande à sa fille d'écrire l'ordinaire de ce qui s'est passé, l'échec, l'abandon, les larmes, l'injustice. Elle lui demande aussi d'écrire pour réparer. Mais si une robe de mariée ne suffit pas à racheter les souffrances de l'humanité, les mots pourront-ils suffire à rendre justice pour les larmes d'une mère ?

Nathalie Léger est née en 1960. Elle vit entre Paris et Caen. « La Robe blanche » est son troisième livre aux éditions P.O.L. Elle est aussi directrice de l’IMEC (Institut Mémoire de l’édition Contemporaine) à Caen.

Nicolas Mathieu : "Leurs enfants après eux" (éd. Actes Sud)

Nicolas Mathieu : "Leurs enfants après eux" (éd. Actes Sud)
Nicolas Mathieu : "Leurs enfants après eux" (éd. Actes Sud)

Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tuer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence.
Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Hallyday, des fêtes foraines et d’Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage.

Nicolas Mathieu est né à Epinal en 1978. Après des études d’histoire et de cinéma, il s’installe à Paris où il exerce toutes sortes d’activités instructives et presque toujours mal payées. En 2014, il publie chez Actes Sud Aux animaux la guerre (prix Erckmann-Chatrian 2014, prix Transfuge du meilleur espoir Polar 2014 et prix Mystère de la critique 2015). Aujourd’hui, il vit à Nancy.

Qui succèdera à Maylis de Kérangal (« Réparer les vivants », éd. Verticales), Eric Reinhardt (« L’amour et les forêts », éd. Gallimard) et Olivier Bourdeaut (« En attendant Bojangles », éd. Finitude), Gaël Faye (« Petit pays », Ed. Grasset), Léonor de Récondo (« Point Cardinal », éd. Sabine Wespieser) ? Rendez-vous en décembre sur France Culture et Télérama suite au vote du jury étudiant #RDE.

Les étudiants-jurés, sélectionnés dans toute la France peuvent : 

- Lire les 5 romans écrits en langue française, issus de la rentrée de septembre et présélectionnés par les rédactions de France Culture et Télérama
- Rencontrer les 5 auteurs lors d’évènements organisés dans les librairies partenaires et bibliothèques universitaires participantes
- Partager sur les réseaux leurs avis pour affiner leur sens critique
- Elire et fêter leur lauréat(e) en janvier sur la Barge du CROUS de Paris.

>> Devenir juré du Prix du Roman des étudiants - qui peut participer ?

Tout étudiant scolarisé dans un établissement d'enseignement supérieur.

Envoyez la critique du dernier roman que vous avez lu (1500 signes espaces compris ou   par vidéo d’une minute) en suivant ce lien : https://radiofrance.qualifioapp.com/quiz/481699_70/Candidature-au-Prix-du-Roman-des-tudiants-France-Culture-Tlrama.html 

Les candidatures vidéo retenues peuvent être publiées sur la chaîne YouTube du Roman des étudiants 

ATTENTION / Candidature à envoyer avant le 7 octobre 2018

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