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Disque, livre, théâtre... 5 idées pour votre week-end

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- AND

Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, un spectacle, un disque, une exposition, un livre, une série. Bonnes découvertes !

un spectacle : " Mary said what she said ". "Un beau requiem royal, éthéré et acrobatique de Bob Wilson".

Mary said what she said
Mary said what she said
- Lucie Jansch

On ne change pas une équipe qui gagne. Il y a 25 ans, Isabelle Huppert était seule en scène, dirigée par Bob Wilson, pour une version d’Orlando, de Virginia Woolf, réécrite par Darryl Pinckney. Les mêmes ont unis leurs immenses talents pour proposer une nouvelle vision du destin tragique de Mary Stuart. A ne rater sous aucun prétexte.

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L'avis des critiques : 

Contrairement à d’habitude, Bob Wilson allie avec un grand talent la chair et l’esprit. L’émotion passe par le texte que j’ai personnellement trouvé très beau même s’il est parfois un petit peu abscons. On retrouve certains des mécanismes habituels de Bob Wilson mais déshabillés de ce qui pouvait parfois m'ennuyer dans ses précédentes créations. Jean-Christophe Brianchon 

J’ai trouvé qu’il y avait plus de chair dans ce spectacle. Je pense que cela tient paradoxalement aux ratés. Huppert est très en danger sur cette scène. Elle reproduit des mouvements chorégraphiques habituellement réalisés par des corps sportifs. Elle s’essouffle. Cela donne à la pièce quelque chose de fragile et peut-être une valeur particulière. Lucile Commeaux

Un beau requiem royal, éthéré et acrobatique. Il y a une très belle écriture nerveuse mais la tragédie reste abstraite, éclatée, hermétique. C’est un peu de l’art pour l’art. On est dans la très belle performance plastique, esthétique mais je suis un peu frustré au bout du compte. Philippe Chevilley 

  • " Mary said what she said " mise en scène Robert Wilson , avec Isabelle Huppert // du 5 juin au 6 juillet à l'Espace Cardin (Théâtre de la Ville)

Un disque "Cuz I love you". "Lizzo est à l’avant-garde de cause sociétale, elle incarne le girl black power et le body positive".

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Avec son troisième album solo, la rappeuse américaine -qui faillit devenir concertiste classique à la flûte traversière- a tué le game. Ayant désormais signé sur un gros label, la déferlante Lizzo ne vous épargnera pas, et on ne peut que remercier l’artiste d’inonder le monde de son rétro-funk qui célèbre l’amour de soi, quelles que soient ses différences.

L'avis des critiques : 

Un disque de R'n'B glam pop amusant mais pas vraiment signé. Lizzo est d’un côté l’artiste qui se retrouve à l’avant-garde de cause sociétale en incarnant le girl black power et le body positive. De l‘autre côté, elle emploie sans aucun recul les codes de l’industrie de l’entertainment. Thomas Corlin 

Il y a de la sophistication mais très peu d’incarnation et d’originalité dans cet album. On nous vend Lizzo comme une femme hors norme mais le disque est très puissamment générique. C’est un contradiction qui en dit long sur la pop d’aujourd’hui. Olivier Lamm  

Sa voix est formidable. Il y a une énergie, un côté diva baroque. Mais la qualité musicale de l’album est inégale. Peut-être qu’un format EP aurait été mieux.

"Cuz I love you", de Lizzo // Nice Life - Atlantic

Une exposition : "Gigantisme - Art & Industrie". "Une grande et belle exposition muséale".

Gigantisme
Gigantisme
- Gigantisme

Elle n’existait pas, alors le FRAC Nord-Pas de Calais l’a inventée : la manifestation qui célèbre l’art et le design en mode XXL. Installations, œuvres in situ, sculptures, peintures, films et performances sont au rendez-vous, qui célèbrent les rencontres entre artistes, ingénieurs, designers et architectes, pour raconter une histoire de la modernité en très grand format.

L'avis des critiques : 

C'est une grande et belle exposition muséale mais qui n'est pas vraiment une triennale. Il s’agit davantage de s’intéresser à l’histoire des rapports entre art et industrie depuis la fin des années 1940 à nos jours que de mettre l’accent sur la création contemporaine et la production d’oeuvres d’art. Sarah Ihler-Meyer 

Le coeur de la triennale est une exposition en deux parties. Cette exposition est déroutante pour une triennale car c’est une exposition de musée. On a l’impression d’être dans une relecture d’accrochage que l’on aurait pu voir à Beaubourg. Ingrid Luquet-Gad

La triennale est un projet ambitieux mais peut-être un peu écrasé par un sujet lui-même imposant. Malgré tout, c’est un sujet extrêmement vaste avec des vraies propositions artistiques saillantes. Il y a des rapports historiques qui m’ont beaucoup instruit. Florian Gaité 

  • "Gigantisme - Art & Industrie", à Dunkerque // du 4 mai au 5 janvier à Dunkerque

Un livre "Comme une version arty de la réunion de couture" de Cookie Mueller. "Un guide de la routarde punk"

Comme une version arty de la réunion de couture
Comme une version arty de la réunion de couture
- Cookie Muller // Finitude

“L’essentiel de ce que je sais, je l’ai appris en voyageant et en exerçant divers boulots plutôt absurdes, du genre styliste, trafiquante de drogue, go-go danseuse, actrice underground, emballeuse de poissons, employée de banque, matelote, psychothérapeuthe, aquarelliste…” La liste se poursuit. Comment résister à l’envie de dévorer le recueil de celle qui se présente ainsi ?

L'avis des critiques : 

Ce livre est un voyage qui est à la fois un manuel de style de vie et de style d'écriture. Il y a une liberté folle. Elle ne s'appesantit pas en littérature comme elle ne s'appesantit pas dans sa vie. Jean-Christophe Brianchon 

Ce livre est un voyage extrêmement savoureux et agréable. Il n'y a jamais ce côté plombé et plombant mais toujours une forme de légèreté. C'est une personnalité extrêmement attachante et une lecture tout à fait singulière. Elisabeth Philippe 

Un livre passionnant. Son style ressemble à sa vie. Cookie Mueller s'interdit l’appesantissement. François Angelier

  • "Comme une version arty de la réunion de couture" de Cookie Mueller // Editions Finitude

Un coffret DVD : "3 femmes" de Robert Altman, 

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Si ce film ressemble autant à un cauchemar, c’est sans doute parce qu’il est né -littéralement- d’un rêve, comme l’a révélé le cinéaste lors du Festival de Cannes en 1977, où il figurait en compétition officielle. Dans son rêve, Altman avait vu Sissy Spacek et Shelley Duvall, alors jeunes débutantes. La première incarne Pinky, apparente jeune ingénue, qui se fait embaucher dans un sanatorium du désert californien, où elle va rencontrer la seconde, qui joue Millie, victime consentante des diktats de la féminité de l’époque. D’abord fascinée par Millie, Pinky va peu à peu usurper son identité. La troisième femme est plus énigmatique encore. Willie, sur le point d’accoucher, vit dans un village de far-west en carton pâte, où elle peint des fresques. Nul doute que le Mulholland Drive de David Lynch doive quelque chose à ces 3 femmes.

  • "3 femmes" de Robert Altman, en coffret DVD // Wild Side , 

- En partenariat avec le magazine Grazia-