Publicité

DVD, exposition, roman... 5 idées pour votre week-end

Par
5 idées pour votre week-end 27.04
5 idées pour votre week-end 27.04
© Radio France - CM

Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, un oneman show, deux expositions, un roman et un film. Bonnes découvertes !

DVD : "Ingmar Bergman : Through the choreographer's eye" , quatre chorégraphes suédois revisitent l'oeuvre de Bergman

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Une idée originale qui donne un résultat qui l’est tout autant : quatre chorégraphes suédois sont partis en pèlerinage sur l’île de Farö, lieu de résidence d’Ingmar Bergman, pour créer quatre pièces qui revisitent la filmographie du cinéaste. En prime, des archives de Bergman, qui partage ici ses réflexions autour du mouvement et de la musique.

Publicité

L'avis des critiques : 

Stephenson dans une chorégraphie simple et concentrée est proche de Bergman, il a eu l’intelligence de s’effacer face au grand maître du cinéma et j’ai trouvé cela très beau. Florian Gaité

Il y a des fantômes de films de Bergman qui apparaissent à travers le film mais sous différentes formes en fonctions des chorégraphes. Anna Sigalevitch

Selon Bergman : "Un metteur en scène ne devrait pas avoir peur d’utiliser le couteau" Ici, à aucun moment je n’entends la voix originale des chorégraphes. Philippe Noisette

  • "Ingmar Bergman : Through the choreographer's eye" (Alexander Ekman - Pär Isberg - Pontus Lidberg - Joakim Stephenson). DVD Belair Classiques

Un opéra : "The Beggar's opera", Robert Carsen s'attaque à l'ancêtre de la comédie musicale

The Beggar's opera (c) Patrick Berger
The Beggar's opera (c) Patrick Berger

Robert Carsen, maître de la mise en scène lyrique, relève le défi du plateau nu du Théâtre des Bouffes du Nord en compagnie de son complice le chef charismatique du baroque, William Christie, qui sort lui aussi de sa zone de confort avec cet ouvrage écrit par John Gay en 1728, que l’on considère comme l’ancêtre de la comédie musicale.

L'avis des critiques : 

Je ne savais pas que ce ne seraient pas des chanteurs lyriques, effectivement ce ne sont pas de grandes voix mais il y a une énergie de groupe très forte. Et ça fonctionne très bien ! Anna Sigalevitch

C’est un spectacle total ! Ce sont toutes les disciplines conjuguées qui font le sel du spectacle. Emmanuelle Giuliani

Il y a une énergie qui passe autant par la musique que par la danse. Il y a beaucoup de matières à réjouissance.  Mais la réécriture du livret n’est pas faite avec beaucoup de finesse, et il y a une forme d’outrance qui est caricaturale. Emmanuel Dupuy

"The Beggar's opera", de John Gay, mise en scène Robert Carsen, conception musicale William Christie

Une exposition : l'architecture libérée de Junya Ishigami

Junya Ishigami, Freeing Architecture © Giovanni Emilio Galanello
Junya Ishigami, Freeing Architecture © Giovanni Emilio Galanello

Offrez-vous un grand bain de liberté, avec la première grande exposition personnelle en France d’une figure majeure de la jeune scène architecturale japonaise, Lion d’or à la Biennale d’architecture de Venise en 2010. Légèreté, transparence, simplicité et communion avec la nature sont les idées qui guident Junya Ishigami dans son travail, et qui tend à faire disparaître la frontière entre environnement extérieur et espace intérieur. L’exposition présente une vingtaine de projets, de leur genèse à leur complexe processus de réalisation, en s’appuyant sur une quarantaine de maquettes, spécialement réalisées pour l’occasion. On préparera ou poursuivra utilement sa visite avec le livre qui accompagne l’exposition, retraçant la genèse de celle-ci, avec forces photographies, dessins, maquettes et textes qui montrent bien comment Ishigami s’affranchit de toutes règles pré-existantes.

L'avis des critiques : 

Cette exposition est une merveille. Les formes sont elliptiques, spiralées, souples, la nature y est toujours présente, c’est un architecte de la lumière. C'est hypnotique de rentrer dans cet univers. Corinne Rondeau

Chaque projet surgit avec une fausse légèreté, car cela cache beaucoup de travail. Chaque maquette est comme une œuvre faite avec grand soin. Junya Ishigami prête vraiment attention au public auquel il s’adresse. Anaël Pigeat

J’ai été fascinée par cette architecture. Junya Ishigami est vraiment un architecte écologiste au sens premier, il se fond à la nature. Yasmine Youssi

  • "Junya Ishigami, Freeing architecture" , du 30 mars au 10 juin 2018 à la Fondation Cartier pour l’art contemporain

Un récit : "Le chagrin d'aimer", Geneviève Brisac sur les traces de sa mère

Le chagrin d'aimer - Geneviève Brisac
Le chagrin d'aimer - Geneviève Brisac

C’est en écrivant le très beau Vie de ma voisine, que Geneviève Brisac s’est aperçue qu’elle en savait bien peu sur sa propre mère. Elle est donc partie, écrit-elle, “sur les traces d'une petite fille grecque et arménienne et de sa mère, danseuse orientale et apatride, à Paris dans les années 20”, et ce faisant, s’interroge sur elle-même, sur son rapport douloureux avec sa génitrice.

L'avis des critiques :

Le personnage de sa mère, qu’elle esquisse par petites touches, de façon très feutrée, reste assez mystérieux et évanescent jusqu’au bout… Ce qui fait que le livre reste à ce niveau-là. Mais dans les creux il y a des choses très émouvantes.  Grégoire Leménager

C’est extrêmement émouvant mais certainement très énervant pour Geneviève Brisac car on ne peut faire autrement que de tomber amoureux de sa mère ! Je n’ai qu’une envie, c’est d’être capable du même panache que cette femme ! Jean-Christophe Brianchon

C’est un texte empreint d’une drôlerie et d’une énergie folle ce qui n’élude pas le chagrin constitutif de Geneviève Brisac. Raphaëlle Leyris

  • Le chagrin d'aimer de Geneviève Brisac, aux Editions Grasset

Un film : "Nobody's watching", les déambulations d'un acteur argentin à New York 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Star d’une telenovela à succès dans son pays, un jeune comédien argentin décide de tenter sa chance à New-York, avec le vague espoir d’y tourner un film avec un cinéaste indépendant qui l’a approché. Survivant tant bien que mal grâce son travail de baby-sitter, Nico sent que sa vie est à un point de bascule, mais n’arrive pas à influer sur le cours de sa propre histoire.

  • "Nobody's watching" de Julia Solomonoff, en salles le 25 avril

- En partenariat avec le magazine Grazia -