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Drame familial par Desplechin et coulisses d'une université islamique au Caire

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Arnaud Desplechin en compétition pour son nouveau film "Frère et sœur" à Cannes
Arnaud Desplechin en compétition pour son nouveau film "Frère et sœur" à Cannes
© AFP - LOIC VENANCE

Quatrième jour de compétition à Cannes, avec le premier Français en lice, Arnaud Desplechin, grand habitué de la croisette et le nouveau film de Tarik Saleh, le réalisateur de "Le Caire confidentiel".

C’est la 7e fois qu'Arnaud Desplechin est en compétition à Cannes depuis La Sentinelle, son tout premier film, il y a tout juste 30 ans. Mais le réalisateur n’a pour le moment jamais reçu aucun prix. Cette 75e édition lui sera peut-être plus favorable.

Avec son film Frère et Sœur, nous sommes de retour à Roubaix, terrain familier de son cinéma, avec une famille qui se déchire, les Vuillard, un nom déjà rencontré dans Un conte de Noël et dans Les Fantômes d'Ismaël.

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Ce nouveau film se concentre sur une haine ancienne et inexpliquée entre une sœur et son frère.

Cette nouvelle variation est une occasion de mettre au premier plan un acteur et une actrice qui auparavant chez lui avaient des rôles plus mineurs, Melvil Poupaud et Marion Cotillard. Les grands yeux filmés de très près de l'actrice laissent penser qu’il s’agit avant tout d’un film sur le regard.

Un conflit au sein de l'université au Caire

Second film de la compétition, Boy from Heaven, le nouveau film du réalisateur suédois d’origine égyptienne, Tarik Saleh. Après avoir révélé les dessous des événements de la place Tahrir avec Le Caire confidentiel, façon film noir il y a 5 ans, il nous fait ici rentrer au coeur de l’épicentre mondial de l’Islam sunnite, l‘université Al-Azhar, au Caire. 

Un jeune élève, fils de pêcheur, se retrouve mêlé à une lutte de pouvoir des plus féroces entre les élites religieuses et politiques du pays pour contrôler la nomination du nouveau grand imam.

Thriller passionnant et d’une grande finesse, ce film a été tourné en Turquie car Tarik Saleh est interdit de séjour en Egypte. Un film moins centré sur l’Islam qu’une réflexion universelle sur le pouvoir que représente le savoir.