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Donald Trump : huit dossiers internationaux qui peuvent changer la face du monde

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Les grands dossiers internationaux de Donald Trump
Les grands dossiers internationaux de Donald Trump
© Radio France - Camille Renard

carte. "I am unpreadictable", aime à répéter Donald Trump. Depuis son entrée en campagne, le 45e président des Etats-Unis a pourtant abordé de façon constante huit dossiers internationaux majeurs. Voici en cartes ces points chauds qui pourraient changer la face du monde.

Il est pour le moins délicat de se livrer à un exercice de prédiction de la politique étrangère à venir des États-Unis, tant les nombreux tweets et déclarations de Donald Trump se contredisent parfois. Sa "diplomatie du tweet" a même été soulignée. Voici pourtant, à partir de ses déclarations les plus constantes, la carte des huit principaux dossiers internationaux auxquels le 45e président des États-Unis a dit vouloir s'atteler : démantèlement de trois accords multilatéraux majeurs - COP 21, Traité transpacifique, accords de Vienne sur le nucléaire iranien, et quatre points de tension sur le globe - Syrie, Europe de l'Est, Mexique, et Israël.

A écouter " De quoi Trump est-il capable ?", Du Grain à moudre

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"Je vais annuler l’accord de Paris sur le climat"

D'après Donald Trump, les règles visant à limiter le réchauffement climatique, adoptées en décembre 2015 à Paris lors de la COP21, vont "tuer l’emploi et le commerce" aux Etats-Unis : "cet accord donne à des bureaucrates étrangers le contrôle sur la façon et la quantité d’énergie que nous pouvons consommer dans notre pays. Pas question !". Écoutez son discours prononcé à Bismarck, Dakota du Nord, le 26 mai 2016, dans lequel les intérêts économiques directs des États-Unis côtoient une ligne idéologique climatosceptique :

“Se retirer du traité transpacifique, désastre potentiel pour notre pays”

Donald Trump souhaite lors de ses 100 premiers jours au pouvoir que les Etats-Unis se retirent de l'accord de libre-échange transpacifique signé le 4 janvier 2016 avec 11 pays d’Amérique du sud et d’Asie, à l'exception notable de la Chine. Écoutez sa position tranchée sur cette question, dans son discours consacré à la politique qu'il dit vouloir mener à son arrivée au pouvoir, prononcé le 22 novembre 2016 :

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“Démanteler l’accord désastreux” sur le nucléaire iranien est une “priorité n°1”

En échange de la limitation de l'activité atomique de l'Iran, les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont accepté à l'été 2015 d'abandonner certaines sanctions économiques envers Téhéran. Démantelé, vidé de sa substance ou renégocié, les termes de la remise en question de l'accord par Donald Trump restent flous. De son côté, Téhéran affirme que le traité ne doit pas être touché. Écoutez-le justifier la remise en cause de l'accord le 21 mars 2016 devant l’AIPAC, le lobby pro-israélien :

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A écouter " Les accords de Vienne : un tournant historique ?", L'invité des Matins, et à lire " Nucléaire iranien : l'accord historique de Vienne"

“La Chine nous a-t-elle demandé si c’était bien de construire un vaste complexe militaire en Chine méridionale ? Je ne crois pas !”

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Pendant toute sa campagne et depuis son élection, Donald Trump a maintenu un ton ferme vis-à-vis de la Chine. Il s'est notamment entretenu au téléphone avec la présidente de Taïwan. Les récentes déclarations de Rex Tillerson, le nouveau secrétaire d’État nommé par Trump, à l'égard du conflit en mer de Chine méridionale introduisent un net refroidissement des relations avec la première puissance commerciale du monde. Rex Stillerson a en effet émis le 12 janvier l'idée selon laquelle les États-Unis devaient limiter à la Chine l'accès à leurs ilots contrôlés en Mer de Chine.

A écouter " Asie. États-Unis-Asie-Pacifique : la remise en cause des relations par Donald Trump", Les Enjeux internationaux

"Nous envisageons une levée des sanctions contre la Russie"

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Le 27 juillet, lors d'une conférence de presse diffusée en direct par les chaînes américaines, Donald Trump a affirmé envisager supprimer les sanctions vis-à-vis de la Russie et reconnaître l'annexion de la Crimée. Les deux interviews que Donald Trump a données aux médias européens Bild et The Times donnent le ton d'un changement vis-à-vis de l'Union. Le déploiement de 3.500 soldats américains et de matériel militaire lourd depuis le 15 janvier en Pologne, destiné à rassurer l'Europe de l'Est face à la Russie et qui devrait être poursuivi le long de la frontière russe (pays baltes, Hongrie, Roumanie, Bulgarie), pourrait ainsi être remis en question par le nouveau président des États-Unis. Dans une lettre publiée le 10 janvier par le Washington Post, 16 anciens dirigeants européens demandent à Donald Trump de ne pas lever les sanctions vis-à-vis de la Russie : cela "réjouirait les extrémistes, les oligarques et les éléments anti-Occident de l’Est".

"Le Mexique paiera pour le mur !"

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Construction d'un mur anti-migrants à la frontière, mesures protectionnistes : le Mexique demeure depuis de nombreux mois la cible des attaques de Donald Trump. L'ancien président mexicain, Vicente Fox, lui a répondu sur Twitter à plusieurs reprises, de façon très virulente. Il évoque un " monument raciste" représenté par ce " putain de mur".

A écouter : " Mexique. La situation économique à l’heure d’une nouvelle présidence américaine", Les Enjeux internationaux et " Tex-Mex. Migrants hispaniques aux Etats-Unis", Les hommes aux semelles de vent.

Syrie : "Je n’aime pas Assad. Mais Assad fait la guerre à l’État islamique. La Russie fait la guerre à l’État islamique. Et l’Iran fait la guerre à l’État islamique"

Lors du second débat télévisé qui l'a opposé à Hillary Clinton, Donald Trump a marqué son intention de régler le conflit syrien en phase avec la Russie de Poutine et son allié Bachar El-Assad. La lutte contre le terrorisme constitue une constante de son discours. Le président américain a ajouté le 16 décembre à Orlando, en Floride, vouloir protéger les civils d'Alep en créant des "zones de sécurité", dont les modalités de mise en œuvre n'ont pas été précisées.

"Nous ne pouvons pas continuer à laisser Israël subir un tel mépris et un tel manque de respect"

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Une semaine après l'adoption, par le Conseil de sécurité de l'ONU, d'une résolution réclamant l'arrêt de la colonisation israélienne, obtenu grâce à l'abstention américaine, Donald Trump réagit, toujours sur Twitter. Il y réaffirme son soutien à l’État d'Israël. Il prolonge sa promesse de campagne consistant à déplacer l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, reconnaissant ainsi à la ville le statut de capitale israélienne. Donald Trump se positionne en rupture avec la diplomatie américaine historique, et avec la politique de la majeure partie de la communauté internationale vis-à-vis d'Israël.

A écouter : " D'Obama à Trump", Affaires étrangères