Publicité

Écoutez un an de vie sous Daech

Par

Le 29 juin 2014, Abou Bakr Al-Baghdadi proclame le rétablissement d'un "califat islamique", se rebaptise "calife Ibrahim", et change le nom de son organisation terroriste en "État islamique". Un an plus tard, qu'en est-il de cet Etat autoproclamé à cheval entre l'Irak et la Syrie, de sa résonnance dans les pays musulmans, et des réactions internationales ? France Culture consacre une journée spéciale à l'"État islamique". Découvrez nos reportages exclusifs en Syrie et en Irak et les analyses de nos journalistes. Et pour visualiser la situation découvrez nos synthèses à travers des cartes interactives.

Bandeau GIF Daech
Bandeau GIF Daech
© Radio France

La vie sous Daech
Valérie Crova, notre envoyée spéciale, a pu se rendre en Syrie dans divers endroits stratégiques de cette guerre qui oppose, entre autres, les djihadistes de l’Etat islamique à l’armée régulière de Bachar al-Assad.

Publicité

En direct de Homs, ville sous contrôle du régime , notre reporter nous raconte comment vit la population syrienne sous la menace directe de l'EI :

Écouter

2 min

Drapeau de l'état islamique
Drapeau de l'état islamique
© Reuters

A quoi ressemble l’État Islamique aujourd'hui ?
Autoproclamé il y a un an, à quoi ressemble ce califat de l’État Islamique ? D’ailleurs, avec ses 30.000 - 40.000 combattants peut-il effectivement revendiquer la formation et la structure d'un État ? Sur un territoire où il "contrôlerait" 8 millions d'habitants .Éléments de réponse avec Eric Biegala :

Écouter

1 min

La tactique terrifiante des « camions suicides »
On avait beaucoup parlé au début de l'année de cette offensive de printemps qui devait bouter Daech hors de Mossoul. Elle ne semble plus d'actualité.

Les forces irakiennes et la coalition peinent toujours à trouver les moyens de faire face sur le terrain à la tactique djihadiste.Les explications d’Eric Biegala :

Écouter

1 min

Ali Hussein Khadim, seul rescapé du massacre de Tikrit par l'Etat islamique
Ali Hussein Khadim, seul rescapé du massacre de Tikrit par l'Etat islamique
© Radio France - Omar Ouahmane

Depuis la proclamation du califat, Daech a exécuté 3.000 personnes si l'on se réfère au comptage de l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, qui affirme que les victimes sont surtout des civils.

Au même moment, les Irakiens commémorent eux le premier anniversaire du massacre de Tikrit au cours duquel 1700 jeunes soldats chiites ont été exécutés. Omar Ouahmane, notre correspondant dans la région a rencontré le seul survivant de cette tuerie :

Écouter

3 min

Notre envoyé spécial Omar Ouahmane s'est également rendu à Bagdad et à Erbil pour rencontrer des réfugiés qui ont fui Mossoul dans le nord, ville contrôlée d'une main de fer par les jihadistes de Daech qui en ont fait **leur ** **« capitale ** » en Irak :

Écouter

2 min

Des minorités persécutées comme les Yézidis L’État Islamique s'attaque aux minorités qu'il tentent d'éradiquer dans les régions qu'il contrôle. Comme cette minorité religieuse kurde considérée comme "hérétique" à découvrir ci-dessous dans notre infographie . Omar Ouahmane a rencontré Vian Dakhil, députée irakienne yézidie qui s'est illustré il y a bientôt 1 an lors d'un discours au parlement irakien prélude à l'intervention militaire de la coalition dans le nord de l'Irak :

Écouter

1 min

Membres de la minorité Yézidi relâchés par l'Etat islamique qui se retrouvent à Kirkouk, en Irak, le 8 avril 2015
Membres de la minorité Yézidi relâchés par l'Etat islamique qui se retrouvent à Kirkouk, en Irak, le 8 avril 2015
© Reuters - Stringer Iraq

Quel avenir pour Palmyre ?
Il y un mois, les djihadistes prenaient le contrôle de la ville de Palmyre, dans le centre du pays, à 240 kilomètres de Damas. La ville est tombée facilement entre les mains de Daech. Mais le régime de Damas ne compte pas l'abandonner et continue d’envoyer des renforts militaires dans la région où se trouve une base aérienne. Pour l’instant, l’armée syrienne s’est contentée de sécuriser la route près de la cité antique.

Les habitants de Palmyre vivent dans des conditions très dures. Ce n'est pas une vie !

Aicha, habitante de Palmyre, a fui après l'arrivée de Daech
Aicha, habitante de Palmyre, a fui après l'arrivée de Daech
© Radio France - Gilles Gallinaro

On sait beaucoup de choses sur les agissements des djihadistes de Daech à Raqqa, en Syrie, où ils ont établi leur quartier général. En revanche, peu d’informations filtrent depuis qu’ils ont pris le contrôle le 20 mai dernier de la ville de Palmyre, la cité antique classée au patrimoine mondial de l’humanité.

Nos envoyés spéciaux en Syrie, Gilles Gallinaro et Valérie Crova, ont rencontré une habitante de Palmyre qui a fui Daech. Ils l’ont rencontrée dans la ville de Homs, où elle s’est réfugiée :

Écouter

2 min

Après avoir pris la ville de Palmyre, les djihadistes ont miné les temples. Pour l’instant, Daech n’a pas mis ses menaces de destruction à exécution. Seule la prison de Palmyre a été dynamitée. Abdoul Maamoun Abdoulkarim, le directeur général des antiquités et des musées syriens s'interroge sur leurs intentions :