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Des attentats contre les médias de plus en plus violents

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**Nous sommes "Charlie" **|* ** La tuerie |> Les attentats contre les médias | ** * 6 grandes plumes ** *******| * ** ** * * *Parler contre la terreur * |** Souvenirs *

L’assassinat de 10 membres de la rédaction de Charlie Hebdo et des deux policiers chargés de leur protection est une attaque contre la liberté de la presse. Les derniers événements viennent s’ajouter à une longue liste d’attaques à l’encontre du journalisme. Chronologie non-exhaustive des agressions perpétrées contre les médias en France :

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Le 14 mars 1914. Le journal “Le Figaro ” tient une campagne contre le ministre des Finances Joseph Caillaux. Sa femme, **Henriette Caillaux, décide de laver l’honneur de son mari ** et tire six balles sur Gaston Calmette, le directeur du journal, le blessant mortellement.

En 1961 et 1962** l’OAS “plastique” le journal “Le Figaro”** et les domiciles de deux journalistes du “Monde”. Les attentats ne font cependant pas de blessés.

En 1971 :** une bombe ainsi que deux cocktails molotov sont projetés dans les locaux du journal “Minute”** . Un an plus tard, un paquet piégé à l’intention de l’éditorialiste du journal François Brigneau est ramassé par un éboueur algérien. L’explosion prématurée le rend aveugle et manchot.

En 1979, un groupe se faisant appeler “La Légion des volontaires français contre la présence juive”, d’extrême droite, dépose une bombe à la rédaction du “Monde” puis à celle du “Matin de Paris” .

**> En 1984 ** la “Radio Bretagne Ouest” est la cible d’un attentat par l’Armée révolutionnaire bretonne.

> En 1985 : Le groupe d’extrême gauche** “Action Directe” s’en prend à Minute** . Des explosifs détruisent l’entrée des locaux du journal. La même année, le groupe, pour protester contre la venue de Jean-Marie Le Pen dans des émissions, fait exploser une bombe sur le parking de Radio France et envoie un colis piégé à Antenne 2 . Le personnel est évacué grâce à un coup de fil anonyme passé quelques minutes avant l’explosion.

En 1991 : un explosif souffle l’entrée de Libération . L’attentat, non revendiqué, est lié à la couverture de la guerre du Golfe par le journal. Trois gardiens sont blessés par la déflagration.

En 1992 puis 1994 le journal Corse-Matin est visé par deux attentats non revendiqués . En 1997, à Ajaccio, puis en 2001 à Aleria, des explosifs détruisent des locaux du journal.

En 2004, **le siège du quotidien l’Humanité est la cible d’un incendie criminel. ** La réception de lettres de menaces signées d’une croix gammée indique qu’il s’agissait de représailles pour la couverture de la profonation de tombes juives en Alsace.

La même année,** un homme se présente à l’accueil du “Monde” armé d’un fusil.** Il souhaite qu’on parle de ses livres dans le journal. Il finit par se rendre sans blesser personne.

En 2011, les locaux du journal satirique Charlie Hebdo sont ravagés par un incendie criminel, le jour de la publication d’une version de son journal intitulée “Charia Hebdo”.

En 2013, le tireur Abdelhakim Dekhar menace, dans les locaux de BFMTV, un rédacteur en chef avant de prendre la fuite. Trois jours plus tard, il **entre dans le hall d’accueil de Libération et blesse gravement un assistant photographe ** avant de prendre la fuite. Il est arrêté à l’agonie, après avoir tenté de se suicider. Ses motivations restent floues.

Au cours des dernières années, les attentats ont été perpétrés directement contre les journalistes quand, durant le siècle dernier, ils semblaient avoir pour objectif de détruire du matériel et d’envoyer des messages dissuasifs.** Les récents événements s’inscrivent dans une montée de la violence à l’encontre des journalistes.** En 2014, l’association de l’ONG Reporters Sans Frontières dénonçait une mutation des violences faites aux journalistes : le nombre d’assassinats a beau être en légère baisse, le nombre d’enlèvement de journalistes a augmenté de 35 %.